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Publié le 30/10/2002

En approchant de la fin de Andrew Weiner

[Getting near the end]

ED. DU BELIAL’ / ORION, 2000 - REED. FOLIO SF n°106, 2002

Par PAT

Martha Nova a un secret. Elle peut voir l’avenir. Elle sait que ce monde tire à sa fin. Elle en prédit même sa chute. Et ses chansons parlent pour elle. Son succès est d’ailleurs planétaire, énorme, délirant.

Planquée dans un hôtel de New York avant la réception qui annoncera la sortie de son nouvel album, la chanteuse attend la mort, car elle sait bien qu’elle viendra. Pour tout le monde, peut-être ?


Récit sombre, récit intimiste, mais surtout récit particulièrement bien construit, le roman est bien difficile à lâcher une fois la première page tournée.

Sombre, désespéré, fataliste à l’extrême, En attendant la fin n’est pas à proprement parler un roman amusant. L’atmosphère qui en émane est d’une tristesse absolue, mais à l’instar d’un morceau des Bad Seeds ou d’un titre d’Einstürzende Neubauten, c’est d’une tristesse très inspiratrice qu’il s’agit.

Rien de gratuit ni de complaisant dans la description d’un monde à l’agonie, mais bien un sentiment d’impuissance face à l’absurdité de toute action, face à l’inutilité même de l’existence. Le monde s’écroule, les guerres le ravagent, les épidémies y foisonnent et l’humanité crève de misère. Un constat amer et désabusé qui contamine assez vite le lecteur. Nihilisme ? Peut-être. Mais l’histoire n’est pas dépourvue l’espoir.

L’ensemble est d’ailleurs très bien raconté, via la méthode classique qui consiste à alterner l’action vécue par plusieurs personnages. Martha, mais aussi Levett (son manager), Duke et surtout Denning, l’unique survivant de la première expédition terrienne sur Mars. Un voyage qui n’a, à priori, rien à voir avec l’histoire qui nous occupe


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Au final, si le roman de Andrew Weiner vaut principalement pour l’ambiance qui en découle, le lecteur passe un excellent moment, avec une SF anti-spectaculaire, assez lyrique et profondément humaine.

Un mot, tout de même, sur le manque de soin apporté à la correction. On tombe bien trop souvent sur des fautes d’orthographes, des coquilles ou même de simples fautes de grammaire pour rester de marbre à la lecture. Si un lecteur lambda s’en aperçoit, imaginez ce qu’un vrai correcteur pourrait trouver.

Certes, Folio SF est une collection grand public, certes Folio SF a droit à l’erreur, mais ce n’est pas non plus la première fois que ce genre de chose se produit, et n’allez pas me raconter que Gallimard est trop pauvre pour soigner ses bouquins. Ultime possibilité, Gallimard se fout de notre gueule, mais ça, je me refuse à le croire. Quoi que.