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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Takeshi Kovacs est de retour sur Harlan, sa planète d’origine. Monde essentiellement aquatique dont la particularité se trouve en orbite. En effet, des artefacts martiens y sont en positions depuis de millénaires et ont pour mission de vaporiser, dans un grand jet d’énergie, tout objet volant à plus de 400 mètres d’altitude.
Kovacs occupe son temps en réglant ses comptes avec une bande de barbus responsables de la « vraie » mort de son amour perdu. Mais après être venu à l’aide d’une jeune femme dans un bar, l’ex Diplo va devoir interrompre ses activités afin de la suivre pour se mettre au vert. Enfin façon de parler, car elle l’entraînera à New Hokkaido, avec son groupe de DéClass, pour partir à la chasse aux minmils [Ces machines de guerre devenues autonomes qui prolifèrent dans la zone].
Ce qui aurait pu passer pour une petite promenade de santé pour Kovacs, l’ex-Diplo dur à cuire, va vite se transformer en grosse galère. Les Premières familles sont à leurs trousses, ils veulent à tout prix récupérer Sylvie, la DéClass sauvé par Tak, La partie consciente de celle-ci semble être parasitée par le fantôme de Nadia Makita, plus connu sous le pseudo de Quellcrist Falconer. Celle qui est à l’origine de la rébellion qui, quelques siècles plutôt, faillit renverser le pouvoir en place. Et pour s’assurer de leur succès, les Premières Familles font appel à un jeune Diplo, l’un des plus doué et des plus efficaces de sa génération... Takeshi Kovacs.
Efficace
Voilà c’est fini, c’est la dernière fois que l’on a l’occasion de lire une aventure de Takeshi Kovacs, il n’y en aura pas d’autres [enfin jusqu’à ce que l’auteur est besoin d’argent...]. Mais après ce triste constat, place au réjouissement. Takeshi ne reviendra pas, ok. Mais il part en beauté. Ce qui avait fait la force de ces deux premiers romans est toujours bien présent, à savoir des scènes fortes, dures et taillées pour marquer les esprits.
Mais à coté de l’aspect film d’action, MORGAN ajoute cette fois la touche qui faisait un peu défaut dans les deux précédents livres. Il s’attarde enfin sur son personnage central. Lui donne de la consistance. Et la confrontation entre le jeune et le vieux Kovacs n’y est pas pour rien. Cette troisième aventure de Kovacs est l’occasion d’explorer la personnalité du personnage et de comprendre son cheminement psychologique qui l’a mené à être ce qu’il est. Pour la première fois, MORGAN semble moins enclin à traiter son personnage uniquement comme un instrument post-humain bourré de technologie. Il donne enfin un vrai visage humain à cette formidable machine à tuer. Bon, il ne faut tout de même pas s’attendre à une étude de personnalité poussée à l’extrême, "Furies Déchaînées" reste avant tout un livre centré sur l’action, mais on en apprend beaucoup sur Kovacs et sur ses motivations personnelles.
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Pour ceux qui ne connaissent pas encore Kovacs, n’hésitez pas et offrez-vous les trois livres. Aucun risque d’être déçu. Pour les autres, je ne me fais pas de soucis ils n’auront pas attendu cette critique pour ce précipiter chez leur libraire. Ah ! Oui une dernière chose pour ceux qui, une fois le livre en main, seraient saisis d’un doute. Surtout ne vous fiez pas à la couverture, la qualité du contenu est inversement proportionnelle à celle de l’illustration. |
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