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LE PERE DE "DUNE"
Le succès du Cycle de Dune est tel - on parle de plus de 15 millions de bouquins vendus - qu’il a éclipsé tout ce qu’HERBERT a pu faire ou écrire par ailleurs. Pourtant Frank HERBERT a créé bien plus que cette saga...
Aux débuts des années 60, Frank HERBERT, journaliste d’une quarantaine d’année qui a déjà quelques romans de SF à son actif, part dans l’Oregon, s’informer sur des travaux du US Department of Agriculture concernant la progression des dunes de sables et les moyens scientifiques de les stabiliser.
Passionné par le sujet, qui rejoint son intérêt pour l’écologie, il travaille pendant cinq ans autour de l’idée, y adjoint des thématiques personnelles [le fanatisme, la guerre économique], publie une première série de textes courts, dans le magazine Analog puis, en 1965, le premier volume de ce qu’il conçoit alors comme une trilogie, « Dune ».
Il ignorait alors qu’il venait de donner naissance au plus grand succès populaire de la littérature de science-fiction...
Frank HERBERT a voulu très jeune devenir écrivain. Fils de fermier, il a fait ses études à Washington, puis a vécu de petits boulots : photographe, caméraman pour une chaîne de télé locale, animateur radio.
A 21 ans, il a épousé Flora Parkinson, qui lui donnera une fille, Penny. Il divorce quatre ans plus tard, et se remarie en 1946 avec Beverly Ann Stuart, et ensemble, ils auront deux enfants.
HERBERT se lance dans la S.-F. dans les années cinquante [il avait déjà publié quelques nouvelles, mais pas de la science-fiction, et il signait d’un pseudonyme].
Astounding science fiction, Amazing stories et d’autres revues le publient. En 1956, son premier roman, « Le Monstre sous la mer » est récompensé par le prix international de Science Fiction. Ca démarre bien !. La parution de « Dune » en 1965 lui vaut un succès immédiat qui ne démentira plus jamais [il a pourtant essuyé de nombreux refus d’éditeurs avant de réussir à le publier].
Le public adopte immédiatement ce space-opera aux dimensions galactiques et aux intrigues dignes des tragédies grecques. C’est la première fois que les préoccupations écologiques sont si bien exprimées dans un roman de SF. Avec une grande virtuosité et beaucoup d’intelligence, Frank HERBERT a su traiter de thèmes difficiles [la politique, la religion] et rester accessible. Il obtient le prix Nebula [le premier qui soit décerné] en 1965, puis le prix Hugo en 1966 [ex-aequo avec « Toi l’immortel » de R. ZELAZNY].
L’enseignement, et surtout sa grande passion pour l’écologie, l’éloignent régulièrement de sa machine à écrire : missions écolo-sociologique au Pakistan et au Vietnam en 1971, une année comme professeur à l’université de Washington en 1972. En 1980, l’université de Seattle lui décerne le titre de Docteur de l’Humanité.
Mais chaque fois HERBERT renoue avec sa vocation d’écrivain. A côté de la saga de « Dune », qu’il poursuivra pendant près de vingt ans sur six volumes, il lance d’autres cycles qui trouveront eux-aussi leur public.
En 1984, il travaille avec David LYNCH sur l’adaptation cinématographique de « Dune ». Le succès en salle est très limité, la critique trouve le film raté, mais HERBERT le salue comme fidèle à son oeuvre. Il meurt deux ans plus tard, le 11 février 1986, d’une embolie pulmonaire.
Son fils aîné, Brian HERBERT, né en 1947, a poursuivit la saga de « Dune », en collaboration avec Kevin J. ANDERSON, avec deux nouvelles trilogies, « Avant Dune » et « Dune, la genèse », et deux volumes censés remplacer le septième tome du cycle originel, « Dune 7 ».
BIBLIOGRAPHIE
Le Cycle de « Dune » :
Le Cycle du "Bureau des Sabotages" :
Le Cycle du "Programme Conscience" :
« Les Fabricants d’Eden » [« The Heaven’s Makers », 1968]
« La Barrière Santaroga » [« The Santaroga Barrier », 1968]
« Et l’Homme créa un Dieu » [« The God Makers », 1972]
« La Ruche d’Hellstrom » [« Hellstrom’s Hive », 1973]
« La Mort Blanche » [« The White Plague », 1982]
« L’Homme de deux mondes » [Man Of Two Worlds », 1986]

C’est une planète, un gigantesque désert de sable qui n’intéresserait personne si elle n’était la seule source du bien le plus rare de l’univers : l’Epice. L’Epice donne la prescience, permet le voyage dans l’espace et allonge la vie. L’Epice attire toutes les convoitises...
« Dune » est l’une des sagas de science-fiction les plus célèbres au monde... et c’est justifié.
Par vengeance, John Roe O’Neill un scientifique irlandais qui a perdu sa femme et ses deux fils dans un attentat, met au point un virus qui ne tue que les femmes...
Un roman proche du thriller, mené comme un polar, avec un style très différent de celui des sagas dunesques.
Mr.C