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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Un space opera de très bonne facture qui ne se contente pas uniquement de respecter les règles du genre.
Lawrence Newton, adolescent rebelle nourri aux séries SF du XXIVe siècle, rêve d’espaces infinis, d’explorations de nouvelles frontières. Son père, riche notable d’Amethi, une planète en pleine terraformation, le destine à une grande carrière d’administrateur. Tout les coups sont permis, même les plus machiavéliques, pour atteindre cet objectif.
Pour échapper à l’emprise paternelle, Lawrence s’engage dans la Division de la Sécurité Stratégique de Zantiu-Braun.
La conquête spatiale coûte cher et seuls les intérêts privés permettent de financer l’implantation de colonies sur des nouvelles planètes. La DSS assure les retours sur investissement auprès des colonies Zantiu-Braun qui proclament leur indépendance.
Lawrence accepte ces missions de piraterie, c’est son job.
Destin peu glorieux mais, à l’aide d’Apogée, un logiciel informatique totalement furtif, ne perd pas espoir de concrétiser ses rêves. Surtout s’il parvient à s’approprier les mythiques richesses du Dragon Déchu.
Peter F. HAMILTON, au travers d’une trame classique, nous convie à la découverte d’Amethi, Thallspring et Santa Chico. Il décrit avec précision l’utilisation des trous de ver dans les voyages spatiaux (*) et les processus de terraformation d’Amethi. La description minutieuse de l’environnement technologique plonge le lecteur au cœur du ‘sense of wonder’ avec brio.
Cependant, le force majeure du roman réside dans son humanité.
Les différents protagonistes apportent autant de point de vue sur le fonctionnement des sociétés futures et HAMILTON, sans émettre d’opinion, laisse le lecteur critique des politiques menées par ces sociétés et des réflexions émises par les personnages.
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Enfin, quel plaisir de rencontrer les Humains génétiquement modifiés de Santa Chico d’autant plus humain que leur aspect physique génère un sentiment de rejet chez les puissants guerriers de la DSS. Leur société est une très belle utopie ‘naturelle’ dans laquelle l’homme se modifie pour entrer en symbiose avec son environnement. Des écologistes ultimes qui utilisent des OGM, hérésie à notre époque. Mais, le roman est porteur de nombreuses hérésies idéologiques et c’est tant mieux pour la réflexion du lecteur qui pourra échapper au manichéisme ambiant. |
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