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Publié le 09/04/2007

« La Théorie des cordes » de José Carlos SOMOZA

ED. ACTES SUD, FEV. 2007

Par PAT

Actes Sud donne dans la Hard-Science ? Eh oui. À y regarder de plus près, c’est assez logique. Les romans [atypiques] de José Carlos SOMOZA y sont tous publiés, pourquoi changer une équipe qui gagne ? Et le meilleur, dans l’affaire, c’est que « La Théorie des cordes » est un thriller d’une efficacité étonnante doublée d’une vraie promenade du côté des théories physiques du même nom.

De quoi réconcilier Geeks, Nerds et autres névrosés avec les gens normaux. Et sans pour autant taper dans le consensuel... José Carlos SOMOZA est décidément très fort.


Prenez un zest [assez pénible, avouons-le, et c’est le seul défaut du livre] de psychanalyse, quelques gouttes de sexe, du fantasme, de la terreur, du sang, des équations, des jeunes physiciens et des vieux théoriciens, secouez, voilà « La théorie des cordes », premier polar HardSFeux particulièrement horrifique et dont certaines pages de folie pure foutent franchement les jetons.

L’histoire ? La voici : vers 2015, Elisa Robledo donne des cours de physique à des fils à papa dans une école de commerce madrilène comme il en existe des centaines. Qu’est-ce qui a bien pu pousser cette [encore] jeune femme promise à un grand avenir à se terrer dans cette activité minable dont ne voudrait même pas un ATER boutonneux ? Patience.
L’ouverture d’un simple journal, en plein cours, lui jette un article au visage qui lui fait dresser les cheveux sur la tête [et sur la nôtre]. Quelque chose - ou quelqu’un ? - élimine d’anciennes connaissances les unes après les autres. Et salement. Très salement [genre bombe à fragmentation]. À tel point que les personnes en contact avec les corps pètent carrément les plombs. Certaines choses sont vraiment insupportables à regarder.

Retour en 2006. Elisa Robledo, jeune étudiante prometteuse rejoint l’équipe du Professeur Blanes sur une île de l’Océan Indien. Son travail ? Collaborer avec l’équipe qui utilise la théorie du Séquoia [variante de la théorie des cordes joyeusement expliquée dans le livre] pour obtenir des images du passé. Et si le procédé semble opérationnel, bien qu’imparfait, le seul vrai problème reste l’Impact, ce choc psychologique qui peut rendre fou quiconque est témoin d’une telle aberration...
Ambiance, donc, d’autant que des rêves étranges hantent Elisa. Un homme sans visage aux désirs sexuels particulièrement tordus la viole régulièrement. Est-elle folle ? Peut-être. Est-ce là l’effet premier de l’Impact ? Sans doute. Et les autres que ressentent-ils ? Qui sait ? En attendant, les expériences se poursuivent avec leurs lots de surprises [dont on ne soufflera mot ici] jusqu’au drame.
Un accident qui remet tout en question et qui pousse les financiers [privés et louches, comme il se doit] à fermer rapidement le laboratoire et évacuer l’île au plus vite.

2015, donc. Une année assez moche qui voit les anciens participants tomber comme des mouches. Elisa n’a plus vraiment le choix. Il lui faut maintenant remonter aux sources de l’horreur et comprendre ce qui s’est vraiment passé...


José Carlos SOMOZA est né à La Havane en 1959 et vit à Madrid. Il a déjà publié notamment « La Caverne des idées » [2002], « Clara et la Pénombre » [2003] et « La Dame n° 13 » ([2005] aux éditions Actes Sud, ouvrages repris en poche aux Editions Babel.


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Rythmé, fouillé, documenté, passionnant de bout en bout, « La Théorie des cordes » est un roman qui marque. Pas nécessairement un chef d’oeuvre impérissable, mais suffisamment jubilatoire, affreux et barré pour enthousiasmer les lecteurs endormis et foutre un peu le bordel dans une SF ronronnante.

Ne passez pas à côté, José Carlos SOMOZA est un auteur qui fait mouche. Et mal.
Aïe, d’ailleurs.