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D'AUTRES AUTEURS


Double personnalité : Anne DUGUEL, spécialisée dans un fantastique moderne et remuant, et GUDULE, qui écrit essentiellement pour les enfants.


Elle vit son enfance à Ixelles, ville belge riche en musées et en bouquinistes. Elle découvre la lecture très tôt, et lit tout ce qui lui tombe sous la main, à commencer par son compatriote Jean RAY.

A 12 ans, elle découvre la poésie, et écrit quelques centaines de poèmes. Après de nombreux voyages à travers le monde [Amérique latine, Afrique], elle se stabilise et se lance dans l’écriture à la fin des années 80.

Elle a d’abord été publiée en jeunesse, et ses histoires d’horreur pour le jeune public ont connu un certain succès. Elle a signé à ce jour plus d’une centaine de romans fantastiques pour la jeunesse, dont deux, « La Vie à Reculons » et « La Bibliothécaire » sont même recommandés par l’Education nationale.

C’est en 1991 qu’elle débute chez les adultes, dans la défunte [et excellente] collection Présence du fantastique.

Anne DUGUËL a été, à la ville, l’épouse du dessinateur Paul Karali [dit Carali] avec lequel elle a eu trois enfants.

Son dernier roman pour adultes a été publié en 1999. Depuis, elle a écrit quelques textes humoristiques, tels que « La ménopause de fées », mais rien de vraiment duguëlien.

C’est peu dire qu’on attend le prochain avec une grande impatience, pour peu qu’un éditeur courageux se décide à republier du fantastique.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


Son œuvre fantastique se compose essentiellement de courts romans d’environ 150 pages, dans lesquels s’instille un malaise souvent proche de la folie, servis par une écriture ciselée qui ne laisse pas indifférent.

  • « La petite fille aux araignées »

    La jeune Miquette nous raconte tout, en nous aspirant dans une logorrhée suffocante et délirante. Elle élève des araignées qu’elle nourrit de mouches. Elle les attrape avec son pote d’asile. Elle raconte le brusque vieillissement de sa mère, qui devient grabataire en quelques mois, tandis que sa tante rajeunissait d’étrange façon. Et beaucoup d’autres choses plus terribles encore. Et si les fous n’étaient pas ceux que l’on croit ?

Ce roman est à lire absolument, pour qui veut découvrir l’auteur. On est entrainé dans une spirale de mots, d’images et de folie, par cette fillette qui tente de vous parler dans l’urgence, de tout vous raconter, pour vous faire comprendre ce qu’elle a vécu et ce qu’elle vit. On est en apnée dans cet imbroglio, dans ce délire d’une incroyable cohérence. A tel point que l’on en vient à s’interroger sur la folie supposée de la narratrice.

  • « Le corridor »

    Barbara est une femme heureuse. Un mari cadre et un enfant studieux forment son foyer harmonieux. Sauf que quand son mari Patrick lui fait l’amour, elle se retrouve dans un étrange corridor, au bout duquel elle remonte dans le passé, dans le jeunesse de Patrick. Et à trop vouloir changer le passé, on en finit par déglinguer le présent. Premier roman en adultes, et coup de maître. Un fantastique entre DICK et PRIEST, où la réalité n’est plus aussi stable qu’il n’y parait.

  • « Mon âme est une porcherie »

    La narratrice est une adolescente absolument laide, qui fut une fillette laide. Elle est d’autant moins gâtée par la vie que son enfance fut loin, très loin d’être heureuse. Du moins jusqu’à ce qu’elle rencontre un cochon... en peluche. C’est de cela et de bien d’autres choses qu’elle va nous entretenir, depuis l’asile où elle a été internée. Comme pour « La petite fille aux araignées », nous écoutons la confession d’une internée. Sauf qu’ici, l’histoire est encore plus dure, beaucoup moins délirante et beaucoup plus perverse, si l’on en croit ce qu’a pu endurer la narratrice.

  • « Petit théâtre de brouillard »

    La maladie d’Alzheimer est vraiment terrible : tous vos souvenirs foutent le camp. Oui, mais quels souvenirs ? Encore une fois, nous sommes au bord de la folie, en l’occurrence de la schizophrénie. Car d’une narratrice en fin de vie, nous avons deux récits, totalement incompatibles. Qui dit vrai ? Le dernier roman en date pour adultes, servi par une écriture admirablement ciselée.

  • « Entre chien et louve »

    Les Ardennes belges, où Jean vient de mourir. Il laisse une veuve, Astrid, qu’il avait ramené de l’ex-Zaïre. Sauf que Jean n’est pas tout à fait mort, puisqu’il s’est réincarné en chien. Il n’a donc qu’une hâte, c’est de retourner auprès de sa douce. Il ne peut pas lui parler, aussi il écoute, et il se trouve que Jeanne a des choses à dire, beaucoup de choses, et pas toujours plaisantes...

  • « Le chien qui rit » [1995]

    Un recueil de nouvelles dans lequel nous retrouvons les recettes habituelles d’Anne DUGUEL : femme + folie + perversion. Sauf que... le texte court ne lui sied point aussi bien que le roman. Non que les textes soient médiocres, loin de là, car de « Noce transie » à « Le cagibi », on y trouve même de très bons textes. Mais certains traînent un peu en longueur, et sont bien prévisibles, comme « Santa Maria de la Soledad », dont la chute tombe à plat.


> A VOIR AUSSI : LE SITE PERSONNEL DE ANNE DUGUËL


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Olivier