EN BREF

 
SYNDICATION


Suivez le Cafard cosmique sur Twitter

Devenez Fan du Cafard cosmique et suivez toute l’actualité du site sur Facebook

Flux RSS 2.0 : pour afficher toutes les nouveautés du site par syndication.

netvibes : cliquer ici pour ajouter le flux RSS à votre page netvibes.


 
 
VOS LIVRES DANS LA BOITE AUX LETTRES !




En commandant vos livres sur Amazon.fr vous faites des économies [-5%] et vous participez au financement du site car le Cafard cosmique reçoit une petite commission sur les ventes.

 

D'AUTRES AUTEURS

A VOIR AUSSI


L’insaisissable BRUSSOLO compte autant de facettes que de romans, ce qui n’est pas peu dire quand on voit la prolixité du bonhomme : plus de cent-cinquante romans publiés !


Etudiant brillant en Lettres Modernes [mention Très Bien pour un mémoire de maîtrise intitulé « Alain ROBBE-GRILLET, pour une esthétique du secret], sa voie était pourtant toute tracée vers l’enseignement...

Une prise de conscience soudaine l’a poussé à tenter une sortie sans filet : dans la salle d’examen du CAPES, il rédige une nouvelle fantastique au lieu de répondre aux questions, et se jette à corps perdu dans l’écriture. Car depuis qu’il a dix ans, Serge BRUSSOLO écrit des histoires, des contes fantastiques qui flirtent parfois avec l’horreur. Son truc, c’est de faire frémir le lecteur...

Mais il faut bien vivre, alors le jeune Serge BRUSSOLO fait le gardien de nuit... et écrit, écrit, encore et encore... De longues années difficiles s’écoulent, pendant lesquelles seuls des fanzines acceptent les textes sur lesquels il travaille dans sa chambre de bonne.

Enfin un éditeur s’intéresse à lui et, en 1978, sa nouvelle « Funnyway » reçoit le Grand Prix de la Science-Fiction française. Bernard PIVOT le cite dans Apostrophe, le grand public le découvre.

Lorsque son premier recueil « Vue en coupe d’une ville malade » est publié chez Denoël en 1980, la critique n’est pas tendre. Il faut dire que BRUSSOLO ne fréquente pas le petit milieu des auteurs/chroniqueurs/directeurs de collection de la S.F. française...

L’année suivante, le recueil décroche à son tour le Grand Prix de la SF française, et enfonce pour de bon un clou entre BRUSSOLO et le « milieu » : voici un auteur « populaire » qui a trouvé son public, mais pas la reconnaissance de ses pairs.

En 1981, déjà BRUSSOLO s’essaie à la littérature enfantine avec « Les sentinelles d’Almoha », chez Fernand Nathan. Cette fois c’est un échec commercial, en partie dû à un travail d’édition bâclé... Mais BRUSSOLO a patienté suffisament longtemps pour ne pas s’arrêter au pied du premier obstacle.

En 1982, Serge Brussolo publie au Fleuve Noir « Les mangeurs de murailles » et crache de la copie au mètres chez Présence du Futur : cinq à six romans par an, parfois sous pseudonymes. Son imagination semble sans limite, sa plume explore des contrées sombres où la violence abat tous les tabous, mais le public le suit. Certains textes de SF, comme « Le Syndrome du Scaphandrier » sont de vrais morceaux de bravoure.

Tous les genres le nourrissent, et la SF commence à l’ennuyer : dans les années 90, BRUSSOLO se lance dans le thriller, puis collabore avec la collection Le Masque, pour qui il créé le personnage de Jehan de Montpéril, futur héros récurrent d’un cycle de thrillers historiques, genre qu’il exploite à toutes les époques, de l’Egypte antique au Moyen-Age. Ses intrigues sont calculées au millimètres, et sa rigueur tranche avec l’inspiration plus immédiate des premiers Pdf.

Parti à l’assaut de la « littérature générale », il rafle le prix RTL-Lire en 1995 pour « La moisson d’hiver », atteignant cette fois un succès public indéniable. Depuis il ne cesse d’écrire, sans doute des deux mains, vu la cadence ! Série thriller pour De VILLIERS, aventures pour ados [Sigrid, Peggy Sue etc.], fantastique, il est a parier que cet homme là ne cessera de tracer des lettres que le jour où son cœur s’arrêtera.

Reste que l’homme et ses écrits sont sujets à polémique :

Pour : BRUSSOLO est aujourd’hui une star bien installée de la littérature de genre en France, son imagination et son sens de l’intrigue sont impressionnantes, son efficacité parfois redoutables et ses fans l’acclament comme le Stephen KING français !

Contre : Ses [trop] nombreux romans, parfois mal ficelés, son goût pour le grand guignol, les détails obscènes et un certain macabre à l’hémoglobine, sa littérature enfantine feuilletonesque, tout cela lui a taillé sur mesure un costard de cracheur de série Z à l’hémoglobine où les images priment sur les idées.

Moralité : essayez en un, vous verrez bien !

Pour la petite histoire : BRUSSOLO a utilisé 4 pseudos, chacun correspondant plus ou moins à une série :

  • D. MORLOK, pour le Cycle de fantasy du "Grand Crâne", dont le héros, Shag l’Idiot est un homme de Néanderthal. Sont parus : "Le Clan du grand crâne", "Les Guerriers du grand crâne", "Les Dieux du grand crâne".
  • Kitty DOOM, pour la série d’Aldoran, le Dormeur éternel, enquêteur cryogénisé qui enquête à travers les âges et les mondes. Sont parus : "L’Empire des Abimes", "La Forteresse blanche", et "Les Invisibles".
  • Akira SUZUKO, notamment pour la série des Nighthowlers, centrée autour d’une famille de Loup-garous.
  • Zeb CHILLICOTHE, pour la série Jag chez Plon, dans la collection « Gérard De VILLIERS présente ».

BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


- "Vue en coupe d’une ville malade" - ED. DENOËL / PdF, 1980

- "Le carnaval de fer" - ED. DENOËL / PdF, 1983

- "Le syndrome du scaphandrier" - ED. DENOËL / PdF, 1991

David Sarella est un chasseur de rêves. Chaque nuit il s’enfonce au cœur du sommeil pour en ramener d’étranges objets que se disputent des collectionneurs avides. Les psychologues lui affirment que cet univers parallèle n’existe pas, que ces complices, ces gangsters, ces femmes fatales des profondeurs sont un pur produit de son imagination. Mais comment en être vraiment sûr ? Et si l’on pouvait émigrer, passer en fraude la frontière de la réalité pour se réfugier dans la zone libre des songes ?

- "La nuit du bombardier"

- "La moisson d’hiver"

A la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, le jeune Julien quitte son pensionnat pour rejoindre la propriété familiale que lui a légué son grand-père mort dans d’étranges circonstances. Mais au milieu de son champs de mine, la vieille demeure est inhabitable, et sa mère semble hantée par de terribles secrets de famille... Qui hante le bois des alentours de la maisons ? Et pourquoi Julien a-t-il le sentiment d’être sans cesse observé ?

- "Le chien de minuit" - 1994

Sur les toits de Los Angeles, des bandes s’affrontent pour la possession des espaces de béton qui surplombent le vide. Ils sont des dizaines là-haut, à vivre de rapines. Ils se sont juré de ne plus jamais redescendre dans la rue. Seul le toit du 1224 Horton Street, occupé par un luxueux complexe de loisirs, demeure inaccessible ; il est défendu par Dogstone, un terrible gardien...

PRIX DU ROMAN D’AVENTURE 1994

- "Ce qui mordait le ciel" - ED. DENOËL / PdF, 1998



Lire la critique

COMMANDER

« La nuit du bombardier » de Serge BRUSSOLO

Serge BRUSSOLO est un écrivain prolifique qui s’est révélé dans les années 80. On lui doit notamment « Le syndrome du scaphandrier », « Mange-monde » ou encore « Boulevard des banquises ». Il a publié aussi bon nombre de romans dispensables, que certains qualifieront d’alimentaires. « La nuit du bombardier » n’entre pas dans cette catégorie.

 

Mr.C