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    de Jeff NOON

    C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
    Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.

    Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994

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Publié le 16/01/2007

« La cité nymphale » de Stéphane BEAUVERGER

EDITIONS LA VOLTE, OCTOBRE 2006

Par Pegase

Troisième et dernier volume de la Trilogie Chromozone, un opus qui, tout en donnant enfin toutes les solutions aux différentes intrigues, et malgré un charme indéniable, ne tient pas vraiment toutes ses promesses.

Débutons par un bref retour sur le concept original imaginé par l’auteur, et qui sert de base à son univers. J’ai nommé, la phéromunication. Le mot « phéromone » vient du grec pherein [transporter] et de hormon [exciter]. Les phéromones sont des substances émises par les animaux [dont l’homme] et par les plantes, qui agissent comme des messagers sur les individus de la même espèce entraînant une réaction spécifique sur le comportement d’une part [les phéromones incitatrices] et sur la biologie d’autre part [les phéromones modificatrices].

De virus informatique destructeur des technologies nous passons à un biovirus qui s’attaque directement au corps humain. Son efficacité est d’autant plus redoutable puisqu’il est indécelable.

Dans « La cité nymphale », l’histoire débute au sein et autour de la cathédrale de la Parispapauté, les ruines de Notre Dame de Paris, dans lesquelles les noctivores, longtemps privés d’individualité au profit de l’entité collective, sont mobilisés pour des travaux ingrats pour retrouver une identité. Ce sont les exclus, de par leur nature, de la synthèse noctivore. Leur mal-être est un frein à son épanouissement et influence de manière néfaste l’entité noctivore. Une fois leur mémoire ressurgit, ceux-ci vont se confesser - il en va de même pour les humains contaminés par le Chromozone - auprès de Cendre [le Sauveur], cet être génétiquement modifié durant son enfance et doté de pouvoirs surhumains.

Lucie [la protectrice de Cendre] se voit à nouveau confrontée à l’être qu’elle méprise par-dessus tout, Roméo. Celui qui dans le tome précédent, « Les noctivores », avait trahi son propre patron, Kahleel. Survoltée, elle le passe à tabac et pour sauver ce qui peut encore l’être, Roméo affirme qu’il sait où et comment trouver le véritable nom de Cendre, et cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Ensuite le récit navigue vers la cité brestoise, lieu d’incessantes guerres claniques. Lucie a pour mission de recruter des Keltiks pour les ramener sur Paris...

Face à une crise majeure, ici un virus, l’auteur envisage une mutation corps/société. La société est transformée [des communautés ethniques locales repliées sur elles-mêmes] et nous assistons à une mutation de l’espèce pour s’adapter à son nouvel environnement. C’est une passation de pouvoir. Les noctivores sont devenus les patrons. Ils sont à l’origine de nombreuses révolutions techniques et industrielles grâce à la force de leur synthèse.

Indispensable pour ceux qui ont lu les deux premiers volumes de la trilogie, ce troisième tome est agréable à lire mais le lecteur n’aura pas droit à son apothéose. On a le sentiment d’un décollage raté. On retrouve des personnages désormais familiers et des phases convaincantes avec les Keltiks, néanmoins sur un air de déjà vu. Certains dialogues ne sont pas très inspirés. Et l’ensemble aurait sans doute gagné en intensité en étant plus concis.

Saluons au passage les éditions La Volte pour la qualité de leurs produits [couverture, mise en page, illustrations...] très stylés, très personnalisés. Pour ce troisième tome, une « bande originale du livre » a été réalisée par le groupe Hint. Et disons-le tout de suite : ça arrache les dents d’un diplodocus et justifie l’achat : des plages atmosphériques et planantes aux ambiances glauques, ténébreuses, rageuses... étrange, inclassable... le tout cohérent et d’excellente qualité.


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Après cette trilogie, à la fois fascinante et pas complètement convaincante, ne reste plus qu’à guetter la prochaine œuvre de BEAUVERGER.

A n’en pas douter il s’en faut de peu pour que l’auteur devienne une valeur sûre des prochaines années...


 
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