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Première publication le 05/04/2005
Publié le 01/03/2007

« La compagnie des fées » de Garry KILWORTH

ED. TERRE DE BRUME, FEV. 2005 - REED. FOLIO SF, JANV. 2007

Par PAT

Vieux routier de la littérature jeunesse, Garry KILWORTH mène une deuxième barque littéraire côté adulte. Impeccable et divertissant, « La compagnie des fées » est exactement à mi-chemin.


Sorte de Fantasy urbaine sous la forme de road-movie hommage à SHAKESPEARE [dont tout anglais qui se respecte ressent au plus profond de son moi la divine présence], « La compagnie des fées » reprend les célèbres personnages du « Songe d’une nuit d’été » et les propulse dans un monde moderne qui n’a rien de bien réjouissant.

Pour le roi des elfes Obéron et sa femme, la reine des fées Titania, l’heure est grave. Ré-duite par le développement urbain et autoroutier, la forêt de Sherwood n’est plus le lieux mythique qu’elle fut en son temps. Par milliers, les touristes y affluent, laissant traîner leurs ordures, leurs déchets et polluant de leur présence ces bosquets millénaires peuplés de lutins facétieux. Même si la chose est douloureuse, une seule solution est envisageable : L’exil. Bien décidés à atteindre la Nouvelle Forêt [à quelques heures de voiture, au Sud de l’Angleterre], Obéron et sa cour [dont l’indispensable Puck] se font aider par Sid, un jeune mécano récemment enlevé par les elfes [une habitude fâcheuse], qui met à leur disposition un vieil autobus pourri.

Mais si la distance est courte, la route est bien plus longue. les elfes se fient évidemment plus aux odeurs du vent qu’aux cartes routières... Après quelques kilomètres, les choses ressemblent finalement plus au Cauchemar d’une nuit d’été : Titania kidnappe un bébé au destin fabuleux, bébé qui ne va pas tarder à exciter la convoitise de Morgane la méchante fée.

Pendant ce temps, la quasi totalité des créatures mythiques anglaises se réveillent sur la passage de l’étrange convoi [et il y en a un paquet], ce qui pose des soucis de discrétion, notamment avec les géants. Fort heureusement, les travellers new age qui sillonnent le pays en fumant de l’herbe au volant de leurs vans à fleurs sont prêts à croire aux elfes, et de fait, à les aider... Pour Sid, l’équipée tourne rapidement à l’horreur la plus délirante...


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Plutôt drôle, plutôt bien fichu, plutôt bien mené, « La compagnie des fées » n’est assurément pas un chef d’oeuvre impérissable, mais un honnête roman à l’ancienne, léger et divertissant, à lire ne serait-ce que pour l’évident plaisir que l’auteur a pris à l’écrire.

Un plaisir d’ailleurs communicatif, à prescrire aux déprimé[e]s de 7 à 77 ans.