
• liens auteur :
• liens rubrique :

C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Par PAT
Impossible de ne pas penser à "Martians, Go home !" de Fredric BROWN quand on lit la première nouvelle de "Envahisseurs !" : des petits hommes verdâtres apparaissent par le plafond de la salle de bain du narrateur.
Seul à les voir, il devient dingue.
L’édition de poche chez FOLIO SF reprend les deux volumes parus au Bélial, "Signaux lointains" et "Envahisseurs".
Si le propos est cocasse [c’est également le cas de L’homme qui avait de la chance et de Crise du logement], l’ensemble reste pourtant poétique, mélancolique et parfois très sombre, comme dans le superbe Devenir indigène, qui met en scène un extraterrestre chargé d’étudier la terre. Il fera tout pour devenir humain, au risque d’y perdre sa propre nature.
Les vagues rappellent En approchant de la fin. L’économie s’est écroulée et le monde est désormais au point mort. Mais si les hommes sont aujourd’hui oisifs et globalement heureux, encore faut-il se trouver des raisons d’avancer. Jusqu’à la reprise·
Très inquiétant, En songe traite de virus mental [mais est-ce un virus ?]. Des astronautes de retour des étoiles font toujours le même étrange rêve : une plaine rocailleuse au bout de laquelle s’élève un gigantesque mur. Qu’y a-t-il derrière ? Ce rêve obsédant finit par contaminer la population terrienne, pour le pire, sans doute, mais est-ce vraiment si sûr ?
Un mot également sur La machine de Klein, court texte impactant qui tourne autour d’un dingue convaincu d’avoir voyagé dans le temps.
|
Nature de la réalité, folie circonstanciée, délire total, nostalgie déprimée, on trouve de tout dans "Envahisseurs !", et c’est ce qui fait la force du recueil. On aimerait bien en avoir un peu plus. |
|---|
A LIRE AUSSI :
> La fiche bio / biblio de WEINER Andrew [et d'autres critiques]