La "SF-Catastrophe" est ce pan de la SF qui décrit la fin du monde. Le thème connut une certaine gloire au Royaume-Uni, après la guerre, avec le maître du genre, John WYNDHAM, dont le roman-phare, "Les Triffides" vient d’être réédité.

Mais la SF-catastrophe possède une généalogie bien antérieure... et la suite a prouvé que, dans l’Univers de la SF, les armes de destruction massive étaient une bien terrible réalité...


LES PREMIERS DESTRUCTEURS

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Mary SHELLEY

Mary SHELLEY est souvent considérée comme la mère de la SF, avec son fameux « Frankenstein ou le Prométhée moderne » [1818]. Il est moins connu qu’on lui doit aussi le précurseur du roman de SF-Catastrophe, « Le dernier homme », publié en 1826.

Dans ce roman, elle imagine qu’une sorte de peste décime l’humanité, jusqu’à menacer la survie de l’espèce humaine. Un roman fortement ancré dans son époque, où les épidémies de choléra, la tuberculose et toutes les maladies liées à la pauvreté et au manque d’hygiène sanitaire faisaient des ravages dont nous avons peu idée aujourd’hui, dans notre époque pasteurisée.

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Camille FLAMMARION

L’autre grand roman catastrophe du XIXème siècle est celui d’un scientifique, qui se fera aussi un nom dans l’édition. Proche du philosophe Auguste COMTE, le père du positivisme, Camille FLAMMARION sera celui qui donnera à ses contemporains la passion de l’astronomie, grâce à ses remarquables ouvrages de vulgarisation.

On le connaît d’avantage comme éditeur que comme auteur de SF, mais on lui doit l’un des premiers romans hard-science, « La fin du monde », où il imagine que le soleil se refroidit suite à la collision d’une comète, engendrant une période glaciaire terrible pour la Terre.


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John WYNDHAM

MY TAYLOR IS DEVASTATED

Après les horreurs de la Deuxième Guerre Mondiale, après Auschwitz et Hiroshima, le roman catastrophe va faire école au Royaume-Uni, avec des auteurs comme John WYNDHAM, James Graham BALLARD ou Thomas DISCH.

John WYNDHAM a fait ses premiers pas dans les années 30, auteur de pulps sans originalité. Mais, marqué par la Seconde guerre mondiale [il a participé au Débarquement en Normandie], son œuvre va prendre une autre dimension, et poser les bases de la SF-Catastrophe made in England.

Loin de l’hécatombe spectaculaire, des ruines et des gravats, le roman catastrophe de WYNDHAM est centrée sur l’humain, ce qui donne à ses romans une forte dimension psychologique. Il recherche également une certaine rigueur quasi journalistique, ce qui faisait souvent défaut au genre.

Ainsi, « Les Triffides », publié en 1951, nous raconte l’invasion de la Terre par des plantes géantes, après qu’une comète ait rendu aveugle la quasi-totalité de l’humanité. A partir des éléments dignes des pulps les plus caricaturaux, WYNDHAM fait une histoire de fin du monde émouvante, davantage axée sur la psychologie des personnages que sur le coté spectaculaire des séries B. Le roman rencontrera d’ailleurs un immense succès, bien au delà du milieu de la sf, car WYNDHAM ne s’attarde pas sur la quincaillerie de l’âge d’or, il porte toute son attention sur l’humain, et nous raconte toute l’horreur de la catastrophe avec une minutie qui la rend d’autant plus effrayante qu’elle en devient terriblement plausible.

Avec son autre grand roman, « Le péril vient de la mer », publié en 1953, il imagine que des ET débarquent au fonds de nos océans, dans d’étranges boules de feu. Les navires envoyés en reconnaissance sont tous coulés, et il n’y a aucun survivant. Puis d’étranges tanks marins munis de tentacules commencent à faire des rafles. L’homme va devoir se battre contre cet ennemi hétérotopique pour assurer sa survie : la lutte à mort va commencer, mais qui va l’emporter ?

Si les romans de WYNDHAM peuvent paraître surannés, ils n’en sont pas illisibles pour autant. Témoin d’une époque et d’un genre, leur minutie et leur humour diffus en font une lecture agréable, indispensable pour tout amateur de SF. D’autant qu’il a eu une descendance exceptionnelle, surtout en Angleterre, mais aussi aux USA.

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J.G. BALLARD

Le plus connu et le plus fidèle des disciples de WYNDHAM est le James Graham BALLARD des débuts, quand il publia ses 4 apocalypses en 5 ans [de 1962 à 1966].

La première d’entre elle, « Le vent de nulle-part », fut publiée en 1952. Cela commence par un vent qui souffle assez fort, pour virer ensuite à la tempête. Mais le problème, c’est que la vitesse du vent augmente de 8 km/h par jour, et que rien n’arrive à le stopper. Cela vous fait du 56 km/h d’augmentation par semaine, alors au bout d’un mois ou deux, je vous laisse imaginer ce que cela peut donner. Les hommes tentent de se cacher, de s’enfouir sous terre alors que le vent, par sa seule force, désagrège tous les bâtiments. Les vivres commencent à manquer, mais la tempête ne semble pas vouloir s’arrêter, la vitesse continue sa sinistre progression, mais jusqu’à quand ?

Autant le dire tout net, ce roman agréable est le moins bon des quatre. Il n’a pas cette étrange poésie, et la profondeur psychologique qu’ont les trois autres, en particulier « La forêt de cristal ». On y décèle cependant l’influence fondamentale de WYNDHAM dans le déroulement de l’action, qui est centré sur l’humanité, et sur les stratagèmes de l’homme pour assurer sa survie. Beaucoup plus mature, mais presque hors-sujet ici, "Le monde englouti" [1964] nous raconte le monde d’après. Le soleil s’est dilaté, l’humanité a été décimée, et les survivants sont réfugiés aux pôles, qui sont devenus des mangroves où l’on se nourrit d’iguanes.

L’année suivante, 1965, BALLARD publie « Sécheresse », qui reflète les inquiétudes des pionniers de l’écologie [comme René DUMONT] à propos de la pollution. Ici, la pollution a formé une pellicule à la surface de toutes les étendues d’eau, empêchant ainsi toute évaporation. Il n’y a donc plus de pluie, et les nappes phréatiques sont à sec. Les hommes vont devoir se rapprocher de la mer, pour tenter d’en dessaler l’eau, pour la boire, mais aussi pour pouvoir cultiver. La pénurie entraîne la chute de la civilisation et un retour à la barbarie, aux pillages et à la violence pour la survie. L’intérêt majeur du roman reste encore une fois l’impact des changements sur le personnage principal, et la dimension psychologique, qui font de ce roman l’un des meilleurs de la tétralogie.

En 1966, BALLARD achève sa tétralogie avec « La forêt de cristal », roman tiré d’une nouvelle, avec le plus poétique des quatre romans. Le Dr Saunders qui soigne les lépreux en Afrique, assiste à un phénomène étrange : la jungle se cristallise, arbres comme animaux se retrouvent figés sous une couche de cristal. Baroque, flamboyant, poétique et profondément humain, ce roman est assurément le plus réussi des 4, qui clôt admirablement ce cycle, dont les romans peuvent être lus indépendamment, car ils n’ont de commun que leur thématique : la catastrophe.

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John CHRISTOPHER

Moins connu, et pour tout dire un peu plus oublié que son illustre compatriote, John CHRISTOPHER n’en est pas moins un illustre représentant du genre.

Tout d’abord avec « Terre brûlée », publié en 1956, où un virus détruit toutes les récoltes. La famine s’installe dans les villes, et l’exode rural qui en résulte ne va rien arranger. Publié à une époque de forte tension lors de la guerre froide, le roman reste original, car il est bien loin de la hantise de la bombe. Il s’agit au contraire d’un événement au départ banal, qui va ensuite avoir des répercutions énormes. Un très bon roman à redécouvrir.

En 1962, il publie son autre grand roman catastrophe traduit, « L’hiver éternel », où l’hiver, particulièrement glacial, semble non seulement devenir polaire, mais surtout, il ne semble plus vouloir partir. Que faire alors, partir vers l’Afrique pour y retrouver un climat tempéré ? Encore un très bon roman. La même thématique de la nouvelle ère glaciaire a donné un roman-feuilleton qui semble presque aussi inépuisable que Perry Rhodan lui-même : « La Compagnie des Glaces » de G. J. ARNAUD.

John CHRISTOPHER écrira ensuite un troisième roman, non traduit à ce jour, où un tremblement de terre d’une magnitude à faire exploser l’échelle de Richter dévaste l’Europe, tue les gens par dizaines milliers, et ravage complètement le continent. Mais là n’est pas le pire, car avec une de ces petites pointes d’humour pince-sans-rire dont les Anglais ont le secret, John CHRISTOPHER imagine que la Grande-Bretagne est rattachée à... la France ! Horreur suprême, pour les uns qui perdent leur insularité, et les autres qui se voient désormais inséparables de leur pire ami !

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Thomas DISCH

Le dernier grand roman catastrophe de la décennie est dû à un Américain qui a longtemps vécu au Royaume-Uni, où il fut un pilier de New Worlds, Thomas DISCH.

Il a en effet fait très très noir pour son premier roman, "Génocides". Le ton est donné dès le titre [notez au passage que son 2e roman s’appelle "Camp de concentration"...].

L’argument : un jour, du ciel sont tombées d’étranges graines, qui ont fait germer d’étranges plantes, qui ont rendu leur environnement stérile. Bientôt, la Terre n’eût plus pour seule végétation que ces étranges plantes. Puis sont arrivés les gardiens. Des espèces de petites soucoupes volantes, qui ne sont là que pour détruire les parasites, qui s’attaquent aux plantes : les survivants, que ce soient les vaches... ou les humains.

DISCH nous invite à suivre la survie d’un petit groupe d’humains, dirigé d’une main de fer par un patriarche puritain, qui tente d’organiser et d’assurer la survie de la communauté. Roman désespéré à la conclusion remarquablement sarcastique, ce roman est un véritable chef-d’œuvre de pessimisme misanthrope. Car chez DISCH, la noirceur ne va pas sans un certain humour, acerbe mais parfois attendri, de la part d’un auteur qui aime détester cette chère humanité, et porter sur elle un regard amusé, mais sans complaisance.


30 MILLIONS D’ENNEMIS

Et si nos amis les bêtes se retournaient contre nous ? Un prétexte de base à de beaux carnages, qui, quoi que peu récents, se lisent encore pour la plupart encore fort bien. Certains sont même absolument exceptionnels.

C’est le cas, par exemple, de Keith ROBERTS, qui, avec « Les furies », en 1966, met en scène les guêpes, dans un roman catastrophe de la grande époque, assez... piquant. Il s’agit bien sûr de guêpes géantes envoyées par les ET, qui s’ajoutent aux séismes provoqués par les expériences atomiques. ROBERTS va surtout s’intéresser à un groupe de survivants, qui tente de s’organiser pour survivre. Dans la grande tradition d’un WYNDHAM, la psychologie donne au roman une qualité qui en fait tout simplement l’un des meilleurs du genre.

Les insectes sont aussi au centre d’un très bon roman de Jacques SPITZ, « La guerre des mouches », publié en 1938. Les mouches deviennent fort intelligentes, se dotent d’un esprit d’initiative, pour s’engager dans une guerre à mort contre l’humanité. Trois ans avant, en 1935, le tchèque Karel CAPEK donnait le rôle des mouches aux salamandres.

Les années 80 verront un renouveau de la catastrophe, avec une bonne dose de gore. James HERBERT, avec « Les rats », imagine en effet que des rats mutants, cannibales aux morsures affreusement mortelles, envahissent Londres. HERBERT a au moins un grand talent, c’est de dresser en peu de mots la naissance, la vie et la mort [affreuse] de ses personnages en quelques lignes. Une écriture efficace, gore à souhait, mais qui ne révolutionne pas le genre. Il a écrit deux suites, qui peuvent se lire de façon indépendante, car on n’y retrouve que les rats. Si l’idée est un tant soit peu originale dans le premier, elle l’est moins dans le deuxième et plus du tout dans le troisième opus.


E.T. CASSER MAISON

Les ET belliqueux, dont le cinéma n’a jamais été avare [et souvent pour le pire, en particulier dans les années 50] ont aussi existé en littérature.

Outre WYNDHAM, on ne saurait bien sûr passer à coté du classique absolu, d’un auteur qui fut aussi le mentor de l’auteur des Triffides, H. G. WELLS, et son grand classique « La Guerre des mondes ». Pour ceux qui ne l’ont pas lu, il s’agit d’une invasion minutieusement préparée des martiens, qui débarquent surarmés sur notre belle planète. Leur avancée technologique considérable semble annoncer la défaite cuisante de l’humanité, à moins que...

Christopher PRIEST s’est inspiré de ce grand classique, pour nous en donner une amusante variation steampunk, avec « La machine à explorer l’espace ». Mais PRIEST est aussi l’auteur d’un des plus brillants romans du genre, « Le rat blanc », traduction malheureuse de « Fugue for a darkening island », l’un des plus grands romans de la décennie 70.

L’argument : l’Afrique a été ravagée en quelques jours par une guerre nucléaire. Les survivants sont obligés de fuir leur continent dévasté, et ils arrivent par bateaux entiers en Angleterre, où un gouvernement d’extrême-droite vient d’arriver aux affaires. La guerre civile éclate entre ceux qui soutiennent le gouvernement et ceux qui soutiennent les réfugiés. L’action est vue à travers les yeux d’un Monsieur tout le monde, qui assiste, parfois quasi-impuissant à l’évolution des choses. Ecrit dans un style remarquable de sobriété, sous une forme fragmentée, on passe de différents moments du passé au présent, suivant l’évolution du héros, et à travers lui d’une société qui tente de se réorganiser dans un chaos grandissant. Un roman absolument exceptionnel.

Autres exemples : « Le Nuage noir » de Fred HOYLE ou « Marionnettes humaines » de Robert HEINLEIN.


« Il n’y a que deux choses qui soient infinies : l’univers et la bêtise humaine. Mais je ne suis sûr de moi que dans le second cas. »

Albert EINSTEIN


QUI A APPUYE SUR LE BOUTON ?

EINSTEIN l’avait bien compris : les Hommes sont bien assez cons, quand ils s’en donnent la peine, pour foutre en l’air la planète tous seuls. Nul besoin donc d’E.T. belliqueux ou de mouches intelligentes pour imaginer la fin du monde.

A tout seigneur, tout honneur, commençons avec BARJAVEL, et son fameux « Ravages ». L’histoire est simple : l’humanité est arrivé à un éden technologique sans précédent. Le lait coule du robinet, des machines vous lisent un roman avec la voie qui convient pour vous faire passer le temps pendant que vous prenez le train, etc. Puis tout s’enraille, car il n’y a plus d’électricité. Tout part en vrille. Ce roman reste assez controversé. Clairement technophobe, s’il n’était que cela, il pourrait être défendable, car la technologie n’a pas que du bon, ni que du mauvais. Là où le véritable problème se pose, c’est que ce roman a été publié sous le régime de Vichy, et qu’il fleure bon le retour à la terre, si cher à Pétain. D’autant qu’il fut publié en feuilletons dans journal pro-nazi « Je suis partout », réputé notamment pour ses horreurs antisémites. Jacques GOIMARD a tenté de dédouaner ce roman des soupçons qui pèsent sur lui, dans sa « Critique de la science-fiction ». A vous de voir.

Plus léger et surtout plus sardonique, nous avons dû attendre près 30 ans pour avoir le bonheur de lire « Encore un peu de verdure » de Ward MOORE. Publié en 1947 aux USA, il ne sera traduit en français qu’en 1975. L’histoire est simple : un fertilisant miracle va avoir des effets incontrôlables, car les plantes vont tout envahir. Quel va être la place de l’homme ? Satire impitoyable de la société américaine et de son individualisme triomphant, ce roman devrait ravir tous les fans de VONNEGUT ...et tous les autres aussi.

L’un des thèmes les plus exploités cependant, reste la pollution, fruit des prises de conscience des années 60 et 70, suite aux mises en garde de René DUMONT et des pionniers de l’écologie politique. « La fin du rêve » de P. J. WYLIE, publié de manière posthume en 1972, soit 40 ans après « Le choc des mondes » est un ouvrage remarquable. Préfacé par John BRUNNER himself, le roman nous raconte la fin de ce qu’il reste de l’humanité. La pollution a déjà décimé la majeure partie de l’humanité, et la Terre est tellement dévastée par la pollution, que les hécatombes succèdent aux hécatombes. Des gaz toxiques issus des déchets à d’autres joyeuseté, rien ne semble pouvoir arrêter malgré tout la bonne marche de l’économie, quitte à scier la branche sur laquelle elle est assise. Les efforts désespérés et vains d’une organisation qui tente d’inciter les responsables à prendre des mesures pour tenter, sinon d’enrayer, au moins de limiter le désastre, restent lettre morte, car l’économie prime. Roman-choc, affreusement plausible, ce livre est l’un des premiers romans de sf à traiter de la pollution, et dont John BRUNNER s’inspirera pour écrire son fameux roman « Le troupeau aveugle ».

Un roman récent nous raconte aussi le monde juste avant la catastrophe, il s’agit d’un Robert SILVERBERG, « Le ciel brûlant de minuit », où des scientifiques essaient, entre autre, de faire muter l’humanité pour l’adapter à son environnement. Pas du meilleur SILVERBERG, ce livre reste quand même un bon bouquin.


BIBLIOGRAPHIE-CATASTROPHE


[sont indiqués en gras, les meilleurs romans catastrophes]

  • James Graham BALLARD
    • « Le vent du nulle-part »
    • « Le monde englouti »
    • « Sécheresse »
    • « La forêt de cristal »
  • René BARJAVEL : « Ravages »
  • John BRUNNER : « Le troupeau aveugle »
  • Karell CAPEK : « L’invasion des salamandres »
  • John CHRISTOPHER
    • « Terre brûlée »
    • « L’hiver éternel »
  • Thomas DISCH : « Génocides »
  • Camille FLAMMARION : « La fin du monde »
  • Robert HEINLEIN : « Les marionnettes humaines »
  • James HERBERT : « Les rats »
  • James MOORE : « Encore un peu de verdure »
  • Christopher PRIEST :
    • « La machine à explorer l’espace »
    • « Le rat blanc »
  • Keith ROBERTS : « Les furies »
  • Mary SHELLEY : « Le dernier homme »
  • Robert SILVERBERG : « Le ciel brûlant de minuit »
  • Jacques SPITZ : « La guerre des mouches »
  • H.G. WELLS : « La guerre des mondes »
  • P. J. WYLLIE : « La fin du rêve »
  • John WYNDHAM :
    • « Les Triffides »
    • « Le péril vient de la mer »

Olivier