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Publié le 20/01/2003

"La Stratégie Ender" d’Orson S. CARD

["Ender’s Game", 1985]

EDITIONS J’AI LU

Par Lunatik

LE CYCLE D’ENDER, TOME 1

L’éducation d’un jeune terrien dans une école de guerre, en plein affrontement avec la première race extra-terrestre rencontrée par l’Homme, les effrayants Doryphores.

Un roman prenant de bout en bout, jusqu’à la catastrophe finale.


PRIX HUGO 1986 ET PRIX NEBULA 1985


Ender Wiggin est un enfant, mais il n’est pas comme les autres. Il est le troisième de la fratrie et ce ne sera que le premier fardeau de son enfance. Certes, c’est l’hégémon lui-même qui a demandé aux parents de Ender de le concevoir, mais la restriction a 2 enfants par ménage est tellement ancrée dans les esprits qu’il sera toujours méprisé par les autres enfants.

Peter et Valentine, les deux aînés de Ender, ont échoués aux tests d’entrée à l’école militaire, mais leur potentiel intellectuel étaient tellement prometteurs que Ender a été autorisé à venir au monde. Le but de cette transgression est de trouver et former le seul être sur Terre capable de contrer la troisième invasion des Doryphores. Par deux fois ces extra-terrestres aux formes insectoide ont tentés d’éliminer la race humaine et tout le monde redoute la prochaine offensive.

Toute son enfance, Ender sera donc manipulé afin de devenir un stratège. Afin d’obtenir ce résultat le plus rapidement possible, il sera confronté à des situations très délicates à gérer pour un enfant de 6 ans. Il devra affronter son frère Peter, qui ne supporte pas son propre échec à l’école militaire, et qui lui voue une haine quasi meurtrière. Il devra se faire une place parmi les grands qui voient d’un mauvais œil l’arrivée du petit génie dans l’école militaire. Et il devra également déjouer les mensonges et les tricheries des adultes qui le poussent toujours plus loin afin d’être sur que c’est le bon.

Il est parfois difficile de croire que Ender est un enfant. Même un petit génie reste un enfant lorsqu’il a six ans. Et pourtant, on se laisse prendre au jeu. On commence par se dire que la vision que l’on a de l’enfance [étroitement liée à celle de notre propre enfance] est déjà trop vieillotte. Et puis on relativise, les enfants d’aujourd’hui ne sont-ils pas plus éveillés que par le passe grâce entre autre grâce a l’accès a l’information ?Alors pourquoi les petits génies du futur ne pourraient-ils pas avoir des réflexions d’adultes d’aujourd’hui.

Une fois que l’on a donc dépassé cela, on plonge dans ce livre et on ne peut plus relever la tête. La tension, les rebondissements et le rythme sont si bien maîtrisés qu’il est difficile de ne pas le lire d’une traite.

Orson Scott CARD nous fait partager les sentiments de son personnage. Même si Ender est un petit génie capable de remporter toutes les victoires dans le jeu imagine par les adultes, c’est aussi un enfant qui a besoin de se sentir aime et qui se pose des questions sur son existence et le monde qui l’entoure. Il sait pertinemment qu’il est manipulé, mais il veut aller au bout, sans doute pour découvrir ses propres limites.

On oubliera vite les quelques clichés [le Français arrogant et prétentieux, ou l’Espagnol si fier qu’il ne peut pas revenir sur ce qu’il a dit] et les mentions faites au Pacte de Varsovie qui - comme vous le savez - a disparu en 1991. Par contre on se souviendra longtemps de cette œuvre qui a reçu les prestigieux prix Nebula et Hugo tout comme sa suite « La voix des morts ».


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Un parcours initiatique, celui d’un enfant dans un monde trop dur pour lui, L’école de Guerre. Un monde qu’il va cependant apprendre à maîtriser, un monde dont il va devenir le hérault... jusqu’à ce qu’il comprenne - mais là on ne peut pas vous en dire plus.

En un mot comme en cent, ce livre fait parti des incontournables du petit monde de la SF.