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Accompagnant les révolutions sociales des années ’60, Samuel R. DELANY a su sublimer le space opera, et plus généralement la SF, grâce un renouvellement profond de ses thèmes, servi par une imagination débordante et une plume flamboyante.


Samuel Ray DELANY naît dans une famille de la bourgeoisie noire de Harlem. Son père est propriétaire d’une entreprise de pompes funèbres au-dessus de laquelle ils vivent. Son enfance et son adolescence révèlent un gamin doué et précoce. Il apprend à jouer du violon, et devient rapidement virtuose. Il est un temps musicien dans les coffee houses de Greenwich Village et se produit même un jour, en tête d’affiche, devant un certain Bob Dylan...

Il épouse à l’âge de dix-huit ans la poétesse Marilyn Hacker, qui a le même âge. Ils ont une fille puis divorceront en 1975 - DELANY avouera publiquement plus tard son homosexualité. Marilyn sera pour lui une source d’inspiration constante : beaucoup des œuvres de l’écrivain contiennent des références à la poésie et le personnage de Rydra Wong dans Babel 17 est en partie inspiré d’elle.

DELANY publie son premier roman Les Joyaux d’Aptor, à l’âge de vingt ans. Il s’agit d’un texte de science-fantasy post-apocalyptique. Il écrit également, en parallèle, diverses pièces de théâtre.

Il enchaine ensuite avec une remarquable trilogie, La Chute des Tours, qui se situe dans le même univers. Ensuite viennent les trois glorieuses. Il s’agit de Babel 17, L’intersection Einstein et Nova. Trois œuvres qui font de lui un auteur qui compte. Il s’attire les éloges de Harlan ELLISON, Algys BUDRYS et Frederic POHL

Babel 17 lui vaut son premier Nebula. Il en rafle encore un l’année suivante, avec L’intersection Einstein. Il faudra attendre O. S. CARD pour qu’un autre auteur obtienne deux Nebula consécutifs. Mais DELANY va encore plus loin, puisqu’en plus de L’intersection Einstein, il obtient la même année le Nebula de la meilleure nouvelle pour ... Ouais, et Gomorrhe [in Dangereuses visions de Harlan ELLISON, traduite aussi sous le titre ... Et pour toujours Gomorrhe] !

1969 lui apporte encore de nouveaux prix, pour Le temps considéré comme une hélice de pierre semi-précieuses. Cette nouvelle, publiée dans New Worlds, lui vaut consécutivement le Hugo et le Nebula. Il est alors unanimement considéré comme l’un des meilleurs espoirs de la nouvelle science-fiction américaine.
Pourtant il se détourne peu à peu de la science-fiction pour se consacrer à une carrière universitaire. Il enseigne l’écriture à de jeunes auteurs, dont Octavia BUTTLER. Il se lance aussi dans la pornographie avec Vice-versa, un roman qui, soyons francs, ne fait pas grand chose pour son prestige littéraire.

Il accomplit son retour en SF en 1975 avec Dhalgren [jamais traduit en français], un pavé mêlant expérimentations littéraires et pornographie. Une réédition sera d’ailleurs préfacée par William GIBSON.
Paru l’année suivante, Triton lui vaut le Grand prix de la SF française. Il enchaine ensuite vers les années ’80 avec un cycle de fantasy, Nevèrÿon [seul le premier tome, Les contes de Nevèrÿon a été - mal - traduit chez nous] et le roman Stars in My Pocket Like Grains of Sand [non traduit]. Le cycle de Nevèrÿon et son côté provocant attirent sur l’auteur les foudres de la plus grande chaîne de librairies américaines de l’époque, malgré son succès et ses bonnes ventes. Ce n’est que lorsque Dalton Books changea de propriétaires dans les années ’90 que DELANY fut de nouveau admis dans ses rayons. De ces années-là à aujourd’hui (l’auteur doit sortir un nouveau roman cette année), seul l’extrême Hogg a été traduit...

En plus de la fiction, il publie des essais critiques dès 1977, comme The Jewel-Hinged Jaw, sur le langage en SF, ainsi que plusieurs recueils d’articles sur la paralittérature ou les queer studies, et des écrits autobiographiques sur sa vie d’écrivain de science-fiction noir et gay, notamment The Motion of Light in Water qui fut son deuxième prix Hugo. Rien de tout cela n’a été traduit non plus...

Il devient titulaire d’une chaire de littérature comparée à l’université du Massachusetts en 1988. Depuis 2001, il enseigne à la Temple University de Philadelphie [Pennsylvanie].
Il est considéré aujourd’hui comme une figure majeure de la SF, tant comme romancier que comme critique ou essayiste, dont bien des écrits restent à découvrir par le public francophone... Espérons que la réédition du très recommandable recueil Chants de l’Espace n’est que le début d’une redécouverte de son œuvre.



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« Chants de l’Espace » de Samuel R. DELANY

De cet auteur trop souvent oublié et quasiment passé à la trappe chez les éditeurs francophones depuis dix ans, voici enfin une réédition quif ait l’événement : en un volume, sont proposés deux romans, deux novellas et trois nouvelles, parmi lesquels trois prix Nebula et un Hugo !
Une occasion qu’on n’attendait plus de découvrir cet écrivain incontournable, contourné et pourtant essentiel.

 

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"Hogg" de Samuel R. DELANY

["Hogg"]

Absent depuis belle lurette des rayons de nos chères librairies francophones, Samuel DELANY reste une figure de proue de la new wave. Il fut d’ailleurs le premier auteur à avoir raflé le Nebula deux fois de suite, pour ses deux chef-d’œuvres que sont "Babel 17" et "L’intersection Einstein". Il s’est ensuite plus ou moins détourné de la sf pour embrasser une carrière universitaire, tout en publiant des ouvrages mêlant la violence et une sexualité extrême, dont "Hogg" est la meilleure illustration.

C’est donc peu dire que cette critique s’adresse à des lecteurs avertis.

 

Olivier Arrakhan