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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Attention, pas question ici de S.-F. ! Mais quand vous aurez lu les "Racines du mal", vous voudrez - certainement - lire aussi celui-ci.
Toorop est un mercenaire, un vrai. il revient de l’ex-Yougoslavie. Il en a vu des moches [okay, il est un peu caricatural, Toorop, mais bon, franchement, il a l’air cool et on a pas envie de lui chercher des noises. c’est un bon.]
Et puis voila que le mercenaire croise le chemin d’une jeune fille de douze ans en fuite, poursuivie par des malades armés jusqu’au cou. Forcément, il se lance à son secours. Et là, c’est le début des emmerdes.
C’est du Polar, du vrai, avec des méchants et des gentils, des règlements de comptes et des fusil à lunettes. Mais avec un quelque chose en plus qui vous prend les tripes et ne vous lâche plus jusqu’ à la dernière page.
De la violence blanche hypnotisante comme chez Bret Easton Ellis, avec cette crédibilité impressionnante malgrè la complexité de l’intrigue, James Ellroy filmé par Tarantino, de l’implosion yougoslave au trafic de snuff-movies.
C’est la fuite en avant d’un mercenaire en acier trempé et d’une Alice adolescente au pays des horreurs.
Un film a été tiré de ce roman. Un conseil : n’allez PAS le voir.
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Du brut, du franc, un poil manichéen mais tellement scotchant qu’on en redemande. Ce fut aussi le plus gros roman publié en "Série Noire" [600 pages...] Si vous ne lisez jamais de polar, faites une exception cette fois... |
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