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Fabrice COLIN fait partie de l’avant-garde française en matière de SF. Trempée dans les jeux de rôles et la fantasy, sa plume a mûri pour délivrer des romans de plus en plus ambitieux sur le style et la forme. Et si l’ambition n’est pas toujours [pas encore ?] servie par les moyens, elle


Une génération d’auteur français de SF et de Fantastique est née autour des tables de jeux de rôles. Joueur, ces amateurs de Donjons sont devenus auteurs de scénario, et parfois [plus rarement] écrivain. C’est le cas de Fabrice COLIN, dont les scénars de fantasy attirèrent l’attention de Stéphane MARSAN, patron des Editions Mnémos en quête de talents [Le même MARSAN allait également aider à bourgeonner des talents comme David CALVO, Mathieu GABORIT, ou Pierre GRIMBERT].

Fabrice COLIN aimait la fantasy de Robert H. HOWARD, TOLKIEN et LEIBER. Il aimait bien aussi la SF héroïque des grands cycles comme « Dune » ou « Majipoor ». Mais MARSAN veut de l’horreur. D’où les premiers pas gothico-horrifiques de Fabrice COLIN chez Mnémos avec « Le Neuvième Cercle » puis « Les Cantiques de Mercure ». Sauf que faire dans le glauque-post-punk-vampirique, ça n’amuse pas COLIN longtemps. On va vite comprendre que le jeune homme a plus d’une inspiration dans sa besace.

Depuis COLIN a donc évolué vers un univers très personnel qui emprunte beaucoup au steampunk [accents shakeapeariens et ambiances victoriennes] mais se permet des rapprochements historiques et des élipses spatio-temporelles toujours surprenantes. Ce qui l’intéresse, ce n’est pas l’avenir, c’est la passé. Et sa déconstruction.

Sa fantasy place des mondes merveilleux au cours des réalités les plus noires, se permet le baroque, la citation d’événements et de personnages historiques, croise Pinnochio, Jack l’Eventreur et Leonard De Vinci.

Son cycle de Winterheim convoque l’affrontement classique des dragons et sorcières et, puisant dans les panthéons scandinaves et tolkinien, brode de façon assez poétique d’interminables épopées héroïques.

Mais à l’opposé, le cartoonesque « Atomic Bomb » laisse délirer deux junkies septuagénaires autour d’un ambitieux projet de glisse sur le souffle d’une Bombe H. On y voit des extra-terrestres en forme de poire et deux rares en guerre contre les jeux-vidéos piégés par le destin... Surréaliste.

Avec « Dreamericana », Fabrice COLIN a livré son premier vrai roman de SF : un auteur de best-seller en panne d’inspiration en 2012 écrit sous hypnose son dernier pavé. Pavé qui met en scène un espion amnésique en guerre contre de méchants E.T. Mais l’auteur endormi est-il bien la réalité et l’espion steampunk un simple personnage de roman ? Façon Phil. K. DICK, COLIN embrouille les mondes parallèles. On retrouve sa patte dans la juxtaposition loufoques des personnages incongrus [un chien qui parle, un indien majordome et Stanley Kubrick], et le foisonnement des péripéties. Et s’ils s’emmêlent parfois les pieds dans ses réalités multiples, c’est là son plus beau voyage.

Fabrice COLIN est marié, et papa d’une petite fille depuis 1999. Ses derniers romans, comme « Kathleen », loin des donjons, des dragons et de la sf, sont d’une sensibilité extrême. D’autres, comme La mémoire du vautour

Il vit à Paris. Il écrit aussi des romans pour la jeunesse, aux éditions Mango [plusieurs fois primé] et parfois des dramatiques pour France Culture. Il est du genre discret, et si vous le croisiez dans la rue, vous ne vous retourneriez sans doute pas. Et lui non plus.


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A VOIR AUSSI :
> Le blog de Fabrice COLIN



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Big Fan de Fabrice Colin

Dernière parution adulte du décidément graphomane Fabrice Colin, Big Fan s’éloigne d’une science-fiction tournée sur elle-même et s’inscrit plus volontiers dans le registre du roman naturaliste bizarro-barré. Tant mieux pour les lecteurs, qui trouveront ici de quoi occuper leurs méninges.

 

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Les Insoumis, La Saga Mendelson T. 2, de Fabrice Colin

De retour d’entre les morts avec un texte dont il a fort été question dans le petit milieu SF, Fabrice Colin revient à la littérature jeunesse dans un registre inédit : le roman historique. La Saga Mendelson relate la destinée d’une famille juive dans les tourments du XXe siècle. Au menu du deuxième volume, Les Insoumis, les années 1929-1965.

 

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La Fin du Monde de Fabrice Colin

Ecrivain aux multiples facettes, aussi à l’aise dans le registre de la fantasy loufoque [A Vos Souhaits] que dans celui de la littérature générale [La Mémoire du Vautour, Kathleen] ou de la SF [Atomic Bomb], Fabrice Colin tient au sein du paysage des littératures de l’imaginaire francophones une place de marque. Poursuivant son heureux parcours chez les éditions Mango jeunesse [une collaboration fructueuse : cinq romans, la plupart couronné de nombreux prix], l’écrivain nous livre pour ce mois de février un roman au titre on ne peut plus explicite : La fin du monde.
Mesdames, Messieurs, suivez les bombes...

 

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« Comme des fantômes. Histoires sauvées du feu » de Fabrice COLIN

C’est d’autant plus regrettable que c’est commun : trop nombreux sont les artistes qui n’accèdent à la renommée que trop tard, et les littératures de l’imaginaire ne sont pas épargnées par ce triste culte rendu aux cadavres. Il est dès lors bien légitime, pour le lecteur de bon goût, de renâcler devant certaines entreprises cyniques dissimulant mal leur nécrophagie obscène sous le prétexte de la réhabilitation posthume : que l’on songe au staracadémicien évoqué de manière quelque peu anachronique par David CALVO dans sa postface à ce Comme des fantômes, inaugurant plus ou moins la très belle collection de la Bibliothèque voltaïque des Moutons électriques... Mais on reconnaîtra volontiers qu’il est des vautours, à l’occasion, pour révéler plus ou moins sciemment des perles sous la charogne ; et il en est ainsi d’André-François RUAUD, que l’on ne blâmera donc pas excessivement pour l’édition bien tardive de ces « œuvres complètes » du talentueux et trop tôt disparu Fabrice COLIN.

 

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« La mémoire du vautour » de Fabrice COLIN

Présenté comme le "premier roman de littérature générale" de Fabrice COLIN, « La mémoire du vautour » est un exercice de style périlleux, irrésumable, complètement pas réussi et pourtant complètement pas inintéressant... bref, un objet littéraire non identifiable qui sèmera bon nombre de lecteurs sur la route [aux environs de Bombay, probablement] mais qu’on ne peut se résoudre à classer comme "incompréhensible" trop rapidement.

 

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"Kathleen" de Fabrice COLIN

C’est une quête de sens que semble avoir entamé Fabrice COLIN depuis « Or Not To be », l’incroyable « Dreamericana » ainsi que le plus récent « Sayonara Baby ». Cette identité ambiguë de chercheur, d’expérimentateur, s’enrichit aujourd’hui d’un nouvel opus : « Kathleen ».

 

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"Sunk" de Fabrice COLIN & David CALVO

On m’avait dit que Fabrice COLIN et David CALVO réunit ensemble ça détonnait. Dans leur dernière livraison commune, « Sunk » paru chez Les moutons électriques, les deux lascars en remettent une couche et semblent s’être fait un malin plaisir d’en faire à nouveau des tonnes. Pour l’occasion, je teste mon ubiquité pour dresser un compte rendu en double point de vue.

 

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"Sayonara Baby" de Fabrice COLIN

 

DOSSIERS :

> L'interview - Esthétique du lâcher-prise
par Fabrice Colin
[novembre 2009]

Mr.C