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Vous ne connaissez pas Laurent QUEYSSI ? Normal. Nous non plus, il y a encore quelques semaines. Mais un nouvel auteur français qui publie, aux Moutons Electriques, un roman cyberpunk ambiance sixties emmené par une grenouille rousse mutante et un bataillon d’espionnes, ça ne pouvait pas nous laisser indifférents... Rencontre avec un jeune écrivain plein d’Avenirs...


- Le Cafard cosmique : Qui est Laurent QUEYSSI ?

- Laurent QUEYSSI : J’ai dû écrire une ou deux nouvelles à 16 ans, un truc mal foutu sur Ian CURTIS [NDCC : le leader suicidé de Joy Division] et une parodie naze de Stephen KING... puis plus rien avant mon premier texte publié en 1999 dans « Etoiles Vives ». J’avais alors 24 ans. La nouvelle s’appelait « Sense of Wonder » et mêlait Sonic Youth à un voyage temporel et une fin du monde. Mais elle n’était vraiment pas terrible. J’ai plus ou moins toujours écrit de la SF, oui, ou du fantastique. En tous cas, jamais de mainstream. Mon univers est celui de l’imaginaire.

- Quels sont vos auteurs favoris, ceux qui vous sont fait découvrir le genre, les oeuvres marquantes, les thèmes de prédilection... ?

- J’ai découvert la SF vers 12 ans en lisant « Niourk » de Stephan WUL puis petit à petit, en grappillant à droite et à gauche. J’ai fini par tomber sur DICK [inévitable...] et je ne m’en suis jamais remis.

Les romans de Philip K. DICK qui m’ont le plus marqué doivent être les mêmes que tout le monde, j’imagine : "Ubik", "Le Maître du Haut-Château", "Glissement de temps sur Mars", "Le Dieu venu du Centaure". Mais je suis intarissable sur le sujet et j’ai une tendresse pour chacun de ses livres. Je lis même l’exégèse et sa correspondance, je suis un fondu.

Plus tard, j’ai même fait une maîtrise de Littérature comparée sur son oeuvre. Mais je suis aussi passionné par pas mal d’autres auteurs, au gré des envies. Je suis un obsessionnel occasionnel, je pense. Je me passionne pour un auteur, une oeuvre ou un mouvement et je dévore tout ce qui concerne ce thème et je passe à autre chose.

J’adore aussi William GIBSON, Michael MOORCOCK, Harlan ELLISON, Thomas PYNCHON, Di FILIPPO, Joe LANSDALE, Christopher PRIEST, Henry MILLER et j’en oublie sûrement, et je voue un culte à Hunter THOMPSON. Mais mes auteurs préférés dans le genre oeuvrent aussi en bédé. Je prends autant de plaisir à lire Warren ELLIS, Grant MORRISON et Alan MOORE que des auteurs de romans.

Je ne sais pas si j’ai des thèmes de prédilection en tant qu’auteur. En tant que lecteur, j’avoue avoir un faible pour les histoires de voyages temporels, d’univers parallèles ou de mondes post-apocalyptiques. C’est très banal, en fait.

- Qu’avez vous publié avant "Neurotwistin’ " ?

- Une poignée de nouvelles pas remarquées dans diverses anthos ou revues. Rien de bien transcendant. Je suis encore un grand débutant.

- Y-a-t-il des auteurs français dont vous vous sentez proches ?

- Au point de vue littéraire, je me sens proche des thèmes abordés par des auteurs comme Xavier MAUMEJEAN ou Fabrice COLIN - sans leur arriver à la cheville. En tous cas leur boulot m’intéresse, me plaît, et les expérimentations de COLIN sur le matériau texte me semblent être la voie à suivre pour essayer de faire avancer un peu le schmilblic.

J’aime beaucoup « Dreamericana » et « Kathleen » m’a l’air totalement expérimental et zarb. En même temps, COLIN peut faire des œuvres super exigeantes et pointus et des trucs plus populaires, plus immédiatement accessible et je trouve ça super intéressant.

La tournure que prend l’écriture et les thèmes de David CALVO me paraissent aussi passionnants même s’ils me touchent moins immédiatement, s’ils parlent moins à mon univers personnel. Ce qu’il fait en bédé bouge les choses dans le bon sens...

Sur un plan plus personnel, je suis fier de compter parmi mes amis des gens comme MAUMEJEAN justement, André-François RUAUD [qui est aussi auteur] ou Ugo BELLAGAMBA, dont l’importance dans tout ce que j’écris, même si elle ne se situe pas dans l’écriture, n’en est pas moins palpable pour moi. Je lui dois beaucoup sur un plan humain.

- Pouvez vous expliquer le choix des thématiques de « Neurotwistin’ » : les espaces virtuels, les animaux modifiés...

- Je n’ai pas véritablement choisi les thématiques. Elles se sont imposées dans l’histoire que je voulais raconter. L’idée de base est celle d’une bédé que je devais faire avec mon compère Nicolas TRESPALLE au dessin. Il est passionné par les années 60 et je savais qu’il adorerait dessiner quelque chose se situant dans ces années-là. Mais il en fallait aussi pour moi et j’ai donc décidé de mixer les sixties au thème du cyberpunk que j’adore. Et voilà. La grenouille n’est apparue que dans la version en prose, le segment qui ouvre le récit et qui a été publié dans l’anthologie de A.-F. RUAUD, Passés Recomposés.

- Pouvez vous résumer l’idée de base de « Neurotwistin’ » pour les futurs lecteurs ?

- L’idée de base, c’est : une grenouille écrivain rédige les aventures d’un groupe d’espions qui arpentent le réseau virtuel dans les années 60 : Modesty Blaise meets Neuromancien, pour schématiser, avec une pincée du « Magnifique » de De BROCA.

- Pourquoi le projet de BD ne s’est-il pas fait ? Comment avez vous décidé d’en faire un roman ?

- Le projet bédé a été refusé partout, tout simplement. Mais l’univers me plaisait et lorsque André m’a demandé une nouvelle pur une antho uchronique, cela a été l’occasion de ressortir Neurotwistin’. Mais, alors que la bédé se déroulait en France, avec des personnages que l’on retrouve dans le roman, j’ai changé de pays pour la prose. Puis, j’ai écrit un deuxième segment pour une publication éventuelle en revue. Lorsque je l’ai fait lire à André, il m’a dit qu’isolé, ce texte ne fonctionnait pas, mais que, par contre, lié à la première nouvelle, il marchait très bien. Il a conclu en disant : « si tu écris un roman dans cet univers et que c’est aussi bien que ça, je le publierais. »

- Votre cyberpunk reste très soft en terme technique : est-ce une volonté ?

- Plutôt une faiblesse de ma part. J’avoue que cet aspect technique ne m’intéresse que peu. Je préférais bosser l’univers culturel qu’expliquer comment fonctionne vraiment les implants. Ca aurait été barbant à écrire et donc à lire.

- D’où vient l’idée des animaux modifiés, une des très bonne idée du roman ?

- Honnêtement, je n’en sais rien. C’est sans doute assez cliché, des animaux qui parlent. Je ne sais vraiment pas. Mais je me souviens que lorsque j’ai pensé à ça, je me suis dit que c’était une idée qui pouvait marcher dans ce contexte.

- Pouvez vous nous expliquer le décor choisi : un présent uchronique où les recherches en IA ont supplantés la recherche spatiales, une ambiance James-Bond-Sixties-Pop ?

- Après avoir choisi la thématique, il rester à l’inventer, la justifier et l’habiller. Une fois mon point de divergence trouvé, comme dans toute uchronie, j’ai déroulé les fils et regardé où cela me menait. Un univers où la conquête spatiale n’avait pas eu lieu et où les crédits étaient allés à la recherche sur les réseaux et la miniaturisation me paraissait intéressant à traiter. Ensuite, j’ai gardé l’habillage "culturel" de ces années là, pas la peine d’inventer des choses lorsque la matière disponible est déjà fascinante et propice aux récits.

Et le présent est aussi et forcément une source d’inspiration. L’idée de SF à la base du roman est : Et si les terroristes ne désiraient pas seulement changer le monde de façon métaphorique, mais de façon bien réelle ? Non pas simplement le transformer, mais carrément changer d’univers. C’est une métaphore rendue réelle, comme dans beaucoup de récits de science-fiction. Tout découle finalement de ce simple postulat. Et mes terroristes, de Unabomber à Al Qaïda, je n’ai pas eu à les chercher bien loin...

- L’idée que les terroristes sont motivés par l’envie de revenir à un monde dit "réel" est originale et c’est une des forces du roman. Mais jamais vous n’expliquez vraiment d’où leur vient cette conviction ... ?

- Elle me semble assez claire, évidente. Et c’est là peut-être, du côté de la méta-fiction, que mon bouquin pèche un peu. J’ai essayé de la jouer fine, mais je n’ai sans doute pas tout à fait réussi ce que je voulais faire. Je n’ai pas vraiment envie de l’expliquer lors d’une interview. Pareil pour le point de divergence, qui est, me semble-t-il, assez original et logique, finalement, mais que je n’ai sans doute pas rendu assez « compréhensible ». C’est sans doute dommage. J’expliquerais tout peut-être un peu plus tard. Je ne veux pas gâcher le plaisir de ceux qui vont capter, mais ça reste le plus gros échec du livre, cela, pour moi.

- Quant au personnage du Magicien, ses « pouvoirs » sont bien pratiques d’un point de vue scénaristique, mais un peu difficile à avaler... on risque de vous dire que cela est un peu facile ... non ?

- Vous, vous ne croyez pas en la magie, hein ?? On peut me dire que c’est facile, mais je ne crois pas que mon histoire d’animaux modifiés soit bien plus crédible ou crédibilisée. Soit on joue le jeu, soit on sort du récit. Ceci dit, je comprends ce que vous voulez dire et je m’attendais à ce genre de réaction. Ce qui me gène le plus, là-dedans, c’est que les disciples de CROWLEY, puisqu’on parle de crédibilité, ne se servirait jamais de la magie pour ceci. A la limite, pour invoquer une déesse aux pouvoirs sexuels immenses...

- Pourquoi l’intervention de personnages ayant existé [Dennis Wilson, etc.] et pourquoi la reprise de personnages fictifs pré- existants [Jerry Cornelius en guest-star éclair] ?

- Comme je disais plus haut, les années 60 sont une période riche à tout points de vue et elles possédent en leur sein des personnages fascinants. Il m’a parut sympa d’en reprendre dans mon texte. C’est sans doute une démarche égoïste à la base, mais des personnages comme Amosoff ou Parsons servaient le récit et entraient complètement dans le cadre de mon univers, alors pourquoi m’en priver ? Bon, par contre, transformer le batteur des Beach Boys est totalement gratuit et égoïste. En même temps, je pense que cela fonctionne bien. J’ai essayé de ne pas perdre de vue le fait que mon lecteur n’a pas forcément les mêmes références que moi et que l’histoire doit fonctionner sans l’aide de ces références extérieures. Si le lecteur les capte, c’est un plus, mais j’espère que mon récit marche sans cela.

Quant à Jerry Cornelius, je croyais qu’il s’agissait d’un personnage libre de droit, que l’on pouvait utiliser à sa guise, une sorte de perso en creative commons. Et lorsque j’ai parlé à MAUMEJEAN de mon désir de m’en servir, il m’a dit que non et qu’il valait mieux demander l’autorisation à MOORCOCK. Ce que j’ai fait à Nantes, lors d’une édition des Utopiales. Je lui ai expliqué l’histoire du bouquin, l’univers, ce que je voulais faire de Cornelius et il m’a dit oui. Il s’agit vraiment d’un clin d’œil, d’un hommage à ce que ce personnage représente plutôt qu’une vraie utilisation de JC.

- Ce recours à la citation [de personnages fictifs ou réels] ne serait-il pas un symptôme du fan qui se cache encore dans la peau de l’auteur Laurent QUEYSSI ?

- Sans doute. J’espère que je ne vais pas arrêter de me passionner pour des œuvres parce que j’ai écrit un livre. Et en mettant une partie de mes obsessions dans le roman, j’y mets, j’espère, une partie de moi [c’est présomptueux, mais à défaut d’autofiction, hein]. Mais il y a aussi des gens dans le livre dont je ne suis pas fan et qui correspondait simplement à mon histoire. C’est le récit qui commande.

- Quelle est cette obsession pour la musique [dans la nouvelle parue dans Fiction ce mois-ci, on remet ça ! - d’ailleurs en passant, bravo pour cette nouvelle, fluide, efficace et très drôle]

- Je suis passionné de musique, musicien à mes heures perdues et c’est un art qui me semble tellement présent dans la vie quotidienne que l’on peut l’introduire assez facilement pour créer une ambiance dans un récit. Je suis content que la nouvelle de Fiction vous plaise. Je l’ai écrite avec mon pote Jim DEDIEU [encore un gars qui m’influence et dont l’identité est l’objet de débats de spécialistes] et on s’est bien amusé à la faire. Et en plus, tout ce qu’on y raconte est vrai. On a d’ailleurs vécu certaines choses qui se passent dans le récit.

- La nouvelle écrite avec DEDIEU est d’un style très différent de Neurotwistin’... la faute à Jim Dedieu ?

- Oui, la faute à DEDIEU. Et en même temps, la nouvelle ne ressemble pas à du DEDIEU. C’est vraiment un mix de nous deux et c’est justement ce qui est intéressant avec la co-écriture. Le résultat n’est pas la somme des deux, mais quelque chose d’autre. Je dois avouer que je suis assez content de ce texte.

- Quel genre de musique vous passionne ?

- Rock, pop, jazz selon les moments, des Pixies aux Beach Boys en passant par Thelonious Monk ou My Bloody Valentine. Je joue de la basse, il m’est arrivé de taper sur une batterie également.

- Pourquoi, dans "Neurotwistin’ ", avoir collé plusieurs mode de récit [nouvelles d’espionnage, lettres de Harry, synopsis du pilote, etc.]

- Tout est permis, non ? Pourquoi s’en tenir à un narrateur quel qu’il soit et à s’amuser à varier les points de vue. Le cadre de la grenouille écrivain me permettait de m’amuser avec les supports et de servir au mieux mon récit. J’ai utilisé ce qui convenait le mieux à ce que je voulais dire, tout simplement. Je me suis bien éclaté sur la partie « scénario » du roman et ça m’a permis de concocter un récit plus dense et plus centré sur les dialogues. Exactement ce que je recherchais à ce point de l’histoire, après la partie plus sage et éthérée avec Dennis Wilson.

- Combien de temps pour écrire ? Quelles difficultés rencontrées ?

- Entre trois et quatre mois. Les difficultés habituelles, j’imagine. Quelques petits blocages et surtout le doute incessant. Est-ce que ça vaut la peine ? Est-ce que je ne suis en train d’écrire de la merde en barre ? Xavier Mauméjean trouve que j’intellectualise trop l’acte d’écrire...

- Quel objectif vous fixiez vous en écrivant : réussir un roman qui fonctionne ? passer le cap de la nouvelle au texte long ? divertir le lecteur ?

- Mon premier objectif c’est de m’amuser moi. Réussir un roman qui fonctionne fait partie de cela. Si je ne satisfait pas un minimum moi-même, je ne risque pas de satisfaire un éventuel lecteur. Quant à passer le cap de la nouvelle au texte long, je ne suis pas sûr d’y être arrivé vraiment. D’ailleurs, le roman est divisé en plusieurs segments courts. J’ai un peu triché, certainement. Divertir le lecteur, je ne sais pas. Cela vient après, ce n’est pas mon problème quand j’écris. Ceci dit, si un lecteur me dit qu’il a passé un bon moment avec mon bouquin, je suis content. Pour l’instant, je n’ai pas d’autre ambition.

- Quel fut le rôle d’A.-F. Ruaud dans l’écriture ?

- Aucun, il est resté chez lui, sans doute à fumer de l’opium allongé sur son canapé en écoutant de la musique planante, du rock progressif, sans doute. Son rôle premier a été de me faire confiance. Et ce n’était pas évident au début, mais c’est justement ce qui fait sa force d’éditeur : déceler du potentiel chez les gens. Ensuite, il a corrigé le roman au fur et à mesure de son avancée, faisant un travail d’éditeur, j’allais dire normal, mais sans me mettre de pression et toujours en essayant de me faire sortir ce qu’il sentait que je pouvais mettre dans le récit. Xavier MAUMEJEAN m’a aussi considérablement aidé sur ce bouquin en m’encourageant et en m’aidant sur des points d’écriture plus précis. Grâce lui en soit rendue.

- Etes vous anxieux de l’accueil que recevra ce premier roman ?

- Un peu. Mais moins que lorsque je bossais dessus. Il est écrit maintenant, je ne peux rien y changer. Le doute est passé, mais les certitudes ne me sont pas tombées dessus pour autant.

- Quelles sont vos incertitudes ?

- Il ne s’agit pas vraiment d’incertitudes, mais je sais ce qui est pas mal et ce qui est vraiment pas bon dans le roman. J’espère que les lecteurs retiendront le bon. J’espère surtout avoir appris en écrivant ce bouquin et me servir de cette petite expérience pour la suite.

- Si je vous dis que l’on sent qu’il s’agit d’un premier roman, vous le prenez mal ? :)

- Non, c’est plutôt bien vu. C’est la réaction à laquelle je m’attends. Le bouquin a sans doute les qualités et les défauts du premier roman.

- Parlez nous de vos activités en dehors de la littérature SF

- Je suis aussi traducteur de romans et de bédés et je bosse pour une revue de bandes dessinées - Suprême Dimension - où j’interviewe pas mal d’auteurs. En dehors de ça, je fais de la musique dans ma chambre et je bois de la bière. Rien de notable, donc.

- Y-aura-t-il une suite à « Neurotwistin’ » ? (la fin en donne le sentiment...)

- Je ne suis pas sûr de grand-chose, mais quasiment du fait qu’il n’y aura pas de suite à « Neurotwistin’ ». J’ai l’impression que le récit est clos, en tous cas, autant que peux l’être une histoire. Et cette fin ouverte est le genre de fin que j’affectionne. Le destin de Thierry me semble être explicité suffisamment à la fin [même si je n’ai pas besoin de beaucoup de mots pour le faire]. Et donner trop d’explications au lecteur peut être frustrant, aussi, non ? Je me suis laissé quelques portes ouvertes pour revenir, à l’occasion, dans des récits courts. Puisque tous les épisodes ne se suivent pas, il reste des trous à combler. Mais pour l’instant, je n’en ai pas envie. J’ai plutôt le désir de passer à autre chose.

- Parlez-nous de vos autres projets littéraires...

- Disons que je prépare des choses, mais je ne sais pas ce qui va se faire ou non. En tous cas, mes prochains boulots ne ressembleront pas à l’univers de « Neurotwistin’ ».

Parmi mes projets : un polar rural, un thriller fantastique, gagner suffisamment d’argent pour manger, un huis-clos familial post-apocalyptique, un space opera en bédé, un livre sur James Bond dans la collection Bibliothèque rouge, une biographie de Christophe Barrière [pas celui des Casinos] et monter un groupe de reprises de Weezer ! Evidemment, je risque aussi de ne rien faire de tout cela !


Mr.C