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Publié le 01/10/2003

Celtika, Livre premier du Codex Merlin de Robert Holdstock

[Celtika - Book One of the Merlin Codex, 2001]

ED. LE PRE AUX CLERCS, 2003

Par Ubik

Connu en France pour son chef-d’œuvre La forêt des Mythagos, Robert Holdstock nous revient avec un nouveau cycle : le Codex Merlin, où l’épopée des Argonnautes revue et visitées à l’époque celtique...


Celtika constitue le premier livre de ce nouveau cycle, et il n’est évidemment pas facile de se faire un avis définitif sur ce roman avant de connaître le terme du Codex Merlin.
De nombreuses pistes restent ébauchées, la fin est ouverte.

Néanmoins, ce roman s’avère très rapidement passionnant et le lecteur, en attente de tragédie, au sens antique du terme, et s’il est amateur de destin marqué par la fatalité, s’il apprécie la poésie des mots, trouvera sans doute aussi son bonheur.
A la fois épopée des peuples celtes et quête tragique, Celtika commence par la résurrection [700 années après leur disparition] de l’Argo et de Jason, son capitaine.
Initiée par Merlin, que l’on ne présente plus et, qui pourtant sous la plume de Holdstock cache encore bien des secrets, cette résurrection est le prélude d’une nouvelle épreuve pour le héros grec.

Embarquant sur un Argo revivifié, un équipage constitué de Germains, de Cimbres, de Celtes, d’un Hibernien avec sa cornemuse [ qui crie comme un chat quand il en joue ], d’une Scythe, d’une chamane nordique très entreprenante, d’un Crétois, d’un Dace et de son cheval [ un grand moment d’humour : comment faire accepter le cheval par Jason ?], nos nouveaux argonautes se lancent dans une odyssée pleine de surprises et de révélations.

Ainsi, au confluent des mythes celtes et gréco-romains, Robert Holdstock bâtit un récit où quêtes et destins s’entremêlent avec pour toile de fond le bruit et la fureur des invasions celtes incarnées ici par la horde de Brennos [ un parent imaginaire du légendaire Brennus, auteur du sac de Rome. Mais oui, vous savez, l’épisode des oies du Capitole ].

La magie n’est pas absente du récit non plus, cependant elle a un coût pour ceux qui en usent [ n’en disons pas plus ], ce qui finalement n’est pas plus mal. Enfin, les argonautes côtoient dans leur voyage, dieux et esprits ; ils empruntent les chemins de l’autre monde ; ils convoquent les morts pour retrouver leur chemin et ils participent à la réhabilitation de cette grande civilisation celte, certes fruste à nos yeux, longtemps occultée de l’Histoire et de la mémoire par les civilisations grecque et romaine.


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Robert Holdstock ne manque pas de référence historiques et mythologiques qu’il nous fait partager. Il les utilise à dessein, n’hésitant pas à mêler la plausibilité de l’Histoire antique à son imagination, avec un talent qui laisse pantois. Ainsi, richesse de l’inspiration et de la culture, personnages tiraillés entre leur libre-arbitre, leur devoir et le fardeau de leur destin, union du Sud hellénique et du Nord celtique, se conjuguent avec élégance et harmonie.
Voici donc, un cycle qui commence sous de bons auspices.


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