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Publié le 20/09/2001

"La liberté éternelle" de JOE HALDEMAN

["Forever Free", 1999]

EDITIONS J’AI LU / MILLENAIRES

Par PAT

On aimait bien Joe HALDEMAN. "La guerre éternelle" avait en effet largement mérité son prix Hugo, et ses autres livres publiés chez Denoël valaient largement le détour. Si le récent "La paix éternelle" paraissait un peu baclé, certaines idées continuaient tout de même à faire mouche, tout comme les dialogues et les développements de l’histoire.

Mais cette fois, avec "La liberté éternelle", Joe HALDEMAN loupe son coup.


Le livre débute pourtant sur une heureuse surprise : on retrouve William Mandela et Marigay Potter, héros magnifiques et pathétiques de "La guerre éternelle". Leur vie sur Majeur suit un cours plutôt calme, mais l’omniprésence des Hommes [et de leurs alliés taurans], génétiquement identiques et branchés sur une mémoire collective, ressemble à une dictature terriblement efficace.

Fatigués d’une existence terne, les vétérans conçoivent le projet de s’emparer d’une navette pour faire un petit voyage de dix ans à l’autre bout de la galaxie. La relativité aidant, ils devraient être de retour 40 000 ans plus tard ! Suffisamment longtemps pour échapper à l’emprise des hommes et des Taurans.

Sur ce postulat plutôt intéressant, HALDEMAN brode maladroitement la difficulté des relations entre William, Marigay et leurs deux enfants. L’une veut partir, l’autre rester pour s’intégrer aux Hommes. Là-dessus, tout le monde finit par s’enfuir [après quelques péripéties] pour se heurter à un autre problème : après deux semaines de ballade, l’antimatière [carburant du vaisseau] disparaît purement et simplement. Retour à la case départ pour nos joyeux voyageurs [24 ans plus tard, tout de même], mais pas de chance, tout le monde a disparu sur Majeur. On ne va pas s’effrayer pour si peu, il suffit d’aller faire un tour sur terre pour vérifier.

Aussitôt dit, aussitôt fait, mais là-bas, le constat est le même. L’humanité a disparu, tout comme les Taurans, d’ailleurs. Heureusement, William et Marigay découvrent une race à part, présente sur terre depuis le début, qui peut prendre n’importe quelle forme. Ces " Omnis " sont quelques dizaines et ne savent pas non plus de quoi il retourne. Le dialogue entre eux et William est à mourir de rire : ce dernier, face à une vérité hallucinante propre à choquer les certitudes les plus établies, participe tranquillement à la conversation, comme si l’Omni était un vieux copain.

Bref, quand on commence à se demander s’il ne va pas falloir jeter le bouquin aux orties, Joe HALDEMAN fait intervenir Dieu. Rien de moins.

En fait, c’est très simple. Tout le monde réapparaît illico, et l’ensemble du bordel n’était qu’une expérience divine rigolote comme tout. Dieu explique sa vision des choses et disparaît dans l’infini. Et si la physique n’était qu’une borne propre à un univers laboratoire ?

Les voix du seigneur sont impénétrables ! Voilà.


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HALDEMAN est-il devenu complètement fou ? Mystère.

Le bouquin vaut 100 balles. C’est à peu près tout ce que ça vaut.