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Publié le 01/06/2003

’L’anneau de Ritornel" de Charles HARNESS

["The ring of Ritornel", 1968]

EDITIONS FOLIO SF

Par Mr.C

Curieux mélange entre Space Opera et poésie génétique, L’anneau de Ritornel est un livre à part dans un genre particulier. Inconnu sous nos longitudes, Charles HARNESS trouvera sans doute de nouveaux lecteurs, via un livre original et attrayant.


Globalement assez classique, l’intrigue de cour qui fait office de lien entre les différents protagonistes est un modèle du genre : un univers galactique [12 galaxies unies, pour être exact] gouverné par un seul homme, l’empereur Obéron. Un monde ultra-hiérarchisé, à la fois technologique et médiéval dans son fonctionnement. Une assise scientifique tout sauf crédible [avec de vrais monstres de l’espace qui se nourrissent d’énergie]. Et dans tout ça, un homme seul, James Andrek, habile avocat, inlassablement à la recherche de son frère poète, et amoureux [pour son malheur] de la fille d’Obéron.

De cette tragédie galactique quasi-antique naît une histoire palpitante, dans laquelle rebondissements et voyages transdimensionnels s’enchaînent allègrement. HARNESS s’essaye même à la Hard-Science, mais les explications ne tiennent pas le choc, notamment quand il s’aventure sur le terrain génétique et le clonage.

Les infos sont dépassées, mais ça n’enlève heureusement rien au charme du roman, qui mise beaucoup plus sur l’intelligence du héros que sur ses muscles [d’ailleurs absents].

Dans un Space Opera officiel, la chose est notable et bienvenue. La lecture de L’anneau de Ritornel s’avère plaisante, fluide et même assez prenante. On regrette parfois un certain manque de profondeur, mais on retrouve assez facilement son âme de môme, prêt à s’émerveiller pour tout ce qui touche de près ou de loin aux étoiles.

À recommander, donc.


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[Un bémol, peut-être sur la couverture remarquablement hideuse commise par l’abominable [et indétrônable, au même titre qu’un certain SIUDMAK] MANCHU : une araignée en contre jour qui descend vers un astronaute en scaphandre muni d’une espèce de dague. Bravo, trop tendance. C’est typiquement le genre de truc qui entraîne trois choses : la honte à l’achat, la honte à la lecture. Et au final, l’énervement.

C’est d’autant plus désagréable que les illustrateurs talentueux et originaux ne manquent pas [Carré et Scala, pour ne pas les nommer]. Je sais bien que le "Space Opera" véhicule une imagerie propre, mais ce n’est pas non plus une raison pour en abuser.]