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Publié le 01/05/2005

"Deloria : La légende des Frahmabores" de Richard CANAL

EDITION MNEMOS, MARS 2006

Par Lunatik

Sept ans, c’est le temps qu’il aura fallu attendre pour retrouver, dans les rayonnages, un inédit de Richard CANA ! Et comme a son habitude, c’est l’Afrique qu’il a placé au centre de son récit. Ce n’est plus aussi flagrant que dans sa trilogie l’Africain, mais les thèmes abordés dans "Deloria" ne sont ni plus ni moins que le reflet de l’expérience que Richard CANAL a vécue là-bas.


Cela fait maintenant trois siècles que l’homme est venu implanter une colonie sur Deloria. Trois siècles que la petite colonie humaine tente de percer les mystères de cette planète et de ces habitants, sans succès.

Il y a tout d’abord les Mornes, ces blocs monolithiques qui transforment en pierre et absorbent tout ce qui entre en contact avec eux. Il y a ensuite les Geyns, les autochtones, dont l’organisation sociale et le schéma de pensée restent hermétiques à toute interprétation humaine. Il y a enfin le pouvoir des Mots. Cette emprise du verbe sur la réalité que certains Geyns maîtrisent à la perfection.

Les relations, autrefois pacifiques, avec les Geyns dégénèrent peu à peu. De nombreux attentats visant les humains commencent à émailler les rapports entre les deux occupants de la planète. Tous les efforts d’Aymoric, l’ambassadeur terrien, semblent voués à l’échec.

Deloria va prendre vie, au court du récit, à travers trois portraits en alternance. Aymoric l’ambassadeur, rongé par un mal qui lui efface petit à petit ses souvenirs. Lynyk, le Geyn parti en quête d’une porteuse de Mot. Et Gary le scientifique, qui tente coûte que coûte de percer l’énigme des mornes.

"Deloria", c’est le récit de la quête du savoir qui caractérise le comportement humain. Dès qu’il se trouve confronté à un mystère, l’homme déploie toujours des efforts considérables pour combler ses lacunes et accroître son savoir.

"Deloria", c’est le récit de l’incompréhension entre les peuples.

Quelques soient les efforts et le temps consacrés à l’immersion dans une culture différente, on ne pourra jamais vraiment prétendre comprendre un peuple sans avoir vécu dès le plus jeune âge en son sein. Et pour mieux cristalliser cette incompréhension entre les humains et le Geyns, l’auteur restera volontairement opaque chaque fois que le récit abordera l’histoire de Lynyk. Si cela ne facilite pas le démarrage du roman, cela donne plus de poids au message sous-jacent [et je vous rassure cela reste tout à fait lisible].

"Deloria", c’est enfin, le récit de la décolonisation, avec son lot de désillusions d’un coté et de soulagement de l’autre.


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"Deloria" est vraiment à mettre entre toutes les mains.

C’est un planète-opéra intelligent, avec du style, des personnages bien travaillés, plein de mystère et une très belle fin qui donne vraiment envie de poursuivre l’aventure.

Vivement la suite.