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en décembre 2009 :
La Route de Cormac McCarthy aux Editions Points Poche
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Chez Days, vous pouvez tout acheter : un livre rare, un tigre albinos, les filles du rayon Plaisir. Tout... pourvu que vous disposiez de la somme sur votre carte de crédit.
Car Days est le plus grand magasin du monde, presque une ville, sur laquelle règnent sept étranges frères dont les noms sont les jours de la semaine.
Ce matin, Franck a décidé de démissionner. Il travaille chez Days, à la sécurité, il a le permis de tuer. Mais il ne peut plus se voir dans un miroir. C’est dit, ce sera son dernier jour.
Au contraire, Linda vient enfin d’obtenir sa carte Days et a hâte de jouir de son nouveau droit d’acheter.
Un jour comme les autres... ou presque. Les rayons Livres et Informatique se déclarent une guerre sans merci pour garder leur espace. La vente flash au rayon Cravates fait des blessés. Des individus sans histoire se croisent et se percutent. Il suffit d’un grain de sable dans les rouages d’une vie pour basculer dans le drame.
C’est un jour de la vie de ces gens-là que raconte Days, minute par minute. Des gens qui vivent dans un supermarché. Comme vous ?

Ecrit au présent, ce livre trouve dans ce choix de l’auteur sont principal atout mais aussi son plus gros point faible.
Choix favorable dans le sens où le déroulement de la journée vu à travers le prisme du temps présent, donne l’impression de lire un article de presse sur un sujet de société. Cela est efficace, j’ai eu par moments l’impression d’y être, notamment les ventes flash dont la violence rappelle les émeutes lors d’ouvertures évènement du Virgin des Champs-Elysée, ou le début des soldes. mais cela souffre aussi de la faiblesse d’un certain sensationnalisme forcé, basé sur le quotidien ordinaire. En conséquense, l’aspect science-fictif du roman est si ténu que James Lovegrove flirte entre littérature générale et science-fiction.
Malheureusement l’auteur a couplé ce choix du présent grammatical avec un découpage trop arbitraire qui dessert cette histoire. De plus, comme tout reste ici très commun pour nous autres, la seule différence se joue dans les proportions - taille du gigastore Days, de ses rayons et de son importance dans le monde décrit - et dans l’aspect extrême de cette société de consommation. Couplez cela avec une réflexion presque absente sur le consumérisme à outrance, l’auteur ne se contentant que de montrer, et vous avez une assez bonne image de Days.
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Un livre étonnant et agréable qui m’a donné un bon moment de lecture à peine entamé par deux ou trois passages un peu longuets, mais rien de dramatique. |
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