Publié le 21/07/2008

« La Rançon du temps - La patrouille du temps T. 3 » de Poul ANDERSON

ED. LE BÉLIAL, JUIN 2008

Par paul muad’dib

C’est avec une ponctualité digne du lapin d’Alice au pays des merveilles que les éditions du BELIAL nous livre le troisième tome du cycle des Patrouilleurs du temps de Poul ANDERSON.


La Rançon du temps rassemble deux textes.
Le premier, intitulé Stella Maris, est un roman qui relate des événements ayant eu lieu durant le premier siècle après Jésus Christ, quelque part dans le nord-est des Pays-Bas tels qu’on les connait, à proximité de la frontière belge.
Comme le veut le principe de la série de la Patrouille du temps, Poul ANDERSON porte son attention sur un nœud du passé, moment fort autour duquel l’Histoire peut basculer comme un rien et bouleverser totalement l’avenir tel que nous le connaissons.
Le récit nous emmène vers la ville de Rome en une ère de décadence qui voit ses héritiers s’en disputer l’usufruit. L’empire romain est donc sur le point d’être morcelé.
Dans le même temps, sur les bordures éloignées de l’Empire, deux nouveaux cultes religieux naissent et viennent menacer la cohérence de la civilisation romaine : non loin de Jérusalem, la future chrétienté attire un nombre grandissant de fidèles. Et dans le même temps, à une autre des extrémités de l’empire, apparaît un autre culte voué à une déité mineure.
Les Romains sont donc confronté à un problème : où vont-ils concentrer leurs forces ? Vont-ils aller lutter contre la jeune religion, source de nuisance pour leur règne ? Ou bien vont-ils préférer se consacré à contenir le nouveau culte de la déité mineure apparue à l’opposé de la nouvelle religion chrétienne ?

L’histoire se pimente quand, au travers de la nouvelle religion, véhiculée par Velada, un message transparait clairement : "Rome doit tomber".

C’est à ce moment là que vont intervenir les agents Janne Floris et Manse Everard. Comme à son habitude Poul Anderson joue avec les nombreuses références historiques rendant le tout très attrayant surtout pour celui qui s’intéresse un tant soit peut à cette période de l’histoire. Cela dit on est prévenu du postulat dès le début du cycle et l’on lit les écrits de la patrouille du temps en toute connaissance de cause.

Poul Anderson a plusieurs cordes à son arc, Stella Maris est magnifiquement écrit. L’histoire est extrêmement bien maitrisée et possède le côté nostalgique du chagrin d’Odin le Goth le patrouilleur du temps T.2, texte auquel il accorde plusieurs références.

Le deuxième texte, quand à lui est intitulé l’année de la rançon. Sa structure plus courte est plus classique et prend place sur le territoire du Pérou en 1533 à un autre moment clé de l’histoire : quand les Espagnols se disputent l’empire des Conquistadors.

On revient à l’occasion de ce récit, dans une aventure plus classique de Manse Everard, avec un retour des Pirates du Temps, même si toutefois ils ne s’octroient pas cette fois le feu des projecteurs.

Ce récit verra de nombreux allers-retours dans l’espace-temps et le tout dans une bonne ambiance, qui n’est pas sans rappeler le ton décalé de l’excellent roman Les Croisés de l’espace du même auteur.


COMMANDER

Comme pour les précédents volumes qui eux aussi se lisent très facilement et avec grand plaisir, celui-ci reste dans la continuité et ne déroge pas à la règle.

Poul ANDERSON est un auteur que l’on se doit de lire, et à qui l’on doit accorder une place de choix entre ASIMOV, HEINLEIN et Jack VANCE.

De surcroît, un rapide coup d’oeil dans les premières pages du livre et l’on se rend compte avec joie que le quatrième tome est lui aussi en préparation.