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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

A travers la mer des soleils est le deuxième opus du Cycle du Centre galactique, après "Dans l’océan de la nuit" et avant "La grande rivière du ciel", "Marées de lumière" et "Les profondeurs furieuses".
La pollution extra-terrestre que subit la Terre est plutôt inquiétante car il s’agit de créatures qui font régner la terreur sur les mers : les « essaimeurs » s’attaquent à tous les bateaux et les coulent systématiquement, plongeant les humains dans une grave crise économique... Plus question par exemple de laisser naviguer les pétroliers...
Ainsi, la mission de l’équipe de scientifique est de trouver d’autres planètes, prendre contact avec d’autres civilisations pour débarrasser la Terre de cette vermine. Le premier objectif est Ra 2056, dont d’étranges messages sont émis vers la Terre depuis quelques années ...
Un scientifique romancier.
BENFORD est physicien. Et à priori, en littérature, un physicien a peu de chance d’être intéressant, lisible, s’embourbant dans des explications techniques et savantes. Surtout s’il écrit des romans dits de hard-science. Et bien Benford est tout le contraire, il écrit magnifiquement bien, a un style que je trouve parfois poétique et il a le don de pouvoir expliquer des concepts a priori abstraits et difficile à appréhender pour des non-initiés, tout comme l’astrophysique, une science qui non seulement fait appel à des notions scientifiques mais cohabite avec la philosophie. Vous ne savez pas ce qu’est un pulsar ? Lisez ce livre, on vous explique avec des mots, des images simples.
Tout en vous racontant une histoire, il est capable de vous faire un cours de physique, ce qui est extraordinaire.
La lutte pour la vie. Mais ce livre n’est pas seulement un cours de physique car c’est véritablement une histoire où les hommes sont désespérés et cherchent une issue pour survivre. Et il n’agit pas seulement des hommes mais aussi de la vie organique contre la menace des mécas. Car là se déroule véritablement la lutte. Qui sera capable de survivre à l’autre ? Autant la vie est capable d’apparaître spontanément dans des viviers chimiques, autant leur évolution est parfois lente et peut être stoppée alors qu’elle n’est qu’à son stade d’embryon par les mécas, qui ont le temps avec eux.
Tout se situe dans ce déséquilibre des forces.
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On peut être physicien et psychologue. BENFORD est capable de cerner et décrire des personnages d’une humanité comme personne. Non pas des héros, mais monsieur tout le monde, ou presque. Car dans cette fresque, l’auteur s’attache aux personnes et , dans leurs qualité mais aussi leurs défauts, noyés dans cette course contre la montre, mais aussi face aux événements telle que l’évolution des mœurs, de la société et la technologie. Cette humanité caractéristique de cet homme d’origine britannique, est véritablement réaliste, sans tomber dans les clichés. BENFORD écrit avec justesse, et magnifiquement bien. En bref, encore une fois, un magnifique roman sur l’homme, dans un contexte scientifique, au pied du mur. |
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