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Publié le 20/10/2002

Darwinia de Robert C. Wilson

[Darwinia, 1998]

ED. DENOËL / LDE, 2000 - RÉÉD. FOLIO SF

Par PAT

1912 : l’Europe et une partie de l’Angleterre disparaîssent subitement. Elles laissent palce à un nouveau continent sauvage dont la faune et la flore ne sont pas terrestres.

Une expédition se monte pour percer le mystère.


Darwinia a tout simplement fait connaître Wilson en France, ce qui n’est déjà pas si mal, d’autant que le roman ressuscite avec talent et intelligence [deux qualificatifs qui correspondent bien à l’œuvre de Wilson] le bon vieux roman d’aventure et d’exploration, Tarzan en moins.

Comprenons-nous bien : malgré ses airs légers et son côté science-fictionnesque adolescent, Darwinia est une œuvre très ambitieuse, machiavélique et même assez compliquée. On y trouve quelques défauts, quelques personnages curieusement construits et encore plus curieusement placés, mais qu’importe : le texte nous emporte de la première à la dernière page, à la recherche désespérée du pourquoi du comment.

Au départ, rien de bien méchant [en SF traditionnel, s’entend] : en mars 1912, l’Europe entière disparaît en une nuit. A sa place, un continent vierge et inconnu, qui, s’il reprend grosso modo la géographie du continent apparemment usurpé, n’en recèle pas moins une faune et une flore qui lui sont propres. Une faune et une flore pas forcément sympathiques d’ailleurs, comme le lecteur s’en apercevra.
Miracle, œuvre diabolique ? Les paris sont ouverts. Mais pour Guilford Law dont on va suivre les aventures, il s’agit avant tout d’une énigme passionnante. Car cette Darwinie, comme on l’appelle communément, recèle bien des secrets.
Alors que les conflits politiques et territoriaux s’exacerbent autour de la nouvelle Terra Incognita, Law prend part à une expédition dont le but avoué est de traverser les Alpes [ou leur équivalent].

De catastrophes en trahisons, l’expédition se désagrège, tandis que ses rescapés se dirigent tout droit vers une vérité dérangeante qu’on ne révèlera évidemment pas ici.

Uchronie ? Oui, mais pas seulement. Monde parallèle ? Lisez-le, on ne va pas tout vous dire.


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Si la lecture de Darwinia est facile, si la plume de Wilson est légère, force est de reconnaître que le lvre n’est pas simple pour autant. L’aventure est passionnante, les personnages attachants, et les tenants et aboutissants du roman parfois vertigineux.

Une excellente réédition, donc, à conseiller à tout le monde, ne serait-ce que pour découvrir l’univers singulier de Wilson, dont on attend les prochains opus avec beaucoup d’impatience.