Publié le 01/11/2005

"La cité des crânes et autres récits du Sud-Est asiatique" de Thomas DAY

ED. LE BELIAL’, SEPTEMBRE 2005

Par PAT Par Arkady Knight Par Olivier

Thomas Daezzler pat pour le Laos pour le compte d’une organisation secrète. Dans le Sud-Est asiatique, il se retrouve en quête d’une mystérieuse Cité des crânes... Transgressif. Excessif ?


- AK : Bon. Comment dire. On aime beaucoup le Bélial, leur ligne éditoriale, leurs prises de risque et même leur nouvelle maquette. Et on aime aussi Thomas DAY pour ses nouvelles noires de « Stairways to Hell » et ses initiatives éditoriales salutaires dont la très récente anthologie « Les Continents perdus » chez Lunes d’Encre.
- PAT : Ah oui, absolument oui. « Les continents perdus » est tout simplement un recueil formidable
- AK : Donc forcément quand Thomas DAY publie son « roman le plus personnel » au Bélial, un « récit de voyage halluciné sur lequel plane l’ombre intoxiquée de William S. BURROUGHS, hommage au Kim de Rudyard KIPLING et au "Apocalypse Now" de Francis Ford COPPOLA (...) dans un Sud-Est asiatique plein de magie et de dangers, une géographie contaminée par les retombées de la guerre du Viêt-nam sur laquelle règnent des esprits plus anciens que l’humanité », on se dit que ça va décalotter du gland sévère...
- PAT : L’expression est intéressante, mais sans doute exagérée
- AK : En fait ça doit être mon côté ado pré-pubère qui a été réveillé par la lecture de ce roman
- PAT : Oui, ça ne m’étonne qu’à moitié
- Olivier : On pourrait faire des comparaisons moins flatteuses cependant, comme Jimmy GUIEU, Gérard de VILLIERS [le père de SAS] ainsi que les tâcherons de l’autofiction...
- AK : Et bien oui, le dernier opus de Thomas DAY laisse tout mou. Glacialement mou.
- PAT : Certainement pas, ce roman ne laisse pas mou. Il énerve, il agace, il réjouit parfois, mais il ne laisse pas mou.
- AK : Si si je viens de vérifier, c’est mou. Hormis le passage « Noir Désir » ce roman m’a laissé indifférent donc déçu. J’aime qu’un auteur m’emmène quelque part et que je retire quelque chose du voyage - en bien ou en mal. Mais là j’ai plus eu l’impression de lire une carte postale que de partir en voyage.
- PAT : Tu dis ça parce que tu es énervé. C’est un voyage personnel pendant lequel Thomas DAY se fout littéralement à poil. On a le droit de ne pas adhérer.
- AK : Non, non, quand je suis énervé je dis des gros mots et là, non. Et ce n’est pas DAY qui se fout à poil mais Daezzler...

L’intrigue

- AK : Thomas Daezzler quitte la France, ce pays « liberticide », ce pays rempli de « pétasses blanches qui n’arrivent plus à [le] faire bander » pour la Thaïlande. Là-bas, il erre de bastringues minables en pétasses asiatiques - qui, elles, restent bandantes pour des raisons que je n’ai pas comprises. Et alors qu’il espérait s’installer en tant que vigile dans un sympathique bordel local, le Tijuana Bar, en compagnie d’une mignonne ex-prostituée, le passé et l’horreur le rattrapent...
- Olivier : ...car Thomas DAEZZLER travaille pour une organisation secrète, la « République Invisible », qui veut pacifier le monde, ou au moins éviter les pires catastrophes. Et ce, par tous les moyens, jusqu’aux moins avouables.Thomas est un peu l’homme à tout faire, le bras droit du patron, chargé de l’aider et de le remplacer en cas d’absence. Et justement, son patron part au Laos, à la recherche de son frère, officiellement mort après avoir participé à une opération barbouzarde au profit des USA. Thomas va partir au Laos, s’enfoncer dans la jungle moite, dangereuse et sauvage, au milieu des serpents, des moustiques et autres amibes peu engageants...
- AK : ... sur les traces d’une mystérieuse Cité des Crânes en plein cœur de la jungle laotienne...
- PAT : Mouais. C’est résumé, mais admettons
- AK : J’aurais bien parlé des « autres magies du Sud-Est asiatique » mais je ne les ai pas trouvées...
- PAT : C’est peut-être le centre du problème, c’est plus un roman sur l’entité DAY/Daezzler que sur la magie du sud-est asiatique. Le conteur se concentre sur lui-même et par sur ce qui l’entoure, et c’est dommage...
- Olivier : Thomas est vraiment la caricature de la rebelle-attitude, on l’imagine sans problème aller manifester contre le FN en écoutant Noir Désir et en portant un tee-shirt avec la tronche de GUEVARA [comme tous ceux qui n’ont jamais lu l’excellent roman « Avant la nuit » de Reinaldo ARENAS, ni vu le film magnifique qu’en tira Julian SCHNABEL.] Voilà pour la partie française, où l’auteur se présente. Ensuite vient l’Asie, et c’est là que ça tourne vraiment mal...

Autobio/Autofiction ?

- AK : Globalement, ce livre pourrait se résumer comme étant le journal intime de Thomas DAY en vacances, façon guide du routard des bars à putes thaïlandais.
- PAT : Non. C’est de l’autofiction. A ce titre, il est intéressant, voire fondamental, de lire l’interview que Thomas DAY a donnée pour ActuSF. Il y décrit par le menu ce qu’il a essayé de faire. De fait, il y a évidemment du Thomas DAY, mais aussi du Thomas Daezzler. C’est justement ça qu’il ne faut pas perdre de vue, même si ça n’a rien d’évident, tant le vrai contamine le faux et vice versa, au lieu de le dépasser.
- AK : Ouais. Mais cela ne change rien au fait que ça reste un journal intime - quelle différence avec de l’auto-fiction ? Après un journal intime ment par nature. Mais a priori, à moins de coucher avec l’auteur, on s’en fout un peu de savoir ce qui est vrai ou faux. C’est le personnage résultant qui est censé être intéressant. Je ne crois pas que le jeu du vrai/faux ait un intérêt pour le lecteur lambda. Et c’est peut-être ce mélange trop forcé entre réalité et fiction qui m’a donné une impression d’inconsistance.
- PAT : Ben oui, justement. On peut se passer de chercher le vrai et le faux et se contenter d’approcher le roman comme une fiction, point. Ça marche aussi comme ça.
- AK : « La Cité des Crânes » a été écrite en partie comme une réponse au « Plate-forme » de HOUELLEBECQ. N’ayant pas lu ce dernier, il m’est difficile de juger de la pertinence de cette réponse. Je me permettrai juste de constater que le Tijuana Bar me semble particulièrement idyllique et que Thomas DAY a trop tendance à se donner le beau rôle dans une version fantasmée de lui-même - Thomas Daezzler est somme toute un « brave type ». - PAT : C’est vrai. L’idée, toujours d’après l’auteur, c’est de s’intéresser aux putes là où HOUELLEBECQ s’intéresse aux clients. À ce titre, le roman passe à côté de son sujet. On s’intéresse ici plus au mac, à Thomas Daezzler qu’aux putes. Figurantes importantes, certes, mais figurantes quand même..

Efficace

- AK : Le style est plat, sans ambition littéraire affichée. Le chapitrage est court. Le ton cool et désabusé. La lecture est donc fluide, rapide mais un peu vaine. Certes, la narration est peut-être moins maladroite que dans les précédentes œuvres de l’auteur, mais j’avoue préférer la maladresse à l’absence d’ambition.
- PAT : Non. Le style est assez froid, en effet, mais remarquablement efficace. En fait, le livre se dévore. Qu’on aime ou pas. C’est assez paradoxal, mais c’est ainsi. Une fois commencé, il est vraiment difficile de le lâcher. Par ailleurs, ça ne manque pas d’ambition. C’est même très ambitieux. À tel point qu’on pourra éventuellement reprocher à l’auteur d’être prétentieux. Mais savoir si l’ambition est à la hauteur du résultat est un autre débat...
- AK : Là je ne suis pas d’accord. Si le livre « se dévore » c’est parce qu’il est fluide, court, bien mené - comme un quelconque Star Wars... - et qu’il y a un suspens assez prégnant basé sur ce qu’est la Cité des Crânes. Cela n’a rien d’exceptionnel. C’est toujours mieux que du mal écrit mais moi ça m’ennuie. Et je ne vois pas où est l’ambition. Hein, où ?
- PAT : J’en sais rien, moi, faut lui demander à lui. L’auteur se livre dans toute sa crudité. L’ambition est peut-être là.
- AK : Sauf qu’il ne se livre pas vraiment puisqu’il se cache sous la dualité DAY/Daezzler. Je me trompe peut-être mais j’avais senti plus de « livraison » dans "Stairways...". Le lecteur recherchant une lecture dépaysante, amusante et rapide trouvera sans doute dans "La Cité des Crânes" un bon moment de lecture et une peinture qu’on espère réaliste de la Thaïlande.

Pornographique ?

- AK : On notera toutefois quelques bémols : certains passages assez grotesques pour adolescents pré-pubères comme « tout en le caressant du bout du doigt, je regarde son sphincter se fermer : c’est comme une fleur filmée au ralenti » ou « La baise avec une belle africaine c’est safari » et un pré-final qui annihile complètement le léger suspens du récit - avant d’entrer enfin dans la "Cité des Crânes", le héros décrit comment il fait pipi et caca en une pleine page. La grande classe.
- PAT : Oui. Cela dit, il convient de relativiser la notion de pipi caca. Ceux et celles qui ont déjà voyagé sur de longues périodes dans des pays du tiers monde vous le confirmeront : la chiasse est un élément omniprésent et plane comme une ombre sur les déplacements. C’est assez curieux à balancer dans un dîner mondain, mais c’est tout à fait exact.
- AK : La gêne du pipi-caca étant plus son emplacement inopportun dans la dynamique du récit...
- Olivier : ...et pour tout dire, on s’en fout tout autant de la marque de ses purificateurs d’eau, qui permettent de rendre plus ou moins potable l’eau du fleuve.
- PAT : Quant aux considérations sexuelles de Thomas DAY - ou Daezzler ? Difficile à dire, bien sûr qu’elles n’ont aucun intérêt, dans la mesure où ça ne concerne que lui. Oui, les adolescents frustrés que nous sommes tous apprécieront sans doute cette franchise trop souvent teintée de sexisme - mais là, c’est perso - et parfois ridicule, les autres ne s’en formaliseront pas tant que ça.
- Olivier : Si ce qu’il écrit sur l’Asie est parfois intéressant et souvent bien écrit, ça devient vite usant quand il se met à nous parler de lui et à systématiquement se mettre en scène, pour nous raconter ses histoires de baisouilles, son goût pour telles ou telles pratiques sexuelles, ou la fois où il a sodomisé sa compagne de l’époque après une soirée entre éditeurs à Paris [Rive Gauche : il ne manquait plus que l’adresse et le code] où il a pris de la coke. Ensuite, Thomas fait la tournée des putes en Thaïlande. Certes, les filles travaillent temporairement et à leur compte, et c’est donc sans aucun scrupule que Thomas les baise, puisqu’il paye pour ça. "J’ai payé [on sait même combien] donc je baise". Mais de fellations en cunilingus, sans oublier les pénétrations et les éjaculations, on se croirait beaucoup plus chez SAS que chez Thomas DAY !
- AK : Le fait que ce soit un roman porno n’est pas gênant en soi, mais comme on dit il y a plusieurs façons de sodomiser et Thomas DAY n’a peut-être pas choisi la plus délicate. Le lecteur amateur de fantastique ne trouvera dans « La Cité des Crânes » qu’une intrigue assez banale et au final sans grand intérêt. De manière assez gênante et prétentieuse, Thomas DAY cite à foison de grandes références mais son climax lorgne plus du côté de « Mon curé chez les nudistes » que du côté d’« Apocalypse Now ».
- PAT : Comme tu y vas. Dans sa tentative de lente exploration de la folie, Thomas DAY échoue certainement, sans doute parce que sa version anti-cliché du sud-est asiatique en déborde, mais ça n’est pas pour autant ridicule.
- AK : On est très loin de la plume d’un Lucius SHEPARD, par exemple, qui a œuvré sur des thématiques fantastiques similaires mélangeant magie exotique, jungle mystérieuse, réalité duale, sexe mouillé et questionnement existentiel avec plus de réussite. Dans « Stairways to Hell », nouvelles déjà fortement autobiographiques [le héros s’appelait également Thomas], l’auteur nous parlait de lui, de sa vie, de ses peurs, de ses violences... le tout sous un ton très dur et très noir. Les fantômes des « Stairways to Hell » sont d’ailleurs présents en filigrane dans « La Cité des Crânes » : Maneki Neko sur le T-shirt d’une des filles de Tijuana Bar et Eddie l’héroïnomane décédée qui hante Thomas Daezzler. Mais, dans « La Cité des Crânes » le ton est d’emblée plus apaisé, comme si son auteur avait changé. Et on ne peut que constater que la mort, la destruction, la rage - les thèmes essentiels de « Stairways to Hell » et ceux que Thomas Daezzler associe à la notion d’artiste [« Sans mort, sans destruction et sans rage, il n’y a pas d’artiste véritable »] - sont quasi-absents du récit.
- PAT : Pardon ? La mort est omniprésente. La lassitude a sans doute remplacé la rage, mais Thomas DAY a dépassé la trentaine, il sait donc de quoi il parle. L’outrance provient sans doute plus de son impudeur à s’exposer sous tous les angles que de la description - courte - de la violence.
- AK : Lis « Stairways to Hell » et compare. Un livre animé par la lassitude m’intéresse moins qu’un livre animé par la rage. Et je n’ai pas compris ta dernière phrase - on dirait du Julien BOUVET.
- PAT : C’est vrai que j’ai du mal avec Julien BOUVET, mais c’est parce qu’il est trop fort pour moi. La rage, c’est bien, je ne dirai pas le contraire. D’ailleurs, vive la guerre et les tranchées, mais je persiste : l’impudeur outrancière de DAY dans ce roman est une impudeur enragée. Ergo.
- AK : Ce n’est pas parce que tu diriges l’émission de radio culte du paris intellectuel rive gauche underground qu’il faut que tu te sentes obliger de snober les gens en parlant en latin...

Cet apaisement, disais-je donc, semble justement représenté par cette symbolique de la "Cité des Crânes". Suite à sa rencontre avec la Cité, le héros va ressortir apaisé. Cet apaisement aurait dû être évolutif tout au long du récit, or, là, il est présent d’entrée de jeu. A aucun moment on ne ressent de la rage, de la violence ou quoi que ce soit qui vienne des tripes dans les notes du narrateur. On ne trouve même pas de trace d’une quelconque remise en question, des doutes de « Stairways to Hell », doutes auxquels Thomas DAY semble vouloir donner une réponse à la fin de sa Cité des Crânes. Cette réponse ne peut donc que tomber à plat en ce qui me concerne.

Plus gênant, cette réponse, la morale de ce roman, est particulièrement naïve et étonnamment conformiste de la part de son auteur - pour résumer, je couche à droite et à gauche toute ma vie, et au bout d’un moment je prends la grande décision existentielle de me caser, d’être fidèle et d’avoir un gosse parce que bordel c’est ça vivre.

- PAT : Oui. ll en a le droit, en même temps. Et il t’emmerde.
- AK : Ouais ça je sais mais quel intérêt pour le lecteur ?
- PAT : La question n’est pas là. DAY nous balance ce dont il a envie, comme tout auteur. Aux lecteurs et lectrices d’apprécier ou pas, mais on ne peut pas rentrer dans une critique du genre « fallait faire ça, fallait pas faire ci ». Il a le droit d’écrire ce qu’il veut, c’est en ce sens qu’il t’emmerde, et moi avec.
- AK : Mis à part que je réfute cet argument qui est après tout valable pour n’importe quelle bouse de sf néo nazie nantaise ou de fantasy communiste en dix tomes, je trouve que c’est une forme de lâcheté ou de protectionnisme de ne pas avoir le courage d’assumer qu’un livre est fait pour être lu. Un livre n’est pas qu’une pratique onaniste et ponctuelle mais aussi une relation multi-linguale et atemporelle entre un auteur et un lecteur.

On disait quoi ?

AH, oui. Assez ironiquement l’auteur fait précéder son épilogue d’un chapitre intitulé « L’autre Cité des Crânes » pour aborder la nouvelle du même nom de SPRAGUE DE CAMP et CARTER. Il m’apparaît que cette autre Cité des Crânes est en fait cette nouvelle bulle que se construit le héros à la fin du roman autour de sa femme et de son enfant à venir. Quittant l’illusion d’une Cité des Crânes violente, sexuelle et incorrecte pour cette autre Cité des Crânes, une illusion elle-aussi, mais en version apaisée, monogame et terriblement consensuelle. Si je peux comprendre la démarche personnelle de l’auteur qui semblait avoir des choses à dire sur ces deux Cités des Crânes, j’avoue ne pas comprendre exactement où il veut en venir, et je ne crois pas aux révélations divines ou hollywoodiennes du genre de celle que rencontre Thomas Daezzler. Pour finir, juste un petit mot sur le passage sur Noir Désir, complètement hors de propos et déplacé, où l’auteur excuse presque Bertrand CANTAT parce que vous comprenez c’est un artiste et la destruction fait partie de la vie d’un artiste. Je suggère au prochain connard qui tabassera sa femme, ses gosses ou qui il veut, de se prétendre artiste, peut-être que ça lui fera des circonstances atténuantes.
- PAT : Caramba, encore raté. Relit son interview sur ActuSF. Il y dit à peu de chose près que sur ce terrain, il est plutôt contre Thomas Daezzler. Là encore, c’est le danger de l’autofiction. DAY = Daezzler n’est pas systématiquement vrai. C’est même généralement le contraire. Rages et désespoirs de l’autofiction...
- AK : Cela ne change rien au fait que ce soit, à mon humble avis, hors de propos et déplacé. Et toi tu veux juste recevoir gratuitement un T-shirt ActuSF « Je lis du Thomas DAY mais j’ai une vie sexuelle normale »...
- PAT : Hors de propos, sans aucun doute. Le roman déborde de trucs hors de propos...


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Pour ou contre alors ?

- AK : Ici on continue à aimer le Bélial et Thomas DAY, mais on ne les suit pas sur ce roman, dont j’ai du mal à cerner les prétentions,
- Olivier : C’est franchement dommage de gâcher ainsi de bonnes idées, car le roman n’en manque pas, par de telles inepties sur la vie sexuelle du narrateur, ses ennuis gastriques et autres joyeusetés...
- Ak : mais le roman ne pourra plaire qu’aux proches de l’auteur et à ses inconditionnels déjà conquis, j’imagine, par la recette bières, drogues et putes. En espérant un peu plus de stimulations intellectuelles dans son possible prochain livre annoncé comme « une sorte de Urotsukidoji dans le milieu de l’extrême-droite japonaise »...
- PAT : C’est quoi Urotsukidoji ?
- AK : Demande à ta maman...