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Publié le 08/05/2002

"L’univers en folie" de Fredric BROWN

["What mad universe", 1950]

REED. FOLIO SF

Par oman

Keith Winston est journaliste dans un magazine de science fiction, Aventures extraordinaires. Il vient de tomber amoureux de la rédactrice du journal Harmonie parfaite, journal que détient le magnat de la presse Borden, également propriétaire d’ Aventures extraordinaires. Ce dernier a invité Winton pour la soirée.

Le même soir, la première fusée lancée vers la Lune retombe... sur la maison de Borden. C’est l’explosion. Winton, rescapé, décide de repartir vers son domicile, du moins dans ce qui semble être son monde...


Un univers en folie ?

Passé le début de ce roman, où la couleur est annoncée, ce roman est une parodie des vieux romans de space opera où le héros se retrouve dans un univers parallèle. Un héros qui finalement ne se plait pas où il est, à quel poste il est et dans la situation où il est, va vivre les aventures abracadabrantes du péquenot venu d’un autre monde où les mœurs sont différentes, l’histoire est différente.

Mais personnellement, je m’attendais à quelque chose de plus loufoque. Le titre "L’univers en folie" présupposait quelque chose de plus... de plus abouti en terme de parodie, en terme de délire. Eh bien, non.

Le ton n’est pas des plus fous, la parodie n’est pas poussée, la critique des space opera n’est pas des plus acerbes.

Quelques bonnes idées comme la machine à coudre, le calaminage permettent au roman de rester une vaste plaisanterie, car ce roman est finalement une pâle parodie. L’humour est peut-être si fin qu’on n’en voit pas la couleur.

Je n’ai pas accroché à cet humour. On dirait que l’auteur oscillait entre le roman parodique et le roman sérieux. Je trouve que ce roman n’arrive pas à la cheville du guide galactique où, on pourra reprocher à Adams d’être allé parfois trop loin et d’être trop lourd à force, mais qui a réussi, lui, à m’arracher de bons éclats de rire.

« Quelque chose entrait par la porte ouverte de l’épicerie. Quelque chose qui n’était pas humain, qui était très loin d’être humain. Quelque chose qui culminait à plus de deux mètres vingt de haut . Une chose si grande qu’il lui fallait se courber un peu pour franchir le seuil et qui était couverte d’une fourrure d’un pourpre vif, sauf sur les mains, les pieds et sur le visage - des parties du corps tout aussi purpurines, mais couvertes d’écailles au lieu de fourrure. Les yeux se résumaient à des disques blancs sans pupille. La chose n’avait pas de nez. En revanche, elles possédait des dents, beaucoup de dents ! »


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Fredric BROWN est bien meilleur dans ses nouvelles comme dans une étoile m’a dit, plus pince sans rire, plus abouti.

Une semi déception pour ma part, ce roman est néanmoins court et se lit vite.