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Publié le 23/10/2002

Engrenages de R. Zelazny et F. Saberhagen

[« Coils », 1982]

ED. FOLIO SF INEDIT, 2002

Par PAT

Folio SF continue son bonhomme de chemin et propose régulièrement des titres inédits. C’est le cas de « Engrenages », écrit à quatre mains par deux monstres de la SF, Zelazny et Saberhagen. « Engrenages » est un mélange des genres, qui surfe sur le polar technologique à la Gibson [mondes virtuels] tout en s’offrant au passage des airs de Sturgeon ou de Silverberg [mutants qui vivent leur don comme une malédiction]. Mais si l’enthousiasme est là, la subtilité s’est perdue en route.


Tout commence quand Donald Belpatri comprend que sa jolie vie n’est qu’une façade. Homme élégant et riche, il reçoit chaque mois une importante somme d’argent sur son compte, sans jamais se soucier de sa provenance. Grâce à Cora, sa compagne du moment, il découvre que ses souvenirs sont faux. Qui lui a trafiqué la mémoire, et pourquoi ?

Au fil de ses investigations, il prend conscience d’un don particulier : Le pouvoir de se projeter mentalement dans n’importe quelle machine électronique, et d’en prendre le contrôle. Surfant sur les réseaux informatiques mondiaux, il retrouve des bribes de mémoire.

C’est la Compagnie Angra qui lui a trafiqué le cerveau, suite à ses scrupules quant aux activités de la dite compagnie. Une compagnie qui a recruté d’autres individu[e]s aux dons précieux. Lire les esprit, ou tuer des gens à distance pour éliminer la concurrence. Quand le directeur d’Angra se rend compte que Belpatri est bien décidé à retrouver son passé, il décide de l’éliminer, enlevant au passage Cora. Dés lors, la guerre est lancée.

Comme on s’en doute, rien n’est épargné au lecteur. La femme enlevée, le scénario abracadabrant, les affrontements singuliers méchant/gentil si chers aux américains, etc... Au-delà de son aspect peu engageant, Engrenages contient néanmoins beaucoup de bonnes idées, même s’il aurait sans doute mérité des personnages plus fouillés. On sourit souvent, on soupire parfois, mais il faut reconnaître que l’histoire a du rythme, se lit facilement, et remplit finalement son rôle de pur produit récréatif.


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Un mot sur la quatrième de couverture, qui a le douteux mérite d’être fausse, tout en livrant sans pudeur la fin de l’histoire. C’est dommage, car la petite surprise finale était la seule idée vraiment intéressante du livre. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Folio SF fait ce genre de couac [voir la critique de La fin de l’éternité d’Asimov]. Espérons que le tir se corrige de lui-même dans les prochains ouvrages !