• DEMANDEZ LE PROGRAMME !

    (JPG)Retrouvez le programme de tous les éditeurs de Science-Fiction & Fantasy ainsi que les commentaires des cafarnautes et des éditeurs eux-même sur le SForum du Cafard cosmique :

    TOUTES LES PARUTIONS SF&F

  • IL Y A UN AN ...

    (JPG)

    Vurt
    de Jeff NOON

    C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
    Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.

    Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994

    La critique de Vurt



  • SYNDICATION

    (PNG)Flux RSS 2.0 : pour afficher toutes les nouveautés du site par syndication.

    (JPG)netvibes : cliquer ici pour ajouter le flux RSS à votre page netvibes.


Publié le 13/06/2002

« Babylon Babies » de Maurice G. DANTEC

ED. GALLIMARD / La Noire, 1999 - Gallimard / Folio SF 47, 2001

Par Mr.C

Ce troisième opus commence comme le premier ["La Sirène rouge", avec Toorop, le mercenaire, engagé cette fois aux côtés des Ouïgours contre la Chine] et s’achève comme le deuxième, "Les Racines du Mal", dans le chaos post-cyber.

Toorop accepte de travailler pour les mafias sibériennes. Mission : escorter Marie, une jeune femme, au Québec. C’est tout. Mais ce qu’il ne sait pas c’est que cette jeune femme porte en elle la prochaine mutation de l’Humanité, la synthèse de l’Homme et de la neuromatrice crée par Darquandier dans les Racines du Mal, et qu’elle est donc recherchée par tout ce que la planète compte en 2014 de sectes post-millénaristes et de hackers déjantés.

On retrouve en salivant la hargne du style, la gnaque des images, la force de l’imagination qu’on aime chez DANTEC. Mais cette fois plus de limite à la fusion des genres. Là où les "Racines" racontaient une traque, la traque d’une secte sanglante par Darquandier et son IA schizophrène, "Babylon Babies" est d’abord le récit d’une naissance : naissance de Toorop à un monde furieusement éclaté par la réalité cyber [les scènes d’hallucination virales sont géniales], naissance du nouvel Homme, aussi supérieur à nous que nous le sommes au singe.

Le convoyage de Marie est prétexte à de belles scènes de flammes : après une bataille épique en plein centre de Montréal, la jeune femme échappe à tous, escorte et poursuivants. Toorop s’allie à un groupe d’activistes, les Cyborgs, mené notamment par Darquandier et par un écrivain aux contours sérieusement proches de celui de Dantec.

L’action prend un rythme plus lent, et cette fois, aux côtés de Toorop, on chemine intelectuellement vers l’acceptation : Marie engendrera l’enfant des technologies nouvelles, directement branché sur le réseau naturel qu’est l’ADN et qui relie chaque chose dans l’Univers.

Les explications concernant le Serpent cosmique font froid dans le dos et en même temps chaud au coeur : DANTEC croit-il vraiment avoir trouvé le sens profond de la vie ?


COMMANDER

Le roman en tout cas, après avoir pris soudain une dimension métaphysique ambitieuse, s’arrête un peu trop tôt pour qu’on soit satisfait. On aurait voulu continuer encore un peu, voir au-delà de l’avènement des Enfants de Babylone. Ne serait-ce que pour savoir quel sort ils nous réservent, à nous simples Humains obsolètes...

A LIRE AUSSI :
> La fiche bio / biblio de DANTEC Maurice G. [et d'autres critiques]

 
Le forum du cafard cosimque