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Le créateur du Lion Aslan et du monde merveilleux de "Narnia" est en voie d’être enfin reconnu en France, adaptation cinématographique oblige... Mais C.S. LEWIS, contemporain et ami de TOLKIEN, est depuis cinquante ans un auteur fameux au Royaume-Uni. Et son oeuvre est plus complexe qu’une simple série de contes pour enfants..


Pour le jeune Clive Staples LEWIS, fils d’une famille protestante aisée d’origine galloise, la littérature fut salvatrice.Orphelin de mère à l’âge de neuf ans, envoyé en Angleterre par son père pour y faire des études, il se retrouve seul, dans une école sans charme au règlement très strict... il trouve dans la mythologie nordique la seule échappatoire à cet univers sans joie. Il y renoue avec l’émerveillement communiqué, lorsqu’il était enfant, par les contes de sa nourrice irlandaise. Adolescent, c’est pour la poésie antique [Homère, Virgile] et l’étude des langues qu’il se passionne.

Après la Première guerre mondiale, pendant laquelle il se porte volontaire et sert comme officier de cavalerie, C.S. LEWIS reprend ses études, et publie un premier recueil de poésies.En 1925, il devient professeur de littérature anglaise à Oxford et se fait connaître par ses essais sur la littérature médiévale et ses écrits théologiques.

Contemporain de TOLKIEN

Au début des années 30, LEWIS a pour amis un groupe d’écrivains de l’époque qui se sont nommés les « Inklings » et se retrouvent dans l’arrière-salle d’un bar. Parmi ses proches,Owen BARFIELD, et un certain J.R.R TOLKIEN, qui n’a pas encore publié « Le Seigneur des Anneaux ». En 1931, à l’issue d’une longue réflexion spirituelle, et après de longues années d’agnostisme , il se converti au christianisme au sein de l’Eglise anglicane.

En 1938, s’éloignant de ses essais théologiques, LEWIS s’intéresse à la SF et publie « Au-delà de la planète silencieuse » [1938], premier volet d’une « Trilogie cosmique ». Mais ce sont ses œuvres apologétiques qui occupent la majeure partie de son temps et le rendent célèbre déjà à l’époque dans le monde anglo-saxon. Parallèlement, il publie quelques ouvrages de SF, comme l’apocalyptique « Cette hideuse puissance » en 1945.

Le Cycle de Narnia

A la fin des années 40, LEWIS, critiqué dans ses arguments théologiques, cesse de publier de commentaires sur la foi. Il reprend la vieille idée, esquissée à l’adolescence, d’un monde magique située à la frontière du nôtre. Malgré les avertissements de ses amis des « Inglinks », qui lui déconseille de se lancer dans la littérature pour enfants, il persévère.

En 1950, « The Lion, The Witch and the Wardrobe » [« L’Armoire magique »] paraît, premier volume d’un cycle de contes qui le fera passer à la postérité. Le succès est immédiat et l’encourage à poursuivre : il rédigera en l’espace de quelques années les six autres romans dans l’univers de Narnia.

Aujourd’hui on parle de plus de 100 millions d’exemplaires vendus des « Chroniques », qui sont un des grands classiques de la littérature enfantine anglo-saxonne.

Le succès du « seigneur des Anneaux » et de la série « Harry Potter » a relancé « Narnia » qui est désormais redevenu disponible en librairie partout. A noter que, des années plus tard, J.K. ROWLING rendra hommage à C.S. LEWIS en reprenant le nom d’un de ses personnages dans les aventures de son jeune magicien binoclard.

En 1954, LEWIS quitte Oxford pour accepter à Cambridge la chaire de « Littérature du Moyen-Age et de la Renaissance ». En 1956, le sixième, et dernier, volume des « Chroniques » , « LaDernière bataille », reçoit le Prix Carnegie, la plus haute distinction littéraire décernée auxromans pour enfants au Royaume-Uni.

LEWIS a épousé en 1956 une juive communiste convertie au christianisme, Joy DAVIDMAN,qu’il a rencontré quatre ans plus tôt. Mais elle décède d’un cancer des os en 1960. De cette expérience douloureuse, LEWIS tire un essai, « Apprendre la mort ». Il meurt lui-même peu après, dans sa demeure, « The Kilns », une semaine avant son soixante-cinquième anniversaire. Il est enterré à Oxford.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


  • « Le Neveu du magicien » [« The Magician’s Nephew », 1955]
  • « L’Armoire magique » [« The Lion, The Witch and the Wardrobe », 1950]
  • « Le Cheval et son écuyer » [« The Horse and His Boy », 1954]
  • « Le Prince Caspian » [« Prince Caspian », 1951 ]
  • « L’Odyssée du Passeur d’Aurore » [« The Voyage of the Dawn-Treader », 1952]
  • « Le Fauteuil d’argent » [« The Silver Chair », 1953 ]
  • « La Dernière Bataille » [« The Last Battle », 1956 ] 

C.S. LEWIS imagine comment quatre enfants, Peter, Susan, Edmund et Lucy, réfugiés à la campagne chez un vieux professeur pendant le Blitz de Londres, découvrent, lors d’une partie de cache-cache, une armoire magique qui ouvre sur un univers parallèle, le monde de Narnia.

Dans ce monde, habité par des animaux doués de la parole, règne le lion Aslan, un roi bon et puissant. Mais la maléfique Sorcière blanche a envahi Narnia, l’a recouvert de neiges éternelles et privé à jamais de Noël.

Edmund, tenté par la Sorcière blanche, est enlevé. Un combat s’engage entre force du bien et forces du mal...

ATTENTION : L’ordre de lecture des romans proposés ci-dessus correspond à l’ordre proposé par les éditeurs. Il correspond à l’ordre chronologique des événements racontés. Cependant, on conseille souvent de commence le cycle par « L’Armoire magique », qui permet de découvrir l’univers de Narnia, avant de lire « Le Neveu du Magicien ».

NARNIA RESSUSCITE PAR MICKEY

Longtemps cantonné aux rayons « Enfants » des librairies, le « Cycle de Narnia » a retrouvé un intérêt commercial évident au lendemain du phénomène « Harry Potter », la série de J.K. ROWLING ayant prouvé que l’équation magie+conte pour enfant pouvait s’avérer payante.

La compagnie Disney, vexée d’avoir loupé le coche de la fantasy pour mômes s’est donc offert les droits d’adaptation du cycle de Narnia, espérant bien, en exploitant l’univers de C.S.LEWIS, écouler dès Noël prochain un maximum de lions en peluche.

Selon certains journaux, Mickey aurait acheté les droits d’exploitation des 7 volumes pour 50 millions de £, une somme jamais confirmée. Ce qui est certain c’est que les descendants de C.S. LEWIS n’en profiteront pas : les droits de l’œuvre de C.S. LEWIS appartiennent à une société de gestion, la Lewis Estate. Société plutôt prospère : depuis l’annonce du projet de Disney, ses revenus auraient doublé.


SUR LE NET : LE SITE "INTO THE WARDROBE, A C.S. LEWIS WEB SITE"



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« Un visage pour l’éternité » de C. S. LEWIS

[« Till we have faces », 1956]

Au cas où on ne l’aurait pas encore remarqué : j’aime la fantasy. Ceci ne constitue certes pas un défaut irréversible surtout lorsque l’on sait que j’ai de nombreuses autres lectures à mon actif et à mon passif. Actuellement ce serait même plutôt un avantage, tant l’offre dans le domaine est abondante, pléthorique et sans aucun doute excessive. Côté petit format après Le Seuil, c’est au tour du Livre de poche de succomber aux sirènes du genre. La nouvelle n’est pas récente mais on peut désormais juger sur pièce la première fournée que l’on nous a mitonné : cinq titres, rien que des rééditions, beaucoup de premiers volets de cycle. La routine donc. Puisqu’il faut bien en arriver là, entamons un tri sélectif* afin d’éviter le mauvais recyclage. Commençons par un grand Ancien : C. S. LEWIS [1898-1963].

 

Mr.C