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John CROWLEY est un auteur devenu mythique aux Etats-Unis mais dont on parle peu en France. Néanmoins, trois de ses livres ont été réédités au cours des six derniers mois par trois éditeurs différents, ce qui permet de d’espérer voir reconnaître enfin toute la place de ce grand rêveur de fantasy.


John CROWLEY, fils du docteur Joseph B. CROWLEY et de Patience CROWLEY, est né le 1er décembre 1942 à Presque Isle, Maine, où son père travaillait comme capitaine de l’armée de l’air. Son père est au combat et les premières années du petit John se déroulèrent dans une communauté féminine, entre sa mère et ses soeurs aînées et benjamines. Cette expérience des communautés closes et des histoires secrètes, ainsi que le choc brutal du retour de son père, allaient par la suite influencer son travail et sa plume.

Sa jeunesse se passe dans le Vermont, mais dans le début des années 50 la famille part vivre dans le Kentucky où son père a trouvé un travail de médecin dans un hôpital catholique. Isolés dans la plus grande maison du village, les enfants ne peuvent aller à l’école et John suivra l’enseignement d’un tuteur.

Au collège, les centres d’intérêt de CROWLEY sont nombreux : archéologie, théâtre, poésie, particulièrement celles de la fin du XIXe siècle. Inspiré par Shakespeare, il écrit des tradédies en vers et également un roman historique sans titre à propos de la Guerre des Roses [il se peut qu’il ait en fait commencé à l’écrire à l’université - CROWLEY se contredit lui-même sur ce point]. À la fin de son adolescence, il a rejeté le catholicisme - il sentait que la doctrine était tellement structurée que le sens de la compassion systématique y prenait le pas sur l’esprit critique, ce qui enlevait à la vie tout "mystère".

En 1960 il arrive à l’Université d’Indiana, où il pratique la photographie, tout en travaillant sur un film avec un camarade de chambre. CROWLEY joue dans quelques pièces, tout en effleurant la poésie, mais il continue surtout à écrire. Il est décroche, en 1964, une maîtrise d’anglais.

La même année, il part pour New-York dans l’optique de devenir réalisateur. Un ami l’encourage à étudier la photographie, et il devient l’assistant d’un photographe de mode jusqu’à 1966 où il est viré, faute d’être, comme CROWLEY le confesse, un très bon photographe ... Il se met à écrire des films documentaires... sans suite. C’est alors que va débuter sa carrière d’auteur.

CROWLEY ECRIVAIN

En 1967, sans emploi, il consomme pas mal de drogue et se met à rêver du futur. Ses idées à propos d’un avenir pastoral, non technologique et spirituel aboutissent à l’écriture d’un roman hippie : « Learning to Live With It : a meditation on the human race ». Jusqu’en 1969 ce roman est rejeté par les éditeurs, mais CROWLEY, si enthousiaste d’avoir terminé son écriture, est déterminé à écrire quelque chose de publiable. Il se tourne vers l’écriture de science-fiction, notamment parce que son public, bien spécifique, est de nature à accepter et à comprendre son traitement de thèmes très larges.

CROWLEY commence à concevoir vers cette époque « Le Parlement des fées », qui se veut être une chronique familiale où tout tourne autour d’une sorte de religion personnelle. Il se met alors à lire Dame France A. YATES, dont les études sur la Renaissance seront une composante essentielle du « Parlement » mais aussi de sa série « Aegypt ». Comme beaucoup d’étudiants de la fin des années 70 et du début des 80, CROWLEY reconnaît dans le la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle une source de la grande ascension des politiques radicales et des changement sociaux de la fin des années 1960.

Vers 1972, il retourne à son roman historique écrit au collège et le modifie en utilisant des éléments explicites de SF. Le roman est baptisé « L’abîme ». Il essaie de le vendre à Ace Books qui laisse traîner le manuscrit dans un tirroir pendant au moins un an. Doubleday, plus proche de lui, accepte de le publier en 1975. Ses trois premiers romans seront publiés par cet éditeur, lui offrant ses débuts d’écrivain.

A cette époque il commence également à écrire « L’animal découronné » en utilisant des images et des idées accumulées jusqu’alors : l’image d’un lion anthropomorphique fumant une cigarette, le concept d’archéologie de Paolo SOLERI - des villes qui pourraient être contenues dans des immeubles massifs. Le roman est publié en 1976. CROWLEY retravaille « Learning to Live with It », le retitre « Engine Summer » [« L’été-machine », 1979] et le vend à Doubleday.

CROWLEY a expérimenté la difficulté de créer une religion personnelle appropriée dans le « Parlement des fées » aussi décide-t-il de remplacer ces éléments de la réalité du roman par de la féerie. CROWLEY décrit à présent le livre ainsi : “un roman à propos des gens qui croient aux fées et pensent vivre dans leur pays.” « Le Parlement des fées » fut très apprécié à sa publication et il remporta le World Fantasy Award. CROWLEY déclara lors d’une interview avec Thomas DISCH : “Le Parlement des fées ne parle pas de contestation, de folie, de danger, de fantômes, de guerre, de la véritable situation historique telle que nous la voyons aujourd’hui, ou l’histoire réelle de l’être humain qui amène à cette situation. Les conflits irrésolubles et lamentables à propos du sexe et de la religion et de Dieu et du pouvoir dans toutes ses manifestations n’y sont pas traités.” Malheureusement CROWLEY fut incapable de vendre « Le parlement des fées » à Doubleday et le roman revint finalement à Bantam, une autre maison d’édition. Bantam a depuis publié tous ses romans précédents.

John CROWLEY épouse Laurie Block en 1984. Ils eurent des soeurs jumelles en 1987, le même jour où il reçut ses premières épreuves de « Aegypt ». Suite à sa notoriété acquise après « Le Parlement des fées » CROWLEY écrit occasionnellement des chroniques littéraires pour le New York Times et le Washington Post, puis donne plusieurs conférences pour diverses conventions de science fiction.

En 1989, il crée avec sa femme la Straight Ahead Pictures, une société de production vouée à aider des projets de documentaires. CROWLEY a été un auteur - irrégulier - de nouvelles et un recueil a été publiée en édition limitée sous le titre « Antiquities » en 1993.

CROWLEY a commencé une correspondance avec Harold Bloom, et leur appréciation mutuelle amena CROWLEY à prendre un poste à l’université de Yale où il continue de donner des cours sur la fiction utopique, l’écriture de fiction et de scénarii [avis aux étudiants]. Un nouveau roman hors de la série « Aegypt » est sorti en mars 2002 : « The translator » [pas encore traduit en France : un preneur ?].


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE

  • « L’abîme » : très beau roman de fantasy mythique mâtinée de science-fiction.
  • « Le Parlement des fées » : Œuvre essentielle de la fantasy féerique, aussi envoûtante que déroutante. C’est un cycle exigeant qui demande beaucoup de participation au lecteur, car il s’agit aussi d’une histoire très personnelle - la biographie de l’auteur en atteste.
  • « L’animal découronné » : L’idée de départ [des lions anthropomorphiques créés par l’homme se rebellent et forment une communauté fermée] est intelligemment traitée et ne devient jamais une obsession. Tout est encore dans le style de CROWLEY, sa délicatesse de ton et sa fine approche de la tolérance. Belle fable et personnages attachants.
  • « L’été-machine » considéré par certains comme un de ses chefs-d’oeuvre.

LIENS :



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« L’Eté-machine » de John CROWLEY

[« Engine Summer », 1979] 1ERE publication en France, ED. BELFOND, 1981

Voici une histoire poétique et post-cataclysmique. Roseau qui parle, le narrateur, conte les événements qui jalonnèrent sa vie, depuis les étranges histoires que lui racontait sa "Mbaba" [grand-mère] lorsqu’il était enfant jusqu’à sa rencontre avec son âme-soeur puis son voyage initiatique pour percer les secrets du monde et devenir un Saint.

 

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"Le Parlement des fées [Tome 2]" de John CROWLEY

["Little, Big", 1981]

La sauce CROWLEY parviendra-t-elle à prendre en France, alors que l’auteur est adoré outre-Atlantique ? Quoi qu’il en soit, il est doux de suivre à nouveau à l’orée des bois ces personnages grouillants, Smoky et Daily Alice, Sophie et Lilas sa fille disparue, Auberon à la recherche de sa Sylvie, Georges Mouse et Fred Savage, et aussi Ariel Hawkskill en pleine lutte contre un empire millénaire et... et... tant d’autres dans l’ombre des forêts.

 

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"Le parlement des fées" [Tome 1] de John CROWLEY

[« Little, big », 1981]

Après "L’abîme" en mars 2006 en Points Seuil et en même temps que "L’été-machine" chez Les moutons électriques, voici venir l’œuvre la plus connue de John CROWLEY, "Le Parlement des fées" [Du moins son premier tome, la parution du second étant programmée pour le mois de juin].

CROWLEY est considéré comme un des grands initiateurs d’un sous-genre de la fantasy très novateur dans le début des années 1980, la fantasy mythique. [sous-genre qui se perpétuera, entre autres, à travers "La forêt des Mythagos" de Robert HOLDSTOCK et "Stardust" de Neil GAIMAN].

 

Shinjiku