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En 6ème, l’élève Stéphane BOILLOT-COUSIN découvre grâce à sa prof. de français l’un des recueils de la "Grande Anthologie de la SF" de Gérard KLEIN. Scotché, il dévore une bonne partie de la collection, découvrant la SF anglo-saxonne par son versant le plus accrocheur : les nouvelles.
Devenu professeur de Lettres et d’Histoire-Géo dans un lycée professionnel, il entretient sa passion. Rédacteur en chef d’un petit fanzine, MaëlstroM, qui connaîtra 5 numéros, il écrit lui-même des textes courts, contacte les revues SF, entre en relation avec Francis VALERY qui lui donne quelques conseils.
A la recherche d’un pseudonyme, il acolle le prénom de sa femme, Johanna, et celui de son... chien Elliot... L’ensemble lui semblait plus élégant que son nom véritable.
De Convention SF en prises de contact, HELIOT se fait peu à peu connaître par le milieu de la SF française : il place ses « Messagers du Chaos » dans une anthologie de nouvelles baptisée « Invasion 1999 », et publiée par Gilles DUMAY chez Orion.
Puis, repéré par Michel TONDELLIER et d’autres, vend plusieurs autres textes courts qui dénotent une imagination grandiloquente et un talent de conteur remarquables.
Son premier roman, « La Lune seule le sait », commandé par Mnémos, a l’audace d’une première œuvre : mêlant steampunk et space-opera, HELIOT y confronte les époques, les personnages réels et les personnages historiques, avec une science jubilatoire du collage qu’on retrouve chez plusieurs jeunes auteurs français, comme Fabrice COLIN par exemple.
Signe de son succès, depuis septembre 2002, Johan HELIOT s’est mis en disponibilité de l’Education nationale pour se consacrer entièrement à l’écriture.
Trois romans situés dans la même uchronie steampunk : en 1870, l’armée de Napoléon III a vaincu les Allemands à Sedan, permettant à l’Empereur de dominer l’Europe. Autre événement majeur : en 1889, en pleine Exposition Universelle, des extra-terrestres, les Ishkiss, arrivent à Paris et deviennent des alliés de choix pour la France, fournissant armes et vaisseaux d’une technologie inconnues.
Jules verne, La Commune, L’Empereur, Victor Hugo... Johan HELIOT s’amuse avec l’Histoire et réussit le pari d’un roman steampunk à la française d’une belle originalité .
« Reconquérants » - ED. MNEMOS / ICARES, 2001
Encore un uchronie [ce n’est pas pour rien que Johan HELIOT est prof. d’Histoire...]. La bifurcation se situe cette fois en 44 avant-JC : après la mort de César, plusieurs familles romaines fuient Rome en galère et accostent... en Amérique ! [ah ben oui, HELIOT faut qu’il fasse les choses en grand...].
L’histoire démarre lorsqu’en 1551 les nouveaux Romains se lancent à la conquête du Vieux Continent...
« Pandemonium » - ED. DU BELIAL’, 2000
Sur la même recette que « La Lune... », HELIOT patchwork à plaisir le Paris du XIXème siècle, Vidocq, vampires et d’improbables extra-terrestres, dans une parodie de feuilleton rocambolesque savoureux, mais sans grande épaisseur. Ceci dit, l’aisance du style fait glisser une histoire qui semble chercher à battre le record des invraisemblances, pour notre plus grand plaisir.
« Faerie Hackers » - ED. MNEMOS / ICARES, 2003
« Faerie Thriller » - ED. MNEMOS / ICARES, 2005
« Obsidio » - ED. DENOEL / LUNES D’ENCRES, 2003

Le monstre ? Un colosse masqué de cuir à la cruauté écoeurante, qui aime découper ses victimes à la tronçonneuse lorsqu’elles échouent à déjouer ses énigmes - tout en filmant la scène.
Le héros ? Un chasseur de prime haut de gamme, obèse et obsédé par les fast-food.
Le résultat : l’un des meilleurs CVH de la première saison.
Adolf Hitler saluant sur fond jaune canari. C’est au tour de Johan HELIOT de proposer un texte dans la désormais très reconnaissable collection novella SF des éditions du Rocher. Première réaction à chaud, ouvrage vite lu. Seconde réaction, rien que du réchauffé et au final vite oublié. Il faut bien vivre ma pauvre dame..
On peut se demander comment il est possible d’établir un lien entre deux univers, la Faërie [monde fantastique où vivent fées et autres créatures magiques] et le hacker [A l’origine, programmeur de génie ou bidouilleur, puis pirate des réseaux] qui sont situés aux antipodes l’un de l’autre. Johan HELIOT se propose pourtant de le faire avec ce court roman et il y parvient de manière fort amusante.
Mr.C