EN BREF

 
VOS LIVRES DANS LA BOITE AU LETTRES !




En commandant vos livres sur Amazon.fr vous faites des économies [-5%] et vous participez au financement du site car le Cafard cosmique reçoit une petite commission sur les ventes.

Le livre le plus acheté
en mai 2010 :
Janua Vera +
de Jean-Philippe Jaworski
aux Ed. Moutons Électriques

 

A VOIR AUSSI

Publié le 22/04/2006

« Cellulaire » de Stephen KING

[« The Cell »]

ED. ALBIN MICHEL, 2006

Par Aure 69

Alors voila le nouveau Stephen KING, sorti aux Etats Unis 4 mois après "Colorado Kid". Le monsieur n’a jamais autant publié que depuis qu’il parle de prendre sa retraite. Après avoir écrit dans les dernières années un livre sur les ET, la fin d’un cycle de fantasy et un roman policier, voila son livre de zombies...


Ce roman est dédié à Richard MATHESON et à ROMERO, on comprend tout de suite pourquoi. Le pitch est digne des grandes heures des séries B : les téléphones portables transmettent un signal qui formate le cerveau des gens qui l’entendent et en fait des zombies assassins. Hum, difficile de ne pas sourire...

Après 50 pages assez jouissives - orgie de zombie, moults membres arrachés, yeux crevés, carotides déchiquetées - on suit le périple à travers le Maine d’une poignée de "normaux" [et oui encore un ka-tet] qui se dirigent vers une réserve indienne dans laquelle le signal des téléphones ne passent pas [oui je sais ça devient génant une histoire aussi faible].

Vous l’aurez compris, le dernier KING n’est pas d’une finesse à toute épreuve, aucune trace de la poésie des livres de la fin des annèes 90, ici tout n’est que carnage et hémoglobine. Mais ce roman est surtout très décevant quand on sait de quoi KING est capable.

Contrairement à son habitude, les personnages ne sont pas du tout attachants [mis à part peut-être Alice, l’ado à la baby Nike]. On a vite une idée fixe : celle de les voir tous se faire cramer pour les zombies pour qu’on en finisse et vite.

Et puis il y a cette fabuleuse idée gâchée qui rôde dans le livre mais n’est jamais exploitée : Clay, le "héros", est dessinateur de BD et vient de trouver un éditeur pour publier le cycle de fantasy sur lequel il travaille depuis toujours.

Au début du livre, il pense, avec nostalgie, à tous les personnages qu’il va abandonner [surtout que le portfolio qui contient les originaux connaitra plusieurs mésaventures]. Et bien sûr derrière Clay c’est KING et la « Tour Sombre » qui se profilent, KING a envie de traiter la problématique de la difficulté de se séparer de personnages avec lesquels on vit depuis si longtemps. Malheureusement cette idée est à peine esquissée...


COMMANDER

On ne peut qu’imaginer ce qu’aurait été le livre si KING avait axé ses réflexions sur Clay et ses personnages perdus au lieu de se perdre dans une histoire de zombie franchement pathétique, tellement loin du « Je suis une Légende » auquel fait référence la dédicace.