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Publié le 09/01/2010

Homo Vampiris de Fabien Clavel

ÉD. MNÉMOS, NOV. 2009


Par paul muad’dib

Si le thriller et le fantastique restent dans la majorité des cas le joujou des auteurs anglo-saxons, les français se frottent parfois à ce genre de récits. Professeur de français à Budapest, Fabien Clavel tente avec Homo Vampiris de surfer sur la vague de la littérature « BitLit » qui déferle sur l’Europe, menée par le succès de Twilight.


Au fait, le « BitLit » c’est quoi ? Un sous-genre de la fantasy urbaine où les vampires, loups garous et autres créatures aux crocs pointus côtoient les humains dans un monde semblable au nôtre. Exemple ? Buffy contre les vampires.

Homo Vampiris prend place dans un futur proche. Le roman débute en Roumanie, avec l’histoire d’un individu nommé Zero, détenu dans une clinique d’un genre très particulier baptisée « l’Usine ». Il s’en échappe de manière spectaculaire pour tenter de rejoindre ceux qu’il appelle ses bébés. Chaque chapitre nous entraîne auprès d’un personnage différent. Nina tout d’abord, jeune étudiante française en formation supérieure à Londres, qui assiste à une conférence menée par Ashenti, haut dignitaire de l’ONU à l’étrange aura charismatique. Mal à l’aise devant le regard insistant du dignitaire, Nina quitte précipitamment la conférence. Pas vraiment intégrée, elle est en quête de repères dans une société qui ne l’a jamais vraiment acceptée. Ashenti, le diplomate, finit par la contacter et l’impliquer dans une lutte ancienne menée par un groupe de vampires rebelles. Le récit présente ensuite petit à petit les membres du groupe de vampires, Nemrod le lycanthrope, Fedora la danseuse étoile, Epone à la mémoire prodigieuse et Marcus le télékinésiste, avec un subtil usage de flashbacks.

Fabien Clavel alterne le récit des actions passées et présentes du groupe vampirique. Il présente ainsi leurs vieilles amitiés et leurs intérêts, en désaccord avec ceux de la faction vampirique régnante : les Bathory. Les fils de l’intrigue se croisent et s’entrecroisent par le biais de chapitres courts au service de l’action, avec parfois des scènes particulièrement spectaculaires, jusqu’au bouquet final.
L’auteur exploite certains problèmes énergétiques et écologiques de notre époque pour donner un caractère anticipatif à son roman. Au XXIe siècle, le scandale de la production d’essence est à son comble, devenue trop chère même pour un haut fonctionnaire de l’ONU, obligé de voyager dans le transsibérien express qui traverse toute l’Asie et la Russie. Une belle occasion de renouer avec les ambiances particulières décrites dans les romans d’Agatha Christie.

Le roman présente néanmoins quelques défauts. L’auteur se débarrasse un peu trop facilement de certains protagonistes de l’histoire et le mystère qui plane sur Nina est trop facilement percé. Trop court, le texte aurait mérité un peu plus de matière, histoire de profiter de l’ambiance mise en place par Fabien Clavel.

Pour terminer, la présence de nombreuses coquilles de grammaire et d’orthographe viennent entacher la bonne lecture du roman, surtout dans sa partie finale.


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Fabien CLAVEL montre qu’il a de réelles capacités de conteur, et confirme la bonne impression donnée aux lecteurs de ses romans situés dans l’univers de Nephilim. Cette première incursion dans l’univers « BitLit » est de bon augure et plaira sans doute aux fans du genre comme à ceux qui apprécient d’habitude les thrillers. À suivre donc.