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Le tour de force de BESTER fut de réussir, avec seulement deux romans et quelques nouvelles, à s’imposer comme un maître incontesté de la science-fiction américaine. Il a également laissé son empreinte dans l’histoire du genre pour avoir reçu le tout premier prix Hugo, pour "L’homme démoli", en 1953.


UNE ETOILE FILANTE DE LA SF

La petite histoire veut qu’à 26 ans, il ait publié sa première nouvelle, « The broken axiom », après avoir gagné un concours pour écrivains amateurs organisé par Thrilling wonder stories, un magazine populaire américain.
Après avoir publié une dizaine de nouvelles, il se détourna de la SF pour écrire des scénarios pour comics [notamment Superman et Batman], ainsi que pour des émissions radiophoniques.

Il revint à ses premiers amours au début des années cinquante, grâce aux encouragements de Horace GOLD, alors rédacteur en chef de la revue Galaxy. Stimulé par ce dernier, il publia en 1952 « The demolished man », premier véritable polar de science-fiction, récompensé, à la Worldcon de 1953, par le premier prix Hugo de l’histoire.

En 1956, Alfred BESTER publia, toujours dans les pages de Galaxy, son second roman « The stars my destination » [« Terminus les étoiles »] cette fois-ci orienté space opera.

Malgré le succès remporté par ses publications, BESTER se détourna de la science-fiction et céda aux sirènes du magazine Holiday, spécialisé dans l’actualité des stars. Pour autant, il n’abandonna pas totalement le genre, se constituant une réputation de critique incisif et intransigeant.

Ce n’est que dans les années soixante-dix, après la disparition de Holiday, que BESTER décida de reprendre la casquette d’écrivain de science-fiction avec « The computer connection » [« Les clowns de l’Eden »], un bon roman, mais qui déçut quelque peu ses admirateurs, qui après dix-neuf ans d’attente espéraient un nouveau chef-d’œuvre.

Fragilisé par plusieurs échecs successifs, dont la scénarisation du film « Superman » [les producteurs lui préférant Mario PUZO], Alfred BESTER mourut en 1987 dans un oubli presque complet.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


- « L’Homme démoli » [« The Demolished Man », 1953]

Au XXIII siècle, une partie de l’humanité a connu une évolution significative. Certains individus sont dotés de pouvoirs psychiques exceptionnels, qu’ils mettent au service de la société ou de leur employeur.
Ainsi la police emploie des télépathes, afin de lutter contre la criminalité. Désormais il est devenu extrêmement difficile de commettre un meurtre sans être immédiatement traqué et démasqué par ces experts.

Pourtant un homme ose défier le système. Acculé par ses concurrents, Ben Reich, un puissant homme d’affaire, commet pourtant l’irréparable en préméditant l’assassinat d’un de ses rivaux.
Mais pour mener à bien son projet, il devra réaliser le meurtre parfait et déjouer en suite les pièges tendus par les télépathes de la police. 

« L’homme démoli » marque une étape importante de la science-fiction moderne, celle d’un cheminement vers la mâturité littéraire et intellectuelle. Si le roman souffre d’une traduction un peu vieillotte, il n’a pourtant rien perdu de sa puissance et de son efficacité narrative.
Personnages complexes, univers travaillé, tels sont les atouts principaux de ce qui apparaît aujourd’hui comme un chef-d’oeuvres intemporels du genre.

- « Terminus les Etoiles [« The Stars My Destination », 1956]

Seul rescapé de son vaisseau, à la suite d’une terrible catastrophe, Gulliver Foyle survit tant bien que mal plusieurs mois dans des conditions très difficiles.
Lorsqu’il s’aperçoit qu’un vaisseau croise à proximité de l’épave, Foyle envoie des signaux de détresse, espérant être rapidement secouru. Mais le Vorga, effleure le vaisseau en perdition et poursuit sa route, ignorant délibérément les appels au secours du naufragé.
Fou de rage et de désespoir, le jeune mécanicien jure de se venger de cette terrible trahison. Une fois sauvé, Foyle met donc tout en oeuvre pour retrouver l’équipage du Vorga, bien décidé à se faire justice pour toutes les souffrances endurées.

Souvent comparé au Monte-Cristo d’Alexandre DUMAS [l’histoire d’une impitoyable vengeance], le roman de BESTER est, malgré un thème finalement très classique, d’une efficacité redoutable de par sa construction narrative et son suspense haletant. 

- « Les clowns de l’Eden » [« The computer connection », 1974]

Au cours de l’histoire certains hommes ont échappé à la mort et sont devenus immortels. Ni dieux ni anges, ils se sont constitués en un groupe singulier sans véritable objectif, une mafia secrète qui évolue au sein même de l’humanité et dont les membres mènent une vie faite du syncrétisme de plusieurs civilisations.

Une indolente existence un jour menacée par Extro, un ordinateur entré en symbiose en se greffant sur le système nerveux du Dr Devine, le dernier immortel à avoir été accueilli au sein de la communauté. Extro contrôle l’ensemble des activités humaines et son niveau de conscience ne cesse de progresser, effrayant peu à peu le groupe des immortels. Désormais le Dr Devine doit être éliminé...

Un roman qui, après dix-neuf ans d’attente, fut accueilli plutôt froidement par la critique américaine. Les idées ne manquent pourtant pas et BESTER a du talent à revendre, mais le propos est parfois déroutant, trop peut-être pour certains lecteurs.

- « Le troqueur d’âmes » [« Psycho shop », 1998]

Un journaliste mène l’enquête, à Rome, à propos d’une étrange boutique dont le propriétaire affirme pouvoir échanger une partie du moi de chaque individu.
Cette boutique, qu’il nomme le lieu noir du troqueur d’âmes, existe hors de temps et de l’espace et permet donc à chaque client de céder l’un des aspects de sa personnalité qui lui paraît déplaisant.
C’est l’occasion pour le lecteur de croiser nombre de personnages célèbres, qui se bousculent dans la boutique, et pour les auteurs de parsemer le récit de références historiques et littéraires...

A sa mort, Alfred BESTER laissa ce roman inachevé, ce fut à Roger ZELAZNY qu’échut la tâche de le terminer.
Un roman qui lorgne davantage du côté du fantastique que de la SF et qui, contrairement à ce que laisse envisager la difficile histoire de sa plublication, s’avère très intéressant.


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« L’homme démoli » & « Terminus les étoiles » d’Alfred BESTER

[« The demolished man » , 1953 - « The stars my destination », 1956]

Les éditions OPTA ont publié durant vingt ans la collection du Club du Livre d’Anticipation. Les premiers Opus consistaient en de somptueuses rééditions de classiques de la science-fiction, magnifiquement illustrées, somptueusement préfacées et complétées par une bibliographie.
Lunes d’Encres prend la même direction et nous livre, ici rassemblés, deux immenses classiques des années 1950.

 

Mr.C