En mars 1982, quelques mois avant la sortie du « Blade Runner » réalisé par Ridley Scott, adaptation de sa nouvelle Do Androids Dream of Electric Sheep ?, Philip K. Dick mourait d’une hémorragie cérébrale. De son vivant, il n’aura jamais obtenu le succès et la reconnaissance littéraire qu’il méritait.

Aujourd’hui, DICK est une légende.
Son oeuvre - 47 romans et près de 130 nouvelles - a apporté à la SF une profondeur et une densité qu’elle n’avait pas avant lui.


La vie de Philip K. Dick débute par un drame.

Ce sont des jumeaux prématurés que met au monde Dorothy Dick le 16 décembre 1928 à Chicago. Mais seul Philip survit : sa jumelle, Jane, décède six semaines plus tard. Une disparition qui le marque pour la vie.
Autre déchirure : ses parents, Dorothy et Edgar Dick divorcent alors qu’il n’a pas 5 ans. Le jeune Philip, qui n’est pas un enfant facile, va désormais vivre seul avec sa mère, à Berkeley puis à Washington, DC.
A 7 ans, il refuse de s’alimenter et sa mère doit l’envoyer dans une école spéciale, où il poursuit une scolarité moyenne, perturbée par ses problèmes psychologiques. Un psychiatre diagnostique une possible schizophrénie chez l’enfant. De quoi marquer une vie là encore...

A l’âge de douze ans, le jeune Philip découvre la SF par hasard : il allait chercher son magazine scientifique préféré, Popular Science, et il s’achète finalement Stirring Science Stories, un des pulps de l’époque. ll comparera plus tard cette découverte avec l’émerveillement que lui avait procuré, lorsqu’il était tout petit, l’histoire du Magicien d’Oz.

Rapidement, Dick se met à imaginer ses premières histoires. A treize ans, il écrit même un roman, le premier : Retour à Lilliput.
Pour aider sa mère, il travaille dans des petits magasins, une boutique de disque, une radio... Il fait un bref passage à l’Université, en 1949, pour laisser tomber quelques mois plus tard.

La rencontre en 1952 de l’éditeur Anthony Boucher, rédacteur en chef du Magazine of Fantasy and Science-Fiction, permet à Dick de commencer à écrire plus sérieusement.
Il est si prolifique que rapidement, il va abandonner ses petits boulots pour se consacrer à ses livres.

LES MEILLEURES ANNÉES

Au départ, DICK écrit aussi bien des textes de littérature générale que du fantastique ou de la science-fiction. L’ennui, c’est que ses textes mainstream ne trouve jamais acquéreur. A son grand dépit, cela ne s’arrangera jamais : de ses quatre romans hors SF, seul Confession d’un Barjo finira par paraître... plus de dix ans après qu’il l’ait écrit ! Les autres ne seront publiés qu’après sa mort.

Le jeune auteur Philip K. Dick constatant que la SF se vend bien, concentre ses efforts : ses trois premières années, il publie 62 nouvelles de science-fiction, dans des magazines comme Galaxy, Amazing, Fantasy and Science Fiction, et Worlds of If.

DICK publie aussi son premier roman, Loterie solaire [Solar Lottery] en 1955, qu’il vend pour environ 1000 $ , comme il le fera avec quasiment tous ses premiers romans, à l’éditeur Ace Books. Ses thèmes de prédilections apparaissent dès ses deux romans suivants : la drogue et la dictature dans Les Chaînes de l’avenir [The World Jones Made, 1956], les univers truqués dans L’Oeil dans le ciel [Eye In The Sky, 1956], la réalité qui glisse vers l’incompréhensible dans Le Temps désarticulé [Time Out Of Joint, 1959]

Côté vie privée, Dick n’est pas des plus stables : marié en 1958 avec Kleo, il divorce peu après pour épouser Anne. Abattu par l’insuccès de ses romans de littérature générale [qu’il continue à essayer désespérement de placer], il décide d’arrêter d’écrire pour aider celle-ci à monter... une bijouterie.

Mais la pause est courte : Dick veut sa revanche et il a besoin d’argent [si l’on en croit, sa femme était assez dépensière. Et puis leur fille, Laura, est née entretemps, en 1960]. Enfermé dans le cabanon de son jardin, il reprend la plume... C’est à cette période qu’il va livrer ses meilleurs romans.

Ce sera d’abord Le Maître du Haut-Château [The Man In The High Castle, 1962], qui est couronné l’année suivante par le Prix Hugo, ce qui lui apporte un début de reconnaissance.
Puis 1964, pas moins de quatre romans : Martian Time-Sleep [Glissement de temps sur Mars], The Penultimate Truth [La Vérité avant-dernière], Clans of the Alphane Moon [Les clans de la lune alphane] et Docteur Bloodmoney [Docteur Bloodmoney].

Si le rythme des parutions est soutenu, il ne fait pas mystère que Philip K. DICK tient la cadence grâce aux amphétamines. L’abus de drogue ne va pas tarder à l’éloigner de la réalité.

OU EST LA REALITÉ ?

Tout ce qu’à écrit DICK réponse à une même question : qu’est-ce que la réalité ? Tout les mots qu’il trace lui sont soufflés par une même peur paranoïaque. Son expérience de la drogue et son instabilité mentale lui permettent de trouver des réponses nouvelles.

De mondes parallèles en uchronies, de cauchemars qui s’avèrent réels en vérités truquées, ses personnages - et ses lecteurs - dévalent quatre à quatre un escalier glissant, sans rampe solide à laquelle s’accrocher, et qui n’aboutit qu’au doute.

Côté familial, DICK se montre toujours aussi instable. Il se met en ménage avec une demoiselle plus jeune que lui de 15 ans, Nancy Hackett, à la fin des année 60 ; ils auront une fille en 1967.
Puis une nouvelle rencontre marque sa vie : en 1965, Dick fait la connaissance d’un homme d’église, James A. Pike, évêque de Californie qui va profondément l’influencer par sa réflexion théologique.

De moins en moins stable, Dick use et abuse des amphétamines. Il finit même à l’hôpital lorsqu’il se fournit à des dealers de rue. Sa femme Nancy finit par le quitter en 1970, et cela marque le début d’une période tristement trash pour l’écrivain : il accueille chez lui tous les paumés qu’il croise, des jeunes souvent drogués qu’il accompagne à l’hôpital lorsque leur santé défaille.
Des années plus tard, il dédiera son roman A Scanner Darkly [Substance Mort, 1977] à ses gamins perdus que la drogue emporta plus d’une fois dans des mondes sans retour.

Ses mauvaises fréquentations l’obligent à quitter les Etats-Unis quelques temps. Il part vivre au Canada. Mais une nouvelle déception amoureuse le pousse au suicide.
Sauvé par les médecins, il entre dans un centre de réinsertion pour héroïnomanes et change enfin radicalement d’attitude vis à vis de la drogue. Trop tard sans doute...

DICK s’installe à Fullerton, se remet à écrire et, après quelques rencontres infructueuses, se marie [c’est sa cinquième compagne] avec Tessa en 1973. Elle lui donne un fils, Christopher la même année.
On pourrait penser que Dick va enfin trouver la paix et la stabilité. Mais ses obsessions métaphysiques l’emportent : en 1976, Tessa quitte le domicile conjugal avec leur fils, et Dick fait une nouvelle tentative de suicide.

LE MESSAGE DE SIVA

Que s’est-il passé ? On en saura davantage lors du festival de Metz en 1977, dont Philip K. Dick est l’invité . Devant un auditoire embarrassé, il explique, dans un long monologue, qu’en mars 1974 il a été contacté par une intelligence extra-terrestre divine et que depuis il reçoit régulièrement des messages...
On imagine l’inquiétude de admirateurs de Dick qui l’entendirent développer très sérieusement sa thèse...

Sa santé mentale est donc en question et dans les années qui suivent Dick ralentit progressivement son rythme de travail. Il passe de longs mois à peiner sur son dernier roman, La Transmigration de Timothy Archer [The Transmigration of Timothy Archer, 1982], complexe roman inspiré de ses discussions avec l’évêque Pike.

Son compte en banque va mieux : les ventes de ses romans progressent et ses avances sont plus confortables. Mais Dick est allé trop loin pour pouvoir en profiter longtemps.
Il est contacté par Hollywood, où existe le projet d’adaptater sa nouvelle Do Androids Dream Of Electric Sheep ? [1968]. Hélas, là encore, rien ne va se passer comme Dick l’aurait souhaité.

D’abord on lui propose d’écrire une novellisation du film Blade Runner, alors qu’il aurait lui souhaité la réédition de son texte original. Du coup, il refuse la proposition, préférant passer à côté d’une grosse somme d’argent que renier son texte. De plus, Dick déteste la première version du scénario qu’on lui a donné à lire. Mais, invité sur le plateau de tournage, il admire le travail réalisé et commence à croire au projet.

Qu’aurait-il pensé du film de Ridley Scott au final ? On ne le saura jamais. DICK est mort des suites d’une attaque cardiaque, le 2 mars 1982, à l’hôpital de Santa Ana en Californie, quelques mois avant la sortie sur les écrans du film qui allait enfin faire connaître au grand public l’ampleur de son imagination et la force de son univers.


BIBLIOGRAPHIE

POUR COMMENCER FACILE

- Dr Bloodmoney [Dr. Bloodmoney or How We Got Along After the Bomb, 1965]
Le premier roman de science-fiction de Dick traitant d’aventures transtemporelles. Banc d’essai pour l’auteur en vue de "Simulacres" et de "Ubik". Excellent départ pour lecteurs non avertis.

- Les Clans de la Lune Alphane [Clans of the Alphane Moon, 1964]
L’auteur, moins compliqué que d’ordinaire, nous offre un étrange récit à résonnance éthique où les impostures et les trucages interviennent dans le jeu faux et fou d’un monde futur livré à ses instincts guerriers. Publié originellement en 1964, ce n’est pas le meilleur ouvrage de l’auteur, mais il est quand même valable.

- La Vérité avant-dernière [The Penultimate Truth, 1964]
La troisième guerre mondiale étant terminée depuis une quinzaine d’années, quelques humains sans scrupules occupent des domaines seigneuriaux en faisant croire à la population devenue sous-terraine que la guerre fait toujours rage. A partir de ce postulat, bien dans son genre, où simulacres, supercheries et apparences règnent, Dick a construit un bon récit sur deux plans, où des personnages bien typés évoluent en une intrigue non dépourvue d’action.

- A rebrousse-temps [Counter-Clock World, 1967]
Le temps court à l’envers. Les livres s’effacent. Les ruines se reconstituent. Les hommes rajeunissent. Les morts ressortent de leurs tombes... et la renaissance d’un prophète défunt fait l’objet de toutes les convoitises politiques. Une idée de départ hallucinogène pour un récit brillament enlevé.

POUR ALLER PLUS LOIN

- Ubik [Ubik, 1969]
Le temps qui régresse par lambeaux, des morts qui rêvent de nos existences, et un neutralisateur de télépathe qui se laisse embarquer dans une mission... au bout de la réalité, de la vie et de la mort, enfin, c’est irracontable... et fascinant.
Ubik est LE roman iconique de Dick.

- Loterie solaire [Solar Lottery, 1955]
Proche de Van Vogt mais plus construit. Au XXIIIe siècle, les pleins pouvoirs sont attribués à un citoyen tiré au sort. Dans le même temps, un assassin légal est lui aussi tiré au sort, qui devra tout faire pour tuer le citoyen élu. Dans ce monde régit par le hasard et l’égalité des chances, la tricherie et les relations hiérarchiques règnent au final sans partage. Une oeuvre de jeunesse étonnament mature.

- L’OEil dans le ciel [Eye in the Sky, 1957]
Un accident dans un acclérateur de particule précipitent huit personnes dans un monde délirant aux lois incompréhensibles. Une oeuvre importante qui contient déjà en germe la thématique de l’aliénation spatio-temporelle qui se retrouvera dans les grands romans ultérieurs.

- Le Dieu venu du Centaure [The Three Stigmata of Palmer Eldritch, 1965]
Palmer Eldritch, un industriel disparu depuis plus de dix ans dans le système du Centaure, réapparaît pourvu d’une nouvelle drogue hallucinatoire, le K-Priss. Il veut concurrencer le D-Liss, drogue dominante chez les colons des planètes éloignées, en particulier Mars. Représentatif des cauchemars métaphysiques de Dick.

- Substance Mort [A Scanner Darkly, 1977]
Entre SF et autobiographie, Dick livre son expérience de la drogue à travers le personnage d’un flic en immersion chez les junkies. Trash, violent. Un trip qui laisse des traces.

- Le Maître du Haut-château [The Man In The High Castle, 1962]
PRIX HUGO 1963
En 1947 les alliés ont capitulés devant les forces de l’Axe. Hitler a imposé la tyrannie nazie à l’est des Etats-Unis, l’ouest ayant été attribué aux Japonais. Quelques années plus tard, dans la zone ouest, une rumeur commence à circuler : un auteur de science-fiction, qui vit isolé dans un château, aurait écrit un livre dans lequel il imagine que les Alliés aient remporté la victoire en 1945...
Basé sur le Yi-King, le livre des transformations du célèbre oracle chinois, un roman en tiroirs qui reste une des meilleures constructions mentales de DICK.


PHILIP K. DICK AU CINEMA

> 1982 : Blade Runner de Ridley Scott [d’après Do Androids Dream Of Electric Sheep ?] : L’un des grands films-cultes du cinéma de science-fiction. Les androïdes de DICK, aux souvenirs préfabriqués et à la durée de vie limitée se rebellent contre leur condition in-humaine, et nous renvoient à nos propres limites.

> 1990 : Total Recall de Paul Verhoeven [d’après We Can Remember It For You] : Le récit de Dick est devenu un film d’action simpliste. Seul vestige de l’univers Dickien : même à la fin, le spectateur ne sait jamais si ce qu’il a vu était un rêve ou la réalité.

> 1992 : Confessions d’un barjo de Jérôme Boivin [d’après Confessions of a Crap Artist]

> 1995 : Screamers de Christian Dugay [d’après Second Variety, en VF Nouvelle variété - Titre français du film : Planète hurlante]

> 2002 : Impostor de Gary Fleder [d’après la nouvelle Impostor, en VF Imposteur - Film non distribué en France]

> 2002 : Minority Report de Steven Spielberg [d’après The Minority Report, nouvelle] : Le texte original est d’une qualité discutable tant du point de vue de la construction que de la clarté, mais il recèle une idée géniale : celle d’une police assistée par des mutants précognitifs et capable d’arrêter les criminels AVANT qu’ils n’aient commis leur crime.
Sur cette trame, Spielberg a développé un script efficace qui développe intelligemment le thème de la vision et de la pré-vision dans un monde parfait aux dérives totalitaires.
Conclusion : une fois n’est pas coutûme, nous vous conseillons davantage le film que le livre... sauf dans le cadre d’un intérêt profond pour l’auteur. [ Lire ici une fiche détaillé sur le film ]

> 2003 : Paychek de John Woo [d’après la nouvelle Paychek]

> 2006 : Substance mort, d’après A Scanner Darkly


SUR LA TOILE :

  • Le site officiel de Philip K. Dick [en anglais] : L’un des sites francophone les plus riches concernant DICK. Des extraits audios, des interviews, des reportages et des entretiens, des analyses finaudes consacrés à l’auteur, bref, ça vaut le coup.
  • Le ParaDick : Site foisonnant, un peu brouillon mais riche en contenu. Pour passionné..


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Dimension Philip K. Dick, anthologie dirigée par Richard Comballot

L’influence considérable de l’œuvre de Philip K. DICK sur la science-fiction mondiale, et notamment la science-fiction française, n’est plus à démontrer. Nombreux sont d’ailleurs les auteurs qui ont honoré leur dette d’une manière ou d’une autre, par l’allusion ou le pastiche [ainsi K.W. JETER avec Dr Adder, ou encore Michael BISHOP avec son Requiem pour Philip K. Dick] ; avec Dimension Philip K. Dick, Richard COMBALLOT réunit treize écrivains parmi les plus notables de l’imaginaire francophone, qui viennent à leur tour rendre hommage au génial auteur d’Ubik.

 

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Substance Mort de Philp K. Dick

[« A Scanner Darkly », 1977]

Plongée cauchemardesque dans le milieu des drogués. Jerry, qui cherche en vain par tous les moyens, à se débarrasser des insectes qui vivent dans sa tête et qu’il est le seul à voir. Barris, l’érudit dingo dont la logique implacable confine à la folie. Bob Arctor, qui en réalité est un flic infiltré, sauf que nul ne le sait - et que lui-même en doute.

Considéré par certains comme LE chef-d’oeuvre de Philip K. DICK.

 

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La Transmigration de Timothy Archer de Philip K. Dick

[The transmigration of Timothy Archer, 1982]

Folio SF boucle ses rééditions de la Trilogie divine avec la Transmigration de Timothy Archer, l’occasion de [re]découvrir les toutes dernières oeuvres de Philip K. Dick. Après l’intriguant SIVA et la parfois navrante Invasion divine, ce troisième tome, vrai beau roman, vient clore avec grâce la brillante carrière de Dick.

 

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L’invasion divine de Philip K. Dick

[Valis regained, 1982]

Deuxième volet de la Trilogie divine qui regroupe les dernières œuvres de Philip K. Dick, L’invasion divine se veut la suite directe de SIVA, surtout si l’on en croit le titre original [Valis regained soit SIVA « retrouvée »].

Il n’est pas indispensable d’avoir lu SIVA pour comprendre le second tome, mais ce serait un tort pour deux raisons : d’abord parce que certaines allusions d’ordre théologique [notamment à propos de la religion judaïque] et narratif [un certain rayon rose] y font directement référence ; ensuite parce que c’est un bien meilleur livre que L’invasion divine.

 

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SIVA de Philip K. Dick

[Valis, 1980]

Folio SF publie ce mois-ci un des derniers romans de Philip K. Dick [écrit deux ans avant sa mort] traduit en français sous le nom de SIVA [ce qui n’est pas sans créer une confusion avec la divinité hindouiste éponyme]. La première de couverture indique clairement que l’ouvrage est considéré comme le premier volume d’un cycle, celui de la Trilogie Divine, ce qui laisse supposer que suivront les rééditions de L’invasion divine et de la Transmigration de Timothy Archer, les deux derniers volets du cycle.

 

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Le dieu venu du Centaure de Philip K. Dick

[The Three Stigmata of Palmer Eldritch, 1965]

Barney Mayerson est le responsable de New York des conseillés prevogs des combinés P.P. de Leo Bulero, régnant commercialement sans partage sur le systéme solaire grâce à sa compagnie écran qui en fait distribue le D-liss, une drogue qui permet aux colons des planètes au climat austère de tenir le coup. Barney se lève un matin avec une nouvelle secrétaire pour apprendre que Palmer Eldritch, qui s’était exilé dans le système de Proxima du Centaure, revient dans notre système solaire. Quelles sont les raisons qui ont fait revenir Eldritch ? ...

 

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Blade Runner de Philip K. Dick

[Do Androids Dream Of Electric Sheep ?, 1968]

La Terre est véritablement un endroit où il ne fait pas bon vivre : la pollution radioactive d’après-guerre, comme la vermine, a fait disparaître un grand nombre d’espèces animales, et ces dernières sont une denrée rare sur une planète devenue stérile et peu habitable.
Rick Deckard vit à San Francisco. Un ancien flic, devenu blade runner : son travail est d’exterminer une autre vermine : les androïdes, que l’on ne peut identifier que grâce à des tests confondant leur empathie. Huit d’entre eux se sont échappés de Mars. Des Nexus-6, dont l’intelligence est bien supérieure à l’homme. Deckard reçoit pour mission de les "réformer"...

 

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Ubik de Philip K. Dick

[Ubik, 1969]

"Je suis Ubik.
Avant que l’univers soit, je suis.
J’ai fait les soleils.
J’ai fait les mondes.
J’ai créé les êtres vivants et les lieux qu’ils habitent ;
Je les y ai transportés, je les y ai placés.
Je suis.
Je serai toujours..."

 

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Philip K. Dick, Dernière conversation avant les étoiles de Gwen Lee

[What if our world is their heaven ? The final conversation of Philip K. Dick]

Cinq ans qu’ils soient parus aux Etats-Unis, les Editions de l’éclat nous offrent l’ultime série d’entretiens de Philip K. Dick, enregistrée quelques semaines avant sa mort.

 

Mr.C