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Prolifique, avec plus de cinquante nouvelles et onze romans à son actif, polémique et provocateur, Thomas Day est à la fois un des auteurs français les plus imprévisibles des domaines de l’Imaginaire et un personnage aux identités multiples...


Petit à petit, Thomas Day s’est imposé, à coup de romans bruts, souvent assez courts, très inspirés par l’efficacité et la violente beauté d’un certain cinéma. La légende familiale veut qu’il est été totalement subjugué par Ben Hur quand il avait trois ans, et il reconnaît volontiers être autant fan de cinéma que de littérature, si ce n’est davantage.

Son style, efficace et incisif, et sa tendance à faire couler l’hémoglobine ou à décrire des scènes très crues, n’ont pas toujours convaincu la critique et ses pairs. Mais, malgré cette réputation sulfureuse - ou grâce à elle ? - certains de ses romans sont de beaux succès de librairie.
Ses romans sont courts, parce qu’écrits souvent assez vite, pendant des périodes de vacances, et dans des états de concentration réputés dangereux pour son entourage...

DAY a commencé à écrire assez tôt, mais il ne s’est tourné vers l’Imaginaire qu’à l’âge de 20 ans. Il a publié ses premières nouvelles dans des fanzines comme Yellow submarine et s’est fait remarquer par sa participation à des anthologies comme Escales sur l’horizon sous la direction de Serge Lehman (1998). Il est ensuite devenu un auteur régulier de la revue Bifrost.

Thomas Day touche à tous les genres, du space opera à l’anticipation en passant par le polar ou le conte médiéval-magique japonais. La Voie du sabre, qui déroule une intrigue du genre initiation/trahison dans un Japon de fantasy assez réussi, est certainement le roman qui lui a permis d’être pris au sérieux : joliment tourné, très documenté sur l’époque et la culture du monde des samouraïs, il propose aussi de jolies trouvailles imaginaires (comme L’Empereur-Dragon ou l’Encre empoisonnée de Shô).

Ceci dit, il faut savoir que Thomas Day n’existe pas ; c’est une couverture
Derrière ce pseudonyme se cache Gilles Dumay, éditeur aux parcours déjà riche dans les domaines de l’imaginaire. Il a commencé par diriger les trois anthologies Destination Crépuscule, puis des livres/fanzines parus sous cette étiquette, avant de rejoindre Encrage à Amiens pour créer et diriger la collection Lettres-SF [qui a publiés entre autres le premier recueil de Serge Lehman et les deux premiers romans de Di Rollo].
Il a ensuite créé Orion (et la fameuse collection Etoiles vives), s’est rapproché du Bélial’, et a finalement rejoint, en 1998, la maison Denoël, où il a créé Lunes d’encre dès son arrivée, collection désormais quasiment aussi prestigieuse dans le domaine que Ailleurs & Demain de Robert Laffont.

Ceci dit, il faut savoir que Gilles Dumay n’existe pas ; c’est une couverture...
Derrière cet état civil dûment enregistré se cache sa vraie personnalité : Cid Vicious, critique particulièrement retors de SF&F qui a inventé les redoutés Razzies Awards, les Prix du pire (calqués sur les Razzies du cinéma américain). Nés dans les anthologies Etoiles vives, les Razzies ont trouvé bon accueil dans les pages de Bifrost et une fois par an, leur proclamation continue de valoir à Cid [1] et à ses copains une demi-douzaine d’ennemis supplémentaires.

Ne reculant pas devant la provocation, Dumay n’a jamais caché qu’il n’était pas un fan hardcore de science-fiction pure. Il lit (dans cet ordre d’importance) de la littérature générale, du polar, de la fantasy et de la SF. Ses auteurs de prédilection se nomment William S. Burroughs et Cormac McCarthy, Mishima, Graham Greene, Murakami Ryu, Thomas Pynchon...

Son oeuvre a continué à déjouer les étiquettes, le menant vers le pastiche holmésien dans la tradition ouverte par René Réouven (L’Instinct de l’équarisseur, 2002], ou le délire façon manga sauce Matrix (L’École des assassins, co-écrit avec Ugo Bellagamba, 2002)

Pour la petite histoire, Francis Valery dans Le talent assassiné a imaginé un Paris alternatif, Babylone-sur-Seine, dans lequel il tire à vue sur le monde de l’édition de SF. Gilles Dumay, qu’on reconnaît sous le patronyme de Gilles Dumaysberg, y est représenté comme un effrayant éditeur/homme d’affaire, davantage préoccupé par ses chiffres de vente que par ses auteurs, et assoiffé de sexe...

Comme pour conforter son image, Thomas Day a publié en 2005 La Cité des crânes (son dixième roman en quatre ans) qui, dans une veine parfois autobiographique, raconte le périple halluciné en Thaïlande d’un certain... Thomas Daezzler. Sexe, sang, viol, le roman fait polémique - à l’échelle du landernau français de la SF&F - et n’empêche pas notre auteur de laisser partir son imaginaire dans une toute autre direction deux ans plus tard : dans Le Trône d’ébène, il conte le destin tragique de Chaka Zoulou, empereur africain aussi génial que autoritaire, avec une langue sobre et dépouillée qui rend justice à son sujet.
Imprévisible, on vous l’avait dit.



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Le Trône d’ébène de Thomas Day

Naissance, vie et mort de Chaka, roi des Zoulous

Chaka Zoulou fut, dans les années 1820, un stratège et un conquérant comparable à Alexandre Le Grand, unifiant les tribus du Natal [dans ce qui ne s’appelait pas encore l’Afrique du Sud], et établissant l’Empire Zoulou qui allait donner tant de fil à retordre aux colons britanniques.
Thomas Day conte son épopée - à peine romancée - sous la forme d’un récit d’initiation, avec la retenue pleine de mysticisme d’un griot africain.

 

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La maison aux fenêtres de papier de Thomas Day

Thomas Day dont la passion pour l’Asie a souvent nourri l’oeuvre, de La voie du sabre en 2002, à La cité des crânes, notamment, explore un Japon fantasmatique avec La maison aux fenêtres de papier, entre Yakuzas, démons anciens et légende contemporaine.

 

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« L’automate de Nuremberg » de Thomas Day

La vie et le destin incroyable de Melchior, l’automate joueur d’échec du tsar Alexandre Ier, dans un XIXème siècle uchronique où l’épisode de la Bérézina n’empêche pas Napoléon de conquérir la Russie.
Un court roman de Thomas Day publié dans la collection blanche-et-pas-chère de Folio, réécriture d’une novela autrefois publiée dans la revue Bifrost.
Court mais superbe.

 

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"La cité des crânes et autres récits du Sud-Est asiatique" de Thomas DAY

Thomas Daezzler pat pour le Laos pour le compte d’une organisation secrète. Dans le Sud-Est asiatique, il se retrouve en quête d’une mystérieuse Cité des crânes... Transgressif. Excessif ?

 

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L’homme qui voulait tuer l’empereur de Thomas Day

Après le très réussi La voie du sabre, Thomas Day nous invite à nouveau dans ce Japon étrange et fantasmatique qui semble le fasciner. A l’instar de la trilogie de Lian Hearn, Day mélange avec plus ou moins de réussite fantastique et tradition japonaise pour nous entraîner à travers une aventure débridée et déjantée. A noter que ce roman est inspiré d’une novella publiée dans un numéro spécial de la revue Bifrost.

 

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« Sympathies for the Devil - R E D U X » de Thomas DAY

Réédition du premier recueil de nouvelles de Thomas DAY, "Sympathies for the devil - Redux" reprend l’essentiel de ses caractéristiques, avec quelques petits changements notables [suppression de la préface, ajout de deux textes, élimination d’un autre, illustrations de Guillaume Sorel etc.]. Le propos principal reste heureusement [et jubilatoirement] le même : L’apocalypse. Dans toute son outrance.

 

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L’Instinct de l’Equarisseur : Vie et Mort de Sherlock Holmes de Thomas Day

Arthur Conan Doyle, père du célébrissime Sherlock Holmes, voit débarquer dans son bureau, dans un déluge de lumière, John Halliwell Watson, inventeur maladroit mais génial, et compère du célèbre inspecteur, le tout pour embarquer son [pseudo] créateur dans un Londres alternatif où ils vivront moult [ !] aventures !

 

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La Voie du sabre de Thomas Day

Dans le Japon du XVIIème siècle, le chef de guerre Nakamura Îto, confie son jeune fils Mikédi à un samouraï sans maître, Miyamoto Musashi. Celui-ci est un combattant fabuleux et marginal qui est censé faire l’éducation du garçon et lui permettre de prétendre plus tard à épouser de la fille de l’Empereur-Dragon.
Mais Musashi suit sa voie, la Voie du Sabre, et Mikédi ne sera pas son meilleur élève...

 

Mr.C


NOTES

[1] A propos de Cid Vicious, attention : un Cid peut en cacher un autre, et il arrive que ce ne soit pas Thomas Day qui s’abrite derrière ce pseudonyme.