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Dans les années 90, Iain M. Banks a contribué au renouveau du Space Opera britannique, renouvelant le genre en lui apportant de la finesse d’esprit, une ironie politique certaines et des audaces de style et de construction qu’on espérait plus dans la littérature de genre. Son Cycle de la Culture fait partie des incontournables de la SF parce qu’il additionne sens of wonder et deuxième degré.


Il fait des études de littérature anglaise, de Philosophie et de Psychologie à la Stirling University, dans son Écosse natale, avec déjà l’idée de devenir écrivain.
Premiers jobs comme technicien chez British Steel, et IBM. Il écrit trois nouvelles mais ne trouve pas d’éditeur.

Alors qu’il travaille à Londres pour un cabinet d’avocat, en 1980, il écrit Le Seigneur des guêpes (The Wasp Factory). Le roman - qui n’appartient pas au genre SF - est refusé par six éditeurs, certains lui conseillent même d’arrêter d’écrire... jusqu’à ce que Macmillan l’accepte, en 1984. C’est l’éditeur qui supprime le M. de Menzie, le deuxième prénom de Iain.
Malgré un ton très sombre, voire malsain, qui divise la critique, Le Seigneur des guêpes est un grand succès.

Iain Banks, dont la carrière est lancée, retourne en Ecosse pour vivre de sa plume. Il écrira notamment en 1987 ENtreFER (The Bridge), immersion hallucinante et kafkaïenne dans l’inconscient d’un homme plongé dans le coma.

A partir de 1987, il entame en parallèle une carrière d’auteur de science-fiction, avec Une forme de guerre, son premier roman de SF, situé dans l’univers cohérent qu’il explorera régulièrement dans ses romans, celui d’une civilisation humaine extrêmement développée appelée La Culture. Banks écrit à un rythme soutenu, en moyenne un nouveau roman chaque année, rencontrant autant de succès en SF qu’en littérature générale.

Iain M. Banks a un style très particulier qui fait beaucoup dans la saveur de ses récits : un mélange subtil de poésie surréaliste, de perversité et d’humour british, un sens aigu des personnages, un ton fluide et vif. Un sondage du site web de la BBC l’a vu élire sixième meilleur auteur britannique de tous les temps après Shakespeare, Jane Austen, George Orwell et Charles Dickens.

Banks a profondément renouvelé un genre conservateur et parfois sclérosé. Avec une touche d’humour anglais pince-sans-rire, un flegme et un cynisme assumés, l’écossais s’autorise des expérimentations littéraires étonnantes, via une liberté contagieuse et un brio toujours renouvelé. Ecrivain mainstream sous la signature de Iain Banks (mais le mainstream de Banks en est-il vraiment un ?), il a réussit l’impossible : combiner littérature blanche et littérature de genre, pour une seule et même œuvre finale.

Banks est également un homme de gauche convaincu, et engagé : lorsque Tony Blair, le Premier ministre britannique, a engagé les troupes anglaises aux côtés des troupes américaines en Irak en 2003, il a, en signe de protestation, déchiré son passeport et envoyé les morceaux au 10 Downing Street !

Iain Banks est mort le 9 juin 2013, quelques mois après avoir annoncé qu’il était malade d’un cancer de la vésicule biliaire à un stade avancé. Il avait 59 ans.


Qu’est-ce que La Culture de Iain Banks ?

Une bonne partie de l’œuvre de Iain M.Banks se déroule dans l’univers de la Culture, une civilisation humanoïde d’un niveau technologique très élevée, dont l’ambiguïté réside dans la façon arrogante et autoritaire avec laquelle elle essaie souvent d’imposer sa tolérance culturelle.

La Culture existe depuis 9000 ans. Elle compte 18 trillions d’habitants, mêlant humains, extra-terrestres, drones (robots intelligents) et mentaux (intelligences artificielles) dans une société aux valeurs anarcho-communistes : ni loi, ni hiérarchie, ni propriété.

Des machines fournissent la force de travail, et les mentaux ou supercalculateurs [aussi discrets et mystérieux qu’efficaces] gèrent les ressources. Les humains se contentent donc de vivre une vie de loisirs permanents, c-a-d de voyager, de jouer, de faire du sport, de s’aimer.
La monnaie de la Culture s’appelle le crédit aoïen.
La langue de la Culture est le marain.

Cependant la Culture est expansionniste : elle grandit au fil du temps, persuadée - a-t-elle tort ? -, qu’elle est la meilleure forme possible d’organisation sociale.

Un service appelé Contact étudie les civilisations étrangères rencontrées. Un sous-service appelé Circonstance Spéciale (CS) cherche le moyen d’infiltrer ces civilisations afin de les rendre plus conformes aux idéaux de la Culture, en particulier le respect de la vie, de la justice sociale et de l’écologie.
Dans la plupart de ses romans, Iain M. Banks met en scène des membres de CS aux prises avec les mondes étrangers - et avec leur conscience.

Paradoxalement, ce sont souvent des ennemis de la Culture qui sont au centre du récit, ce qui permet un regard sur La Culture plus souvent critique qu’élogieux. Ainsi dans le premier volume du Cycle, Une forme de guerre, l’intrigue est racontée du point de vue de Bora Horza Gobuchul, métamorphe à la solde des Idirans, une race d’extra-terrestre batailleurs en conflit ouvert avec La Culture.

Là réside justement tout l’intérêt de ce cycle : la Culture est une forme de société idéale par son profond respect de l’individu, mais elle se montre également très pragmatique quand sa survie ou ses idéaux sont en jeu. Quitte à devenir cynique et manipulatrice.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


- Le Seigneur des guêpes [The Wasp Factory, 1983]

- ENtreFER [The Bridge, 1987]

- Le Cycle de la Culture :

  • L’homme des jeux [The player of game, 1988]
  • L’usage des armes [Use of weapons, 1990]
  • Une forme de guerre [Consider Phlebas, 1987]
  • L’état des arts [The State of the Art, 1991]
  • Excession [Excession, 1996]
  • Inversions [Inversions, 1998]
  • Le Sens du vent [Look To Windward, 2001]
  • Trames [Matter, 2008]
  • Les Enfers virtuels [Surface Detail, 2010]

NB : L’ordre donné ici ne correspond pas à l’ordre de parution des œuvres. En réalité, Une forme de guerre est le premier paru en version originale. En France, c’est l’ordre ici indiqué qui a prévalu car il rend la lecture plus aisée.
Ceci dit, l’ordre de lecture importe finalement assez peu...

- La plage de verre [Against A Dark Background, 1993]

- L’algébriste [The algebraist, 2004]



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La plage de verre de Iain M. Banks

[Against A Dark Background, 1993]

On ne présente plus Iain M. Banks au public français, tant cet auteur écossais a su avec talent, intelligence et brio renouveler un genre que l’on croyait perdu à jamais [au hasard, le space opera], précipitant pour certain d’entre nous un retour forcené vers la SF. Humour, pertinence, grande maîtrise narrative, stylistique et technique, recherches expérimentales étonnantes, Iain M. Banks est désormais considéré comme un classique outre-manche, où ses oeuvres, tant SF que mainstream, sont régulièrement en tête des classements des meilleures ventes.

 

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L’Essence de l’art de Iain M. Banks

[The State of the Art, 1991]

Connu essentiellement pour le cycle romanesque de la Culture, Iain M. Banks a publié quelques nouvelles regroupées pour la plupart dans un recueil paru en 1991, L’Essence de l’art, traduit aujourd’hui aux éditions du Bélial’. Deux d’entre elles, « Un cadeau de la Culture » et « L’Essence de l’art », ont fait l’objet d’une première parution dans la revue Galaxies n°1 et chez DLM.

 

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Trames de Iain M. Banks

[Matter, 2008]

Le monde-gigogne de Sursamen abrite une quinzaine de niveaux et autant de formes de vies plus ou mois intelligentes, des Voilegraines, des Cumuloformes, des Vésiculaires, les megabaleines montiennes... Aux 8eme et 9eme niveaux vivent également deux races humanoïdes médiévales, les Sarles et les Deldeynes, en guerre ouverte. Une guerre très localisée qui, pourtant, cache des enjeux de pouvoirs largement plus vastes et qui ne va pas tarder à attirer la curiosité inquiète de la Culture.

Huit ans après Le sens du vent (Prix du Cafard cosmique 2003), Iain M. Banks revient au Cycle qui a fait de lui le grand rénovateur du Space opera.

 

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L’algébriste de Iain M. Banks

[The algebraist, 2004]

Il y a le Banks mainstream, le Banks SF Culture et le Banks SF non Culture. Publié récemment au Royaume-Uni, The algebraist fait assurément partie de la troisième catégorie, avec un univers parfaitement nouveau, du moins dans l’œuvre de cet auteur si singulier. Nouveau, certes, mais en y regardant de près, les situations, les ambiances, les organisations politiques et les fracas guerriers qui les accompagnent n’ont au contraire rien de bien original pour un lecteur de SF, même novice.

 

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Feersum Endjinn de Iain M. Banks

[VO chez Orbit Books, 1994 - pas de VF]

Jamais traduit en français - il faut dire que cela serait une gageure - ce roman atypique de Banks est un exercice de style littéraire jubilatoire où l’humour de l’auteur étrille cruellement une certaine science-fiction merveilleuse.
Attention : rien à voir avec La Culture. Ici Banks fait son guignol, avec le talent qu’on lui connaît.

 

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Inversions de Iain M. Banks

[Inversions, 1998]

Docteur personnel du Roi Quience, Vosill cumule deux défauts. Elle en sait bien plus que tout le monde en terme de médecine et a le malheur d’être une femme. Dans ce monde féodal aux règles strictes, son rapport privilégié avec le Roi ne plaît pas à tout le monde. Des complots se trament, des assassinats se préparent, pendant que d’étranges évènements ont lieu.
Qui fait quoi ? Qui veut quoi ?

 

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Le sens du vent de Iain M. Banks

[Look To Windward, 1996]

La planète Chel constituait une civilisation stable, malgrè un régime de castes particulièrement rigide. "Modifié" par la Culture, le système politique chelgrien est subitement devenu égalitaire, sans la moindre transition. Porté au pouvoir par la section contact, le gouvernement n’a pas su gérer cette nouvelle donne.
La guerre civile qui s’en suivit fut une des plus sanglantes de l’Histoire...

Iain M. Banks au sommet de son art.

 

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Le seigneur des guêpes de Iain Banks

[The Wasp Factory, 1983]

Heureux début d’année avec les rééditions des premières oeuvres de deux des auteurs de science-fiction les plus importants de la fin du XXe : Dan Simmons et Iain M. Banks. Détail amusant, c’est dans le fantastique qu’ils ont tous deux décider de perdre leur pucelage.

 

Mr.C