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    de Jeff NOON

    C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
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Publié le 16/04/2007

« La fille dans le verre » de Jeffrey FORD

[« The Girl in the Glass », AOÛT 2005]

ED. DENOËL / LUNES D’ENCRE, AVRIL 207

Par PAT

Trop peu connu en France, Jeffrey FORD débarque en Lunes d’encre avec un texte particulièrement réussi. L’occasion idéale de découvrir un auteur subtil, intelligent, drôle et tout à fait recommandable.

Avec un humour et un talent de conteur à tomber par terre, Jeffrey FORD promène son lecteur de surprises en surprises dans une histoire aussi abracadabrante que classique. Sous des dehors fantastico-ésotériques, « La fille dans le verre » est un vrai thriller qui se dévore en quelques heures, avec une vraie fin, une vraie ambiance et de vrais personnages.

(JPG)Raconté par un jeune mexicain recueilli dans le ruisseau par Thomas Schell, un charlatan/magicien/médium de génie, le scénario se déroule doucement et s’intéresse de près à la vie de ce Oudini du pauvre, aussi élégant qu’intelligent, dont la principale occupation consiste à dépouiller de leur argent des riches désoeuvrés en les faisant communiquer avec les morts.
A sa décharge, il faut reconnaître que c’est la crise de 1929 aux USA, et qu’il faut bien bouffer.

Le narrateur, Diego, assiste le maître en compagnie d’Antony, force de la nature aussi dur à cuir que sympathique. Ecumant les maisons des riches, tous trois traversent assez confortablement la crise en usant de toutes sortes de stratagèmes [poudre phosphorescente, apparitions soudaines de lapins, ventriloquie etc etc.] avec un génie et une inventivité qui n’appartiennent qu’à eux.
Mais les choses prennent une tournure différente le jour où Schell, en pleine scène du deux lors d’une séance de communication avec les morts chez de riches new-yorkais, aperçoit pour de vrai le fantôme d’une petite fille.

Commence alors une quête de la vérité qui entraînera les trois larrons sur les traces de tarés notoires [dont Prescott Bush, grand-père de Georges W, nominalement cité dans le livre en tant qu’ordure] attelés à la purification de la race par le sang, tarés aux côtés desquels le KKK fait figure de gentil bébé colérique.

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Sur cette trame à la fois foisonnante et tragicomique, Jeffrey FORD tisse une toile diabolique dans laquelle il enferme le lecteur avec une facilité et un niveau de langage stupéfiant.

« La fille dans le verre » est un simple [et vrai] bonheur de lecture, intelligent, drôle, décalé et subtil, ce qui, reconnaissons-le, n’est déjà pas si mal...


A LIRE AUSSI :
> La fiche bio / biblio de FORD Jeffrey [et d'autres critiques]

 
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