EN BREF

 
VOS LIVRES DANS LA BOITE AU LETTRES !




En commandant vos livres sur Amazon.fr vous faites des économies [-5%] et vous participez au financement du site car le Cafard cosmique reçoit une petite commission sur les ventes.

Le livre le plus acheté
en mai 2010 :
Janua Vera +
de Jean-Philippe Jaworski
aux Ed. Moutons Électriques

 

A VOIR AUSSI

Publié le 05/04/2009

La mémoire du crime de Jacques Barberi

ED. LA VOLTE, JANVIER 2009

Par Tallis

Où l’on retrouve Jacques Barbéri dans le deuxième volet de son univers de Narcose (volet, il est utile de le préciser, totalement indépendant du premier), toujours armé de son sens de l’humour et de sa décontraction tout personnelle...
Vous reprendrez bien un petit verre de scotch-benzédrine ?


Le moins qu’on puisse dire, c’est que la journée d’Harry Botkine s’est terminé en apothéose... A peine le temps de prendre un dernier verre et voilà qu’il découvre, livré devant sa porte, le corps de son amie Pricilla Rosewater, tuée d’une manière particulièrement horrible.

Voilà le plus célèbre peintre en perfusion collective de Narcose totalement bouleversé et obligé de mener son enquête, épaulé en cela par la très belle Esméralda, reine de la cité. Et plus ça va, plus la situation semble se complexifier. Car enfin, que viennent faire toutes ces araignées dans cette histoire ? Pourquoi toutes les femmes rencontrées lors de l’enquête en veulent-elles à son corps ? Et surtout, surtout, qu’est ce que la mythologie égyptienne vient faire dans tout ce fatras ?

Jacques Barbéri est de retour avec un roman (réédition d’un ouvrage paru fin 1992 en Présence du Futur) toujours aussi jouissif. Si l’atmosphère est clairement moins « dickienne » que le premier volume (moins d’incursions dans d’improbables univers parallèles peuplés de Têtes molles), le bonhomme n’en a pas perdu pour autant son imagination et ses thématiques.

On est dans ce deuxième volet en plein territoire du polar hard-boiled avec un héros dépassé par les événements et confronté à une succession de femmes fatales toutes plus mystérieuses les unes que les autres. Le tout se place dans un background science-fictif des plus étranges où la dernière mode est de modifier son apparence en se faisant greffer à grands coups de plasti-pressions les appendices les plus exotiques (avec un résultat pas toujours bien maîtrisé d’ailleurs), où le dernier art à la mode consiste à mixer des extraits d’œuvres littéraires pour amener à l’orgasme des spectateurs sous perfusion et où les chirurgiens pastiques ont de bien étranges spécialités...

L’ensemble est mené, comme d’habitude chez Barbéri, avec une parfaite décontraction qui sied parfaitement bien au genre polar et dans un capharnaüm apparent qui cache en fait une construction des plus rigoureuses et qui retombe tranquillement sur ses pattes (d’araignée) dans les dernières pages.

Et s’il n’y a pas trace dans celui-ci du moindre lapin (personnage principal hilarant du Narcose précédent), le bestiaire mutant peuplant cette Mémoire du Crime reste des plus réjouissants, les dieux égyptiens ayant pour habitude d’être particulièrement imaginatifs en la matière...


COMMANDER

Bref que du bonheur, emballé comme pour les précédents ouvrages parus à la Volte par une étrange et très personnelle illustration de Philippe Sadziak . De quoi attendre avec impatience le troisième roman, inédit celui-là, se déroulant dans le même univers et au titre très dickien : Le tueur venu du Centaure ; ce sera pour 2010.