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L’Albanie. On a parfois un peu de mal à situer le pays sur une carte. On pense en effet d’avantage aux Albanais du Kosovo ou de Macédoine qu’à l’Albanie, petit pays des Balkans longtemps coupé du monde à cause de la paranoïa de son dictateur Enver HODJA et de son stalinisme délirant. Et c’est justement ce régime et ses revirements successifs qui seront au cœur de l’œuvre de KADARÉ , de la rupture avec l’URSS au rapprochement puis à la rupture avec la Chine, prélude à un isolement total du pays.


Après une enfance marquée par la guerre, KADARÉ commence des études littéraires à l’université de Tirana, qu’il poursuit à l’institut GORKI de Moscou jusqu’en 1960, interrompues par la rupture Albano-Soviétique. Il a pu y découvrir la culture russe qui sera, avec SHAKESPEARE, la tragédie grecque et le folklore albanais, l’une de ses influences majeures.

De retour au pays, il commence par publier des poèmes, puis en 1963 son premier roman, « Le Général de l’armée morte », qui lui apporte d’emblée une consécration internationale. Il devient dès lors la voix de l’Albanie à l’étranger, et est presque le seul Albanais à pouvoir quitter son pays.

Remarqué par le régime, il est nommé député de 1970 à 1982, poste purement honorifique puisque le parlement n’avait alors aucun pouvoir. C’est d’ailleurs paradoxalement à cette période que son œuvre romanesque va dénoncer le totalitarisme du régime.

Interdit de publication au cours des années 70, il continue d’écrire mais ne publie plus. Il faudra attendre 1981 pour que sorte en librairie son nouveau livre, "Le palais des rêves", critique métaphorique mais d’une incroyable hardiesse du totalitarisme. Le livre est immédiatement censuré, et son auteur sera à nouveau interdit de publication jusqu’en 1985, année de la mort d’Enver HODJA.

KADARÉ demande à son successeur de démocratiser le régime. Si le successeur de HODJA reconnait la légitimité de la demande de l’écrivain, il ne lui donne pas suite. KADARÉ décide alors de s’exiler en France [où il obtient l’asile politique], et de ne revenir en Albanie qu’une fois la démocratisation effective. Ce n’est donc qu’au début des années 90 qu’il retourne dans son pays. Il vit aujourd’hui entre l’Albanie et la France.

Auteur d’une œuvre prolixe et souvent remarquable, traduite en plusieurs dizaines de langues, il est l’écrivain albanais le plus reconnu, ses thèmes de prédilection étant l’histoire des Balkans et de l’Albanie, l’absurdité du totalitarisme et les anciennes légendes. Il n’est pas impossible qu’il reçoive un jour le prix Nobel de littérature.



Lire la critique

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"Le palais des rêves" d’Ismail KADARE

["Pallati i endrrave", 1981]

Rejeton d’une illustre famille de grands serviteurs de l’Etat, Mark-Alem est embauché dans la plus secrète, la plus puissante, la plus terrifiante institution qui se puisse imaginer : une administration chargée de collecter, jusque dans les provinces les plus reculées, les songes de tout un chacun, de les rassembler dans un lieu unique, puis de les trier, de les classer, de les interpréter, afin d’isoler ces " maîtres-rêves " dans lesquels le destin de l’Empire et de son tyran pourra être déchiffré.

Une état totalitaire absurde inspiré par l’Albanie d’Enver Hoxha.

 

Olivier