EN BREF

 
SYNDICATION


Suivez le Cafard cosmique sur Twitter

Devenez Fan du Cafard cosmique et suivez toute l’actualité du site sur Facebook

Flux RSS 2.0 : pour afficher toutes les nouveautés du site par syndication.

netvibes : cliquer ici pour ajouter le flux RSS à votre page netvibes.


 
 
VOS LIVRES DANS LA BOITE AUX LETTRES !




En commandant vos livres sur Amazon.fr vous faites des économies [-5%] et vous participez au financement du site car le Cafard cosmique reçoit une petite commission sur les ventes.

 

D'AUTRES AUTEURS

A VOIR AUSSI


Ecrivain des l’urbanité violente et des traumas modernes, J.G. Ballard n’a jamais connu ce qu’on appelle un grand succès populaire. Mais son œuvre est la première à avoir débusqué la cruauté intrinsèque à notre la civilisation de l’argent et de la voiture.

Ses deux romans les plus célèbres sont Crash !, collision littéraire entre fantasmes sexuels, froissement de tôles et lésions charnelles qui fit scandale à son époque, et L’empire du soleil, autobiographie adaptée au cinéma par Steven Spielberg.


Né en Chine de parents anglais [son père était P.d-g de la filiale d’une grande entreprise de textile britannique], James Graham Ballard grandit dans une vaste maison avec domestiques, typique des bourgeois britanniques expatriés.

Mais vient la Seconde Guerre Mondiale, et après avoir attaqué Pearl Harbour, le 7 décembre 1941, l’armée japonaise investit les concessions étrangères sur le territoire chinois. La famille Ballard est internée dans un camp de prisonniers. C’est une période de sa vie qu’il racontera dans un de ses romans les plus célèbres, L’empire du soleil (adapté au cinéma par Steven Spielberg en 1987). Le petit Jim connaît la peur des bombardements, les privations. Sa sœur, gravement malade, manque mourir d’une dysenterie.

« Mon expérience de la guerre à Shanghai et les années que j’ai passées dans les camps japonais ont été déterminantes. Ce que j’y ai vu a été comme une sorte de révélation de la manière dont l’être humain peut se comporter. »

De retour en Grande-Bretagne, après la guerre en 1946, Ballard découvre une Angleterre dévastée, qui lui semble cependant à mille lieues des réalités qu’il a vécu dans les camps...
Il étudie la médecine à Cambridge, participe à la vie culturelle de la ville, et fait deux découvertes qui influenceront toute son œuvre : la psychanalyse et le mouvement surréaliste.
Il abandonne alors la fac au bout de deux ans, s’inscrit à la faculté de lettres à Londres... et s’en fait jeter. Suivent quelques petits boulots sans lendemain, mais son père commence à trouver son démarrage dans la vie professionnelle un peu long. Alors, sur un coup de tête, Jim s’engage dans la Royal Air Force. Le voilà parti faire ses classes au Canada.
Il n’y reste pas plus d’un an, mais c’est là qu’il commence à écrire [il a découvert la science-fiction dans les années 50].

Revenu en Grande-Bretagne, marié en 1955 [il a un fils, baptisé Jim], il vit de jobs épisodiques jusqu’à obtenir le poste de rédac-chef adjoint d’une revue scientifique. En parallèle, en 1956, il il publie sa première nouvelle dans la revue New Worlds.

Un relatif confort matériel et la naissance de deux filles poussent la famille Ballard à déménager en banlieue londonienne. Mais le temps d’écrire est difficile à trouver, et Jim se décide à vivre de sa plume : pendant un congé de deux semaines en 1962, il écrit son premier roman, Le vent de nulle part qui lui permet de décrocher un contrat chez un éditeur.

Tout au long des années 60, les premiers romans de J.G. Ballard s’apparentent au genre en vogue dans la SF britannique de l’époque : le roman-catastrophe. Après Le vent viendront Sécheresse et Monde englouti, avec toujours un fond psychologique plus intense que ce qu’on pourrait attendre du genre.

L’auteur, influencé par les thèses de Freud et de Roland Barthes, utilise des images souvent surréalistes porteuses de fortes significations psychologiques.

Ballard devient peu à peu l’un des auteurs de la nouvelle vague SF britannique, qui, comme Brian Aldiss, John Brunner ou Christopher Priest vont renouveler la SF en abordant des thèmes nouveaux et en se faisant beaucoup plus exigeants sur le style. Chez Ballard donc, pas de E.T., pas de batailles spatiales, mais seulement notre monde, aujourd’hui et demain, dans son atroce réalité.

La mort de sa femme en 1964 renforce son désir d’être auteur professionnel, pour cumuler le plaisir d’écrire et la disponibilité vis à vis de ses trois enfants.
Intéressé par les méthodes d’écritures expérimentales de Williams Burroughs à la fin des années 60, il s’essaie au collage, accouchant de textes difficiles volontiers crus ou cauchemardesques (cf. le recueil de nouvelles Le salon des horreurs).

Avec Crash ! [1973], Ballard marie les deux obsessions récurrentes de notre civilisation, le sexe et l’automobile, dans une célébration de fantasmes morbides... C’est le premier volume de la fameuse Trilogie de béton qui comptera L’île de béton et I.G.H., l’ensemble explorant sans tabou les perversions auxquelles nous mènent les valeurs inhumaines imposées par les mégalopoles.

Les êtres créés par Ballard n’ont pas de morale, ils ne croient en rien sinon en leurs instincts. Psychopathes civilisés, ils vont au bout des fantasmes qu’impose la ville occidentale en les libérant de toute retenue, du bon goût et du respect de l’autre. La mort ne leur fait pas peur, tant qu’elle permet d’échapper au réel, de le sublimer. En cela, on peut voir dans Ballard un précurseur des auteurs du roman d’anticipation sociale comme Bret Easton Ellis, Chuck Palahniuk ou Douglas Coupland.

« Nous vivons à l’intérieur d’un énorme roman. Il devient de moins en moins nécessaire pour l’écrivain de donner un contenu fictif à son œuvre. la fiction est déjà là. le travail du romancier est d’inventer la réalité. »

Ses enfants ayant quitté le foyer, Ballard revient sur son passé avec L’Empire du Soleil Levant [1980]. En 1982, Ballard, grand amateur de SF classique, se permet une incursion dans le genre avec Rapport sur une station spatiale non identifiée, où des astronautes découvrent une station spatiale terrifiante perdue aux dimensions infinies.

Dans Fièvre Guerrière, dont le sujet est la manipulation médiatique, il suggère qu’un gouvernement qui maîtriserait l’information pourrait s’en servir pour déclencher des conflits dans n’importe quel coin de la planète en dissimulant ses véritables intentions... visionnaire au regard de la guerre de John W.Bush contre l’Irak, non ?

Après ses 70 ans, J.G. Ballard est revenu à une littérature plus classique mais toujours pertinente sur ses nouveaux thèmes de prédilection : les mythes médiatico-publicitaires, la société des loisirs. Cf. ses plus récents romans, Super-Cannes [2000] et Millenium people [2005].

En janvier 2008, l’auteur révèle dans une interview au Times qu’on lui a diagnostiqué un cancer de la prostate en 2006, ce qui l’a poussé a écrire une sorte d’autobiographie, Miracles Of Life, à paraître en France aux éditions Denoël. Ce texte sera le dernier : J.G. Ballard est mort le 19 avril 2009.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


  • Le monde englouti [The drowned world, 1962]
  • Le vent de nulle part [The wind from nowhere, 1962]
  • Sécheresse [The drought, 1965]
  • La forêt de cristal" [The crystal world, 1966]
  • Le salon des horreurs [The Atrocity Exhibition, 1970]
  • Vermilion sands [The Vermilion Sands, 1971]
  • La Trilogie de Béton
    • Crash ! [Crash !, 1973]
    • L’île de béton [Concrete island, 1974]
    • I.G.H. [High rise, 1975]
  • Salut l’Amérique ! [Hello America, 1981]
  • Super Cannes [Super-Cannes, 2000]
  • Millenium People [Millenium People, 2003]


Lire la critique

COMMANDER

La Course au Paradis de J.G. Ballard

[Rushing to Paradise, 1994]

Il semble aller de soi, en dépit de sa couverture gris-métal éminemment connotée – on fermera les yeux sur le bandeau, et, tant qu’à faire, on ne lira pas la quatrième de couverture –, que La Course au Paradis ne soit pas un roman de science-fiction – d’où son étrange positionnement hors-collection, mais pas en « Denoël & d’ailleurs » pour autant (?). Après tout, hein, il ne serait jamais venu à l’idée, un an après la publication du roman (1994), au Gouvernement français du président Jacques Chirac de faire comme dans le livre et d’envoyer ses soldats faire joujou avec des bombes atomiques sur un îlot paumé du Pacifique, au grand dam de la communauté internationale et des écologistes au premier chef ? Toute ressemblance avec des faits réels, etc.

 

Lire la critique

COMMANDER

Nouvelles complètes, volume 3 (1972-1996) de J.G. Ballard

[J.G. Ballard : The Complete Short Stories, 2001]

Avec ce troisième volume, la monumentale édition des Nouvelles complètes de J.G. Ballard est enfin complète. Et le terme de « monument » n’est pas exagéré, oh que non. On peut bien le répéter encore une fois : nous sommes là en présence d’une merveille de la littérature de science-fiction, et de la littérature tout court. Autant dire que vous DEVEZ vous précipiter pour faire l’acquisition de ces trois gros volumes. Et plus vite que ça. Hop.

 

Lire la critique

COMMANDER

Nouvelles complètes (T2) de J. G. Ballard

[The Complete Stories, 2001]

Dans le Sud-Ouest, on n’a pas de pétrole mais on a d’excellents éditeurs. Ainsi, Tristram a eu la bonne idée de traduire et de publier l’intégrale des nouvelles de J. G. Ballard (initialement éditée chez Flamingo/Harper Collins en 2001), vaste et périlleuse entreprise éditoriale dont il faut indiscutablement reconnaître la validité et la pertinence. L’offensive Ballard a en réalité débuté l’année dernière avec la publication du premier volume des Nouvelles (1956-1962) et de Sauvagerie chez Tristram, tandis que Denoël rééditait La Forêt de cristal. L’éditeur gersois nous propose donc le second volume de cette intégrale, qui concerne la période 1963-1970, l’une des plus productives de l’auteur britannique.

 

Lire la critique

COMMANDER

Nouvelles complètes, volume 1 (1956-1962) de J.G. Ballard

[J.G. Ballard : The Complete Short Stories, 2001]

Octobre 2008 est décidément un mois ballardien : alors que Denoël vient tout juste de rééditer La Forêt de cristal, les fort sympathiques éditions Tristram, auxquelles on devait déjà l’édition « définitive » de La Foire aux atrocités, poursuivent leur entreprise de redécouverte des chefs-d’œuvre de J.G. Ballard avec deux superbes volumes, le court roman Sauvagerie, et, surtout, ce premier tome longtemps attendu d’une intégrale des nouvelles de l’immense auteur anglais établie sous la direction de Bernard Sigaud, couvrant sa production des années 1956-1962, et destiné à être suivi de deux autres volumes de taille similaire [1963-1970 et 1972-1992]. Le tout constituant rien moins qu’un monument de la littérature contemporaine, en science-fiction comme au-delà.

 

Lire la critique

Sauvagerie de J.G. Ballard

[Running Wild, 2005]

Publié une première fois en France chez Belfond sous le titre Le massacre de Pangbourne, réédité en 1997 dans la minuscule collection Mille et Une Nuits, puis enfin présenté aujourd’hui chez Tristram dans une nouvelle [et nécessaire] traduction, le célèbre Running Wild de Ballard trouve ici une seconde jeunesse et change de nom au passage. Désormais, on l’appellera Sauvagerie.

 

Lire la critique

COMMANDER

La forêt de cristal de J.G Ballard

[The crystal world, 1966]

De toutes les romans apocalyptiques de BALLARD, La forêt de cristal est celui qui ralliera les faveurs de certains lecteurs désorientés par la passivité des situations et des personnages de Sécheresse et du Monde englouti. Mais attention les routes les mieux balisées dissimulent parfois des abîmes...
Enfonçons nous donc dans les profondeurs textuelles de cette forêt à nulle autre pareille.

 

Lire la critique

COMMANDER

Le monde englouti suivi de Sécheresse de J.G Ballard

Gilles Dumay réédite en un volume deux romans de J.G. Ballard, « Le monde englouti » et « Sécheresse », initialement parus dans la collection « Présence du futur ». Ils bénéficient d’une nouvelle traduction due à Michel Pagel.

 

Lire la critique

COMMANDER

Que notre règne vienne de J.G. Ballard

[« Kingdome Come », 2006]

Ballard continue l’exploration des territoires les plus fréquentés mais aussi les plus mal connus de la modernité. Après La Face cachée du Soleil et ces stations balnéaires pour vacanciers fortunés, après Super Cannes et ces zones industrielles high-tech pour cadres supérieurs ambitieux et enfin après Millenium People et ces banlieues chics pour petits bourgeois qui s’ennuient, Ballard plante son scalpel dans le monde des banlieues populaires moyennes, celles se situant au bord des autoroutes mais dans lesquelles on ne s’arrête jamais, celles du sport-roi, des centres commerciaux gigantesques mais aussi celles du racisme, de l’intolérance et de la violence ordinaire.

 

Lire la critique

COMMANDER

Millénaire, mode d’emploi de J. G. Ballard

Je suis un fan de Ballard. De base. J’aimerai être capable d’expliquer à quel point The Atrocity Exhibition m’a retourné comme une crêpe ; bouleversé, traumatisé, écrasé. Ce bouquin est peut-être l’un des [le] chef d’œuvre du XXème siècle. La compilation absolue de ce que l’Homme a créé. Et cette œuvre, nous n’avons pu la lire en français que grâce aux efforts d’un éditeur : Tristam.

Et, aujourd’hui, Tristam persiste et signe en sortant un recueil d’articles publié par Ballard dans différentes revues, sur les 30 dernières années. Ah, oui ; mais le problème, c’est que ce n’est pas forcément une bonne idée.

 

Lire la critique

COMMANDER

Crash ! de J.G. Ballard

[Crash !, 1973]

L’automobile, symbole de la paranoïa agressive et de la frénésie sexuelle de notre époque. Ballard considérait Crash ! comme un roman pornographique technologique.

Ce roman a choqué et donné à Ballard la reconnaissance littéraire, bien au-delà du cercle de la SF.

 

Lire la critique

COMMANDER

Millenium People de J.G. Ballard

[Millenium People, JANV. 2004]

Direction Chelsea Marine, banlieue proprette [un peu chic mais pas trop], où Monsieur et Madame Toutlemonde semblent couler des jours heureux. Voila pour les apparences. Car ces avocats et autres informaticiens, ces profs et ces secrétaires, ces ouvriers et ces docteurs, commencent à en avoir plus que marre de servir de chair à canon social. Assez de payer les frais de scolarités et le parking, de payer partout et pour n’importe quoi, en somme. Assez de soutenir à bout de bras sans la moindre compensation les piliers d’un monde post-millénariste.

 

Lire la critique

COMMANDER

La Trilogie de béton : Crash ! ; L’île de béton ; I.G.H. de J.G. Ballard

[Crash ! ; Concrete island ; High rise]

La "Trilogie de béton" est le tournant majeur de l’œuvre de J.G. Ballard, puisqu’elle articule son passage de la SF classique (en particulier ses romans catastrophes façon Wyndham) à la fiction spéculative. C’est donc peu dire que l’on attendait avec une grande impatience et une forte jubilation cette indispensable réédition.

 

Lire la critique

COMMANDER

La Foire aux Atrocités de J.G. BALLARD

[The Atrocity Exhibition, 1970]

Le mieux est de commencer par cette paraphrase de la quatrième de couverture : "Commencé à la fin des années 60, complété et achevé dans les années 90, ce roman-laboratoire traverse tous les livres de l’auteur de "Crash !", "Empire du Soleil", "La Bonté des Femmes" et "Super-Cannes" - et les contient tous."

Roman-laboratoire ? Sans en douter une seule seconde.

 

Mr.C