
• liens auteur :
• liens rubrique :

C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

"La grande rivière du ciel" est le troisième volet du Cycle du Centre galactique commencé avec "Dans l’océan de la nuit", puis "A travers la mer des soleils", et qui continue avec "Marées de lumière", puis "Les profondeurs furieuses".
L’humanité en péril.
BENFORD a vraiment le don de décrire les maux de l’humanité avec justesse, comme dans ses précédents romans. Ici, la situation est désespérée : l’homme est envahi, chassé comme des insectes nuisibles. Et au milieu de ces groupes reformés en Familles, renaît un espoir, d’après une légende. Et ce brin d’espoir suffit à tous ces gens pour garder une certaine cohérence. Ici, l’espoir fait survivre. Cet embryon d’humanité est un groupe soudé pour le meilleur et pour le pire.
BENFORD décrit cette détresse inéluctable dans cette fresque grandiose, un road movie, sauf qu’il n’y a plus de route, qu’il ny a plus que le chaos.
Les hommes contre les mécas.
Comme toujours, les machines sont décrites dans leur froideur absolue, leur implacable volonté pour éradiquer toute forme de vie, dont font partie les hommes. Mais Benford ajoute une intelligence, une tactique d’éradication hors du commun : les machines sont malines, rusées. Pour témoin cette Mante, capable de tendre des pièges, d’imaginer des stratégies en comptant sur la psychologie des hommes. De plus, cette "société" est stratifiée, avec une pyramide de tâches bien définie. Il existe même des Renégats, mécas en marge de la société.
L’évolution.
Les hommes ne sont pas démunis : exosquelettes ingénieux pour décupler leurs mouvements, parfois utilisés à l’extrême pour faire des humains totalement dépendants de cette carcasse. Ce sont les nouveaux humains.
Une interface avec les ancêtres (les Aspects de sa personnalité), mémoire morte accessible, mais dont la personnalité peut rapidement submerger le porteur, et qui rappelle les personnae du cycle de "Eon" de Greg BEAR.
|
BENFORD a poussé le détail jusqu’à faire évolué le langage des hommes, car en période de crise, il faut que l’information passe vite, très vite. Malheureusement, les mécas évoluent eux aussi très vite... Bref, ce livre m’a vraiment marqué et reste pour moi, le summum du combat entre les hommes et les machines, avec des personnages très humains, faillibles mais plein d’espoir. |
|---|
A LIRE AUSSI :
> La fiche bio / biblio de BENFORD Gregory [et d'autres critiques]