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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

PRIX MASTERTON 2005
Rappelons que si nous émettions quelques doutes sur « Nuit de Colère », « Rivage des intouchables » [en Folio SF. Qu’attendez-vous pour le lire ? qu’il soit interdit ?] nous avait calmé, opération également très bien réalisée par "Forêts secrètes".
On ne résumera évidemment pas ici les nouvelles [dont deux inédites, et pas n’importe lesquelles] qui composent le recueil, mais on s’attardera quand même sur « Le serpent à Collerette », splendide ouverture sur l’éternel viol de l’enfance qu’est la disparition du père et la reconstruction familiale. Un texte qui fait mouche, qui fait mal, et qui en a profité pour rafler le Prix Masterton 2004, ce dont personne ne se plaindra.
Un peu plus loin, le très beau et très sombre « Mêrêlune » nous rappelle que le Grand Océan n’est pas que limpide et doux [un texte à rapprocher du très bon « Les Selkie » de Robert Holdstock, dans le recueil « Dans la vallée des statues », Lunes d’encre], et qu’un fantasme peut rapidement tourner au cauchemar.
Changement radical de décor avec « La nouvelle Alice », hilarante et improbable rencontre entre l’impertinente Alice [de retour du pays des merveilles] et le vieillissant Marquis de Sade, pour un résultat superbe de drôlerie et de légèreté.
Mais si BERTHELOT sait s’amuser, il sait aussi embarquer son lecteur de l’autre côté de la toile [« Peinture de nuit » ; d’une franche gaieté], ou dans la description d’un monde scandaleusement injuste [« Le cœur à 3 temps », magnifique conte pour enfants et adultes à mettre en rapport avec le déjà loué « Rivage des intouchables »].
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Au final, le lecteur prend un immense plaisir à découvrir ces histoires courtes, cette fausse naïveté, cette étonnante maîtrise du verbe et ce regard doux-amer que BERTHELOT porte sur ses semblables. Précipitez-vous, « Forêts secrètes » est un vrai bonheur. |
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