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Publié le 01/04/2006

La trilogie thématique [« Dr. Adder » - « Le Marteau de verre » - « Instruments de mort »] de K.W. JETER

[« Dr Adder », 1984 - « The glass hammer », 1985 - « Death arms », 1987]

ED. DENOËL, 1985, 1986 et 1988

Par K2R2 Par Arkady Knight

En 1984 paraissait « Dr. Adder », roman écrit au début des années soixante-dix, qui n’avait pas trouvé d’éditeur jusque là malgré tous les efforts de son auteur. JETER pensait avoir écrit un roman provocateur et dérangeant, qui en cette période de foisonnement intellectuel et politique aurait dû trouver facilement preneur. Oui mais voilà, n’est pas Harlan ELLISON ou Norman SPINRAD qui veut ; il faut croire qu’il fallait déjà être installé et reconnu pour vendre à un directeur de collection un roman de cette trempe. Il aura fallu les efforts et l’engagement de Philip K. DICK, ami de l’auteur, pour qu’un petit éditeur américain s’intéresse enfin aux déviances littéraires de K.W. JETER, avec douze ans de retard.

En 1986, après avoir inventé avec ses petits camarades Tim POWERS et James P. BLAYLOCK le concept « Steampunk », JETER publie un autre roman majeur, « Le Marteau de verre », oeuvre plus aboutie que « Dr. Adder », formellement plus maîtrisée, mais également plus réfléchie. Probablement son roman le plus réussi.

Deux ans plus tard, paraissait « Instruments de mort », moins violent, moins revendicatif, mais tout aussi saisissant par sa beauté et l’énorme spleen qui s’en dégage.

Ces trois oeuvres, aussi différentes que fascinantes, ne constituent pas une trilogie au sens courant du terme. Le terme le plus approprié serait probablement triptyque, mais c’est JETER lui-même qui a baptisé ainsi ces trois romans, qu’il a réunis sous l’appellation de « Trilogie du jeune homme qui vient en ville ».


Loin de la complexité de certains des futurs romans de JETER, l’histoire de « Dr. Adder » est relativement simple et fait davantage appel à l’émotion et au ressenti qu’à la puissance de la réflexion. Il s’agit d’un roman coup de poing dans lequel l’auteur crache à la face du monde toute la déception d’une jeunesse qui ne parvient pas à s’épanouir, un désir d’avenir déçu au travers duquel il dénonce les principaux dysfonctionnements de la société.

Mais venons en aux faits : E. Allen Limmitt débarque de Phoenix dans un Los Angeles légèrement pourri pour rencontrer le fameux Dr Adder. Un garçon excessivement doué, mais qui use son talent à des tâches pas très reluisantes ; du genre amputer une ribambelle de prostituées destinées à assouvir les fantasmes malsains de clients qui prennent gentiment leur trip en sodomisant de pauvres petites putes cul de jatte [ça c’est pour la version grand public, parce que les modifications chirurgicales sont parfois encore plus extrêmes].
Mais avant de rencontrer le grand gourou du bistouri, Limmitt traîne gentiment dans l’Interface, immense avenue où traînent ces fameuses putes amputées, accompagnées de leurs macs, ainsi qu’un bon paquet de zonards aux intentions plus ou moins louches.

Oubliez Beverly Hills et Hollywood Avenue, le Los Angeles de JETER ressemblerait plutôt à Watts ou à Compton, en pire. Les déambulations de Limmitt l’amènent à visiter d’autres endroits sympathiques comme Zone-Rat et ses groupuscules révolutionnaires, ou bien encore les égouts de L.A. [en compagnie d’une décérébrée folle de sexe], le pire étant probablement Orange County et ses rupins à moitié lobotomisés, qui vivent dans des appartements high-tech en rêvant de parcs d’attraction pornos peuplés d’androïdes-putes.

Roman un tantinet schizophrénique dans lequel JETER s’incarne tour à tour dans ses personnages [Adder et Limmitt reflétant chaque facette de la personnalité de l’auteur, la violence du premier contrebalançant la candeur du second], « Dr. Adder » est une oeuvre coup de poing dans laquelle transparaît, sous la noirceur et la violence, un certain désespoir. Très imagé et incroyablement esthétique, le roman impressionne par la puissance et la force de son style, par ses envolées fulgurantes, par ses personnages hallucinants et hallucinés, par ses descriptions d’une rare noirceur, mais surtout par un discours extrême, où le sadisme, le voyeurisme et l’hystérie ne sont finalement qu’une façade à une réalité bien plus effrayante encore.
Certes, l’oeuvre reste imparfaite et les différents épisodes du parcours de Limmitt peuvent sembler manquer de liant, mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une oeuvre de jeunesse à laquelle on peut bien pardonner quelques faiblesses structurelles tant la verve et l’acuité du discours impressionnent. Non, la nature humaine n’est pas toujours très belle à voir et l’âme du monde recèle parfois des horreurs que l’on aimerait ne jamais rencontrer. Oui mais voilà, le monde de JETER c’est un peu beaucoup le notre, mis à nu, disséqué, puis abandonné comme un cadavre sur lequel les vautours viendraient se nourrir.

« Putain mais qu’est-ce que je fous ici ? Pensa Limmitt. Voilà ce que c’est de lire toute cette saloperie de science-fiction. On finit par accepter à peu près n’importe quoi. »

A peine un an après la publication de « Dr. Adder », K.W. JETER publie un second roman capital : « Le Marteau de verre » ; mais entre l’écriture de son premier roman et celui-ci il s’est en réalité écoulé plus d’une décennie et JETER est devenu un écrivain accompli, plus mature et plus réfléchi. Désormais son ambition dépasse le stade du « coup de gueule bien senti » pour flirter avec une science-fiction moins rebelle mais plus spéculative.

Dans un futur post-apocalyptique, les productions SpeedMort diffusent des courses dans lesquelles des fous-furieux du volant doivent livrer des puces de contrebande à travers les Etats-Unis ; une sorte de sport mécanique nouvelle génération plutôt dangereux puisque les pilotes sont obligés de traverser une zone contrôlée par des satellites militaires que l’on a oublié de débrancher. Chaque pilote, assisté par une IA qui anticipe les frappes lancées par les satellites, doit ainsi slalomer à travers le désert en espérant livrer sa came en bon état. Histoire de doper l’audience, la production décide de filmer au plus près le parcours de ces têtes brûlées et envoie une certaine Endryx réaliser un documentaire sur la vie de l’un des pilotes les plus médiatiques, Schuyler, qui accessoirement est également le père du nouveau messie de la puissante secte des Filles de Dieu. L’ennui c’est que les pilotes de ces courses meurent les uns après les autres, victimes semble-t-il des défaillances de leur boîtier IA, ce qui risque de mettre un terme au juteux business de la production. A la limite Schuyler s’en foutrait si son boitier ne se mettait lui aussi à déconner en lui annonçant sa mort imminente.

« Shuyler, regardant les mains expertes de la jeune femme s’affairer sur le matériel, se demanda si c’était une tactique qu’elle avait élaborée. Pour qu’il lui livre son passé, une substance malléable qu’elle allait travailler sur son banc de montage jusqu’à ce qu’il prenne la forme et la consistance voulues. Comme du pain. Dans l’éclat bleuté de sa cuisine. Où on peut se faire découper en tranches pour s’auto-alimenter, sorte de transjustification autodestructrice. C’est ma chair et c’est mon passé. Et ça, fiction ou pas. La réalité, supposait-il, était telle qu’on la façonnait. »

JETER construit un solide roman, doté d’une narration à plusieurs niveaux où le présent, le passé et le présent recomposé [par le biais de la caméra] s’entrecroisent. Le récit intègre également des passages écrits de manière scénaristique, donnant un aspect furieusement cinématographique à l’ensemble.
Avec une plus grande distance critique et un regard bien plus acéré sur l’Amérique des années 80, JETER semble préoccupé par le rôle de l’image dans notre société moderne, mais loin de s’en tenir là, il s’intéresse également à la religion - pas tant les fondements des anciennes religions, mais les processus médiatiques et sociologiques qui conduisent à une certaine forme de déification des individus par le biais de la télévision. A croire que l’auteur avait déjà pressenti les dérives de la télévision des années 2000. Mais entre temps, JETER a vécu la mort de Philip K. DICK et « Le Marteau de verre » se termine en un hommage émouvant à l’écrivain et à l’ami. Ainsi, le personnage de Bischovsky est la réincarnation littéraire de DICK, un pauvre gars un peu bourru mais foncièrement sympathique, perpétuellement emmerdé par son ex-femme dont il n’arrive jamais réellement à se séparer, fidèle en amitié et complètement obsédé par la reconstitution de vitraux dans lesquels il espère découvrir une sorte de message mystique.

« Dr. Adder » était déjà, dans une certaine mesure, un roman largement psychologique dans lequel l’auteur fusionnait littéralement avec ses personnages et leur insufflait une grande partie de sa propre rébellion. La figure paternelle hantait également l’histoire de Limmitt et l’on n’est guère étonné de voir à nouveau « le père » s’immiscer dans l’histoire de Schuyler. C’est là un thème récurrent de l’oeuvre de JETER, que l’on retrouvera dans plusieurs de ses textes [« Instruments de mort », « Madlands » ou bien encore « La première fois »].
La figure paternelle chez JETER, c’est celle du père absent, ou conflictuel. Bischofski, Adder sont dans une certaine mesure des figures paternelles de substitution. Le procédé est inversé dans « Le marteau de verre », où Schuyler est confronté à ses propres carences paternelles ; le fils qu’il a engendré et dont il n’a pu s’occuper est tombé entre les mains d’une secte qui en a fait un nouveau messie. Une vision pour le moins insupportable aux yeux de JETER, dépositaire d’une représentation pessimiste, pour ne pas dire nihiliste, du monde. Un avenir tellement radieux, que Dieu en personne n’y est pas le bienvenu.

"Si je ne couche pas avec vous, c’est parce que les Filles de Dieu croient que c’est de cette manière qu’ellles empêcheront Dieu de revenir dans ce monde." (...)
" Dieu ne vient pas dans ce monde pour nous délivrer. Il ne le peut pas. Ce monde, quelle qu’en soit la raison, et les Filles de Dieu ne prétendent pas tout savoir, échappe à Son pouvoir. Il y a peut-être une explication. Qui sait si nous ne sommes pas l’égout cosmique dans lequel se déverse tout le reste de l’univers. Un dépotoir, une fosse septique quoi. Enfin peu importe. En tout cas, si Dieu pénètre dans ce monde, il devient chair. Et la chair souffre. Ici, elle est périssable. C’est dans la nature même de cet endroit. Et Dieu aussi mourrait ici comme Il est déjà mort dans le passé."


Jeu sur le réel où les apparences sont trompeuses et les pistes sans cesse brouillées, « Le Marteau de verre » est un roman charnière dans l’oeuvre de K.W. JETER. Un roman noir dans lequel il impose une vision du monde moins choquante que celle de « Dr Adder », mais tout aussi dérangeante. Ses thèmes de prédilection s’y affirment avec force et son talent d’écrivain y exprime toute sa maîtrise de la narration.

En 1987, K.W. JETER publie le dernier roman de ce qui constitue sa trilogie thématique. En réalité, « Instruments de mort » aurait dû être son deuxième roman, mais divers projets obligèrent l’auteur à mettre de côté son manuscrit, qu’il ne reprit qu’après la publication du « Marteau de verre ». Censé clore la trilogie, « Instruments de mort » apparaît pourtant moins définitif et pas tout à fait aussi noir que ses oeuvres précédentes [ NDAK pas d’accord, c’est même le plus noir des trois je trouve] ; diffusant un spleen lancinant plutôt qu’une rébellion à fleur de peau. Moins sombre mais bien plus triste, « Instruments de mort » n’est peut-être pas le roman ultime de JETER, mais il s’agit bien d’une nouvelle expérience esthétique et littéraire qu’il convient d’apprécier à sa juste mesure.

L’écrivain américain renoue une nouvelle fois avec le personnage du jeune homme qui arrive en ville. Un anti-héros aux dimensions humaines, bourré de défauts et de problèmes psychologiques, traînant un passé qui ne cesse de lui pourrir la vie et l’empêche de se réaliser complètement. L’auteur renoue également avec la cité des anges, une ville à l’agonie [pour changer] et quasiment à l’abandon. Un père absent [et pour cause il est décédé], une mère qui l’est tout autant [décédée elle aussi, mais ça c’est un peu plus neuf chez JETER], un avenir barré d’un « No Future » écrit noir sur noir. Nous sommes en terrain connu, nous sommes dans l’univers déstructuré et foncièrement déprimant de K.W. JETER.

R.D. Legger est fournisseur d’énergie psychique pour le compte du Consortium, obscure multinationale dont les activités demeurent mystérieuses, en dehors du fait qu’elle semble mener un programme de recherche d’envergure du côté de la Californie du Sud. Legger décide donc de tout plaquer et se rend à Los Angeles, afin de participer à ce fameux programme. La cité n’est plus que l’ombre d’elle-même et a perdu quelque peu de sa superbe. A vrai dire, la quasi totalité de la population a fui la côte Ouest à la suite de « La grande peur », un exode massif et inexpliqué qui a poussé les gens à fuir une terre devenue à leurs yeux inhospitalière. Maisons abandonnées, autoroutes désertées, buildings évacués, usines désaffectées, tout le monde est parti, en dehors des Rebs [rebuts] et de quelques illuminés.

Legger vit une goutte de sang se former sur son bras, crever et couler vers sa main.
- « Vous me faites un pansement ?
- Oui, bien sûr. » Le médic déchira un coin de la nappe improvisée et le pressa à l’endroit de la piqûre.
- « Bon, maintenant je mets un cachet sur votre carte d’identité et vous êtes libre.
- Ma carte d’identité ? Je ne crois pas en avoir.
- Pas de carte d’identité ? » Les deux médics contemplèrent Legger d’un air interdit.
- « Merde, fit celui aux lunettes d’un ton incertain, on n’aurait peut-être pas dû vous faire l’injection. Vous êtres bien censé être ici ? »
Legger lui montra de nouveau le bout de papier.
- Et ça alors ?
- Après tout, ça ne peut pas faire de mal. »
Le médic prit la feuille et appliqua au verso un tampon de caoutchouc. Il la tendit à Legger en même temps qu’une petite brochure. Sur la couverture on lisait : BIENVENUE A LOS ANGELES. Il avait dû se produire quelque chose en cours d’impression. Toutes les pages intérieures étaient vierges.


Legger débarque donc à L.A., sans le sou, avec un passé qu’il trimballe comme une vieille valise trop lourde. A peine sorti de l’avion les ennuis commencent : l’un des principaux responsables du projet meurt dans ses bras après avoir tenté de lui remettre un document. Arrêté par la flicaille locale, il est interrogé puis relâché quelques heures plus tard ; il se retrouve alors seul, sans papiers, perdu dans une cité à moitié envahie par le désert et les mauvaises herbes. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que quatre fêlés aux pouvoirs étranges lui tombent dessus, comme s’il était désormais la clé d’un problème dont tous les éléments lui échappent. Le voilà donc lancé sur les traces de ses parents, poursuivi par une balle à tête chercheuse, de celles qui vous récitent le code de procédure pénale avant de vous perforer la tête.

Avec « Instruments de mort », JETER continue sa quête du père, mais à vrai dire personne ici ne peut faire office de père de substitution, Legger doit se démerder seul et faire table rase du passé, ou tout du moins réussir à tordre le coup à ses propres démons. L’oeuvre de JETER est également hantée par la fin d’un rêve, celui de l’Amérique invincible et de cette utopie que représente « l’american way of life ». Pour JETER, le modèle américain, cette société paranoïaque qui a peur de perdre par dessus tout ce qu’elle possède et ne parvient pas à se construire autrement que par des chimères, ne peut qu’imploser ; Los Angeles, citée tentaculaire, monstrueuse, éventrée, salie, abandonnée, incarne de manière parfaitement allégorique cette défaite du modèle social américain. [NDAK : parce que le modèle français déchire peut-être ? NDK2R2 : non, mais je pense que JETER s’en branle pas mal de la France et que ce qui l’intéresse c’est quand même son pays].

"La vie n’est rien d’autre que la branlée qu’on prend avant de mourir."


A la lecture de ces trois romans, au-delà de la satisfaction d’avoir pu dénicher une oeuvre aussi difficile à se procurer, mais également au-delà de l’admiration que l’on peut éprouver envers le talent de K.W. JETER, subsiste une interrogation : comment trois romans de cette qualité ont-ils pu demeurer si longtemps dans l’oubli, pourquoi ne figurent-ils pas régulièrement dans les listes d’oeuvres conseillées ou dans les « tops 10 » des plus grands romans de science-fiction, que l’on voit régulièrement fleurir sur le Net ? Pourquoi la dernière édition de « Dr. Adder » date-t-elle de plus de quinze ans ?

La vérité, c’est que la science-fiction, la vraie, se meurt. [NDAK : tiens tu fais ton AK ! NDK2R2 : ben ouais, à force de bosser avec toi, ça déteint forcément]. Non pas parce que les éditeurs ne réussissent plus à vendre des romans étiquetés SF [il se vend des pelletées du dernier opus Star Wars], mais parce que des romans du calibre du « Marteau de verre » ou de « Dr. Adder » ne trouvent plus preneur. La faute aux éditeurs ? La faute aux lecteurs ? Un peu des deux sans doute et l’on comprend aisément l’amertume d’un K.W. JETER, qui n’hésite pas à se lancer dans la publication de romans à licence [il faut bien payer son loyer et nourrir les gosses] tout en bossant parallèlement sur « NOIR », un brûlot qu’il balance à la face du monde et dans lequel il fustige une nouvelle fois les nombreux travers de la société.
« NOIR » est un peu le testament littéraire de JETER, un roman complexe dans lequel on retrouve la verve d’un auteur profondément déçu, par la société, par l’orientation de sa carrière, par le milieu de la science-fiction. Un milieu qui promettait monts et merveilles, qui se voulait impertinent et provocateur, mais qui a mis plus de douze ans à publier « Dr. Adder » ; et qui peine encore aujourd’hui à reconnaître le travail d’un auteur majeur.


Il se murmure dans les milieux autorisés que la « trilogie thématique » pourrait bien être rééditée dans les années [les mois ? NDAK : les jours ?] qui viennent. Si le projet se concrétise, nul doute qu’il s’agira là d’un événement majeur pour lequel les amateurs de science-fiction auraient tout intérêt de se mobiliser. Dans le cas contraire, ne vous étonnez pas si le prochain roman de K.W. JETER paraît directement en poche au Fleuve noir plutôt que chez Lunes d’encre.

"Toute ma vie j’ai voulu que le monde, le monde entier ait besoin de moi, vienne vers moi, me supplie, m’aime, m’adore ! Et j’y étais presque arrivé ! Et je voulais juste ça pour... juste pour... parce que je m’imaginais que si j’y parvenais, je pourrais dire à tout le monde en même temps, à L.A., à Orange County, au monde entier, d’aller se faire foutre !"

Dr ADDER