Lorsque sort son premier roman en 1984, Neuromancien, c’est un succès fulgurant, et tous les prix lui sont décernés : Hugo, Nebula et P.K.Dick Award.

Il faut dire que ce premier roman est aussi le pionnier d’un genre S.-F. nouveau, le cyberpunk, qui intègre à la panoplie habituelle de la science-fiction des technologies alors émergentes comme le réseau internet et la réalité virtuelle.


LE CYBERPAPE

William Gibson n’a que six ans lorsque son père meurt, loin du foyer familial, pendant un voyage d’affaire. De son propre aveu, ce choc pousse le jeune garçon a grandir en adolescent introverti et à développer une grande passion pour les livres et, en particulier, la science-fiction.

Sa mère meurt à son tour lorsqu’il a 18 ans, et le traumatisme ne facilite pas ses débuts dans la vie. Exilé au Canada pour échapper à la conscription américaine (Guerre du Vietnam oblige), l’année suivante en 1967, William Gibson s’inscrit à l’Université en Littérature anglaise, et écrit ses premières nouvelles.

Après Neuromancien, Gibson est reconnu comme la voix cyberpunk la plus crédible. Sur fond de mégalopoles en décrépitudes, la suite de son œuvre mettra en scène des corporations sans âme, des hackers au cerveau branché sur le silicium, des avatars paranoïaques et des intelligences artificielles psychologiquement perturbées...

D’autres auteurs comme Bruce Sterling, Pat Cadigan, Michaël Swanwick ou plus près de nous Greg Bear, enrichissent le cyberpunk après lui, mais le travail de William Gibson a posé rien de moins que les bases d’une partie de la SF du XXIème siècle.

Dans ces ouvrages les plus récents, (Identification des schémas et Tomorrow’s parties), Gibson s’est encore plus éloigné des repères SF pour écrire une littérature plus "blanche" qui d’ailleurs ne s’inscrit plus dans le futur...

Dans le même temps, Gibson gagne en lisibilité et réussit à développer toujours plus loin les thématiques qui sont les siennes, s’intéressant à de nouvelles questions contemporaines : les nanotechnologies, le pouvoir des médias et du merchandising, la fascination moderne pour la célébrité...
Gibson est sans aucun doute l’un des auteurs de SF les plus clairvoyants quant à l’avenir que nous promettent les nouvelles technologies et les interrogations qui ont suivi le 11 septembre 2001.

William Gibson vit aujourd’hui à Vancouver, au Canada, avec sa femme, rencontrée dans les année 70 et leurs deux enfants. L’un de ses secrets pour écrire : il ne regarde quasiment jamais la télévision, et ce depuis qu’il a 15 ans.



Lire la critique

COMMANDER

La Machine à différences
de William Gibson et Bruce Sterling

[The Difference Engine, 1991]

Fantaisie victorienne, La Machine à différences sacrifie aux lois du genre tout en exploitant un thème proche des préoccupations des papes du cyberpunk : la naissance d’une société informatisée et les enjeux de pouvoir qui en découlent.

 

Lire la critique

COMMANDER

"Identification des Schémas" de William GIBSON

["Pattern Recognition", 2004]

Cayce POLLARD est une spécialiste très recherchée en design publicitaire. Mais Cayce est aussi une Filmeuse, l’une de ses milliers d’internautes obnubilés par ces séquences anonymes et fascinantes qui depuis quelques temps apparaissent régulièrement sur la Toile.

Lorsque le boss d’une agence internationale de pub, lui offre tous les moyens de trouver l’origine du Film, elle accepte en ayant conscience de signer un contrat faustien...

 

Lire la critique

COMMANDER

« Mozart en verres miroirs », anthologie réunie par Bruce STERLING

[« Mirrorshades », 1986]

Anthologie mythique et fondatrice du mouvement cyberpunk, « Mozart en verres miroirs » est un recueil de douze nouvelles très différentes dont le point commun est moins une pseudo obsession pour les technologies du futur qu’une formidable audace imaginative.

 

Lire la critique

COMMANDER

« Neuromancien » de William GIBSON

[« Neuromancer », 1984]

Case s’est fait démolir le système nerveux : pris en flagrant délit de piratage par son employeur, le hacker s’est fait griller.

Le mystérieux Armitage lui offre la possibilité de se reconnecter au cyberspace et Case s’embarque dans une mission complexe à l’intérieur du réseau de la Matrix, représentation graphique 3D d’une sorte d’internet puissance 1000...

 

DOSSIERS :

> L'interview - Le Cyberpunk, de William Gibson à Maurice Dantec [juin 2006] > L'interview - William GIBSON dans la matrice : son apport au cinéma [novembre 2005]

Mr.C