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Méconnu, et pourtant...

HARNESS est un étudiant au parcours chaotique : il étudie la théologie à Fort Worth, et paie ses études en travaillant dans une entreprise. Mais après 2 ans d’études, il s’engage dans la police municipale. Il démissionne ensuite pour reprendre ses études, à Washington cette fois, et en sort diplômé de chimie et de droit. Il mène ensuite une brillante carrière d’avocat, spécialisé dans les affaires de brevets, qui durera jusqu’en 1981.

La légende veut qu’il ait commencé à écrire de la SF en 1947, pour payer les frais d’accouchement de sa femme ! Sa première nouvelle, « Time Trap », paraît en 1948 dans Astounding Science Fiction.

Il est vrai qu’il écrit alors des nouvelles qui sont autant de variations souvent philosophiques sur les paradoxes temporels. Il publie son premier roman en feuilleton dans Startling stories en mai 1949 : « Flight Into Yesterday » [texte qui après extension et révision sera baptisé « Flight From Yesterday » dans sa version définitive, et « The Paradox men » dans sa parution anglaise, en 1974.]

En 1953, toujours en feuilleton, il publie "The rose", qui sera édité sous forme de livre par Michael MOORCOCK et reste comme son chef-d’oeuvre.

Il fut l’un des rares auteurs de l’âge d’or à être salué par ses contemporains, comme Arthur C. CLARKE, mais aussi par les figures de proues de la new wave, dont, outre MOORCOCK, Brian ALDISS et l’autre accoucheur de la new wave, Damon KNIGHT.

Après une longue période de silence, il revient à l’écriture en 1968 avec un space-opera : « L’anneau de Ritornel », qui sera son premier roman traduit en français, en 1972.

Malgré son grand talent, son œuvre ne rencontre que peu d’échos en France. FOLIO SF a eu l’heureuse initiative de rééditer "L’anneau de Ritornel", pour tirer cet auteur majeur de l’injuste oubli où il était tombé.

Ses oeuvres les plus récentes n’ont jamais été traduites, comme « Wolfhead », « Firebird », « The Catalyst », « The Venetian Court », « Redworld » [qui ne met en scène que des aliens], « Krono » et son dernier roman « Cybele with Bluebonnets », une oeuvre fantasy en partie autobiographique. Ceci-dit, de l’avis des critiques, Charles HARNESS avait donné le meilleur de lui-même avec ses premiers textes.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


- "Vol vers hier" ["Flight Into Yesterday", 1949] - ED. CASTERMAN, 1977

Nous voici dans queques siècles. L’Amérique vit sous la dictature de Haze-Gaunt, chancelier impérial d’un Etat totalitaire. L’esclavage a été rétabli, ainsi que le duel. L’énergie est puisée directement sur le soleil, par des casse-cou qui risquent leur vie sur des stations solaire.

La police, dirigée par le terrible Thurmond [qui est aussi le nom d’un sénateur ultra-maccartiste...] doit faire face à la contestation menée par les Voleurs. Il doit enquêter sur ce mystérieux astronef qui s’est écrasé quatre ans auparavant.

Œuvre ambitieuse jusqu’à la démesure, ce space-op’ n’est pas sans rappeler VAN VOGT, mais aussi l’historien TOYNBEE, très en vogue dans l’Amérique de Haze-Gaunt, sur fonds de paradoxes temporels, de théorie de la relativité, de destinée de l’humanité et d’aventures rocambolesques.

Space-opera de l’âge d’or, il s’en distingue par son ambition intellectuelle.

L’un des premiers romans les plus ambitieux jamais écrits, dans lequel on trouve presque tous les thèmes futurs de l’auteur.

- "La rose" ["The rose" - 1953]

Salué par Michael MOORCOCK, qui en loue l’intelligence peu commune, mais aussi par CLARKE, ALDISS et Damon KNIGHT, ce court roman de 150 pages est une des oeuvres les plus fascinantes de la SF, qui donne tout son sens au genre.

A travers ce roman, HARNESS essaie de mettre en scène un nouveau palier de l’évolution de l’humanité, où l’art et la science, la création et la théorie se rejoignent : la science rejoint la fiction. Une œuvre magistrale dont la réédition serait vraiment, mais alors vraiment bienvenue [avec une jolie couverture, tant qu’à faire, car il mérite bien ça !].

Le volume contient aussi une brillante nouvelle, "La nouvelle réalité" ["The new reality"], texte d’une rare intelligence. Ce court livre d’à peine 220 pages reste assurément l’une des plus belles prouesses intellectuelles de la SF.

- "L’anneau de Ritornel" ["The Ring of Ritornel" - 1961]

Une planète doit être annihilée, ce qui donnera lieu à une immense lutte entre les deux grandes religion, et mettra en jeu l’avenir de douze galaxies.

Démesuré et ambitieux : du pur HARNESS [et ne prenez pas garde à la couverture particulièrement hideuse qui n’a bien sûr rien à voir avec l’histoire].



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’L’anneau de Ritornel" de Charles HARNESS

["The ring of Ritornel", 1968]

Curieux mélange entre Space Opera et poésie génétique, L’anneau de Ritornel est un livre à part dans un genre particulier. Inconnu sous nos longitudes, Charles HARNESS trouvera sans doute de nouveaux lecteurs, via un livre original et attrayant.

 

Mr.C