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Publié le 01/03/2006

Le Cycle de Gormenghast de Mervyn PEAKE

Par Mr.C

Au château de Gormenghast, aux proportions gigantesques, vit une noble famille. La seule occupation de ses membres consiste à accomplir des rites fixés par une tradition ancestrale, en dehors de quoi ils sont simplement livrés à des loisirs indéterminés...

Une révélation ! Un univers dont on ne ressort pas indemne.


"Titus d’Enfer"

La Trilogie de Gormenghast, Volume 1 [1946 - EDITIONS PHOEBUS, 1988]

"Le sujet de « Titus d’Enfer » est d’une grande simplicité. Dans le château de Gormenghast, aux proportions gigantesques, vit une noble famille. La seule occupation de ses membres consiste à accomplir des rites fixés par une tradition ancestrale, en dehors de quoi ils sont simplement livrés à des loisirs indéterminés.

Naît un enfant, Titus, qui laisse la famille dans l’indifférence, si l’on met à part les cérémonies indispensables. C’est alors qu’un jeune apprenti réussit à s’échapper du fond des cuisines et, par ruse et intrigues, s’introduit dans l’entourage des seigneurs, puis imagine d’incendier la bibliothèque pour frapper à mort l’esprit du maître qui ne vit que grâce à ses livres.[...]" [Extrait de la préface d’André DHÔTEL]

Dès les premières lignes, on ne peut qu’être happé par cette atmosphère fascinante, magnétique, hallucinée... Un château délirant perdu au milieu de nulle part, des personnages saisissants aux noms qui frappent et résonnent : Lenflure, Craquelosse, Salprune...

Laissant la part belle à l’imagination de chacun, le style coule de lui-même et les lettres s’effacent pour laisser place à l’image.

Plus qu’une révélation : une prise de conscience. Une nouvelle dimension vient se greffer à notre intelligence du monde...

Mervyn Peake est un véritable faiseur d’univers.


"Gormenghast"

La Trilogie de Gormenghast, Volume 2 [1950 - EDITIONS STOCK, 1977]

« Il y a des jours où les vivants n’ont pas de substance et où les morts sont pleins d’énergie. »

Le château de Gormenghast, affaibli par l’incendie de la bibliothèque, hanté par un mal mystérieux qui ronge ses tours et provoque des morts inexpliquées, est finalement déserté par le jeune Titus, l’âme même de la forteresse.

Le roman commence le jour de la rentrée scolaire, dans la classe de Titus, 77ème comte d’enfer et se poursuit avec sa fuite dans les ténèbres [ou dans la lumière ?] du dehors, à la recherche de la « créature », mi fille - mi oiseau qu’il a aperçu par accident. Tandis qu’au château, la trahison s’apprête à noyer gens et biens...

Après avoir lu "Titus d’Enfer", on ne peut que se précipiter sur sa suite non moins sublime, "Gormenghast".

On y retrouve cet humour si délicieusement absurde, teinté d’angoisse et parfois d’horreur pure, propre à Mervyn PEAKE.

A travers la soif de liberté du jeune Titus, c’est le château entier de Gormenghast qui nous est livré, toutes entrailles dehors ; ses complots, son malaise, ses habitants tour à tour ineptes, pathétiques, insensés, terrifiants...

Un second volet grandiose et bouleversant.


"Titus Errant"

La Trilogie de Gormenghast, Volume 3 [1959 - EDITIONS STOCK, 1979]

Fin - et apothéose - de la « Trilogie de Gormenghast », le chef-d’oeuvre de Mervyn PEAKE. Le volume le plus émouvant peut-être, celui qui livre au lecteur les clés secrètes de toute l’aventure - et lance le héros sur les sentiers pleins d’embûches de la liberté.

Déstabilisant au premier abord, puisqu’il laisse derrière lui le château merveilleux des Contes d’Enfer, le troisième volet du cycle de Gormenghast accompagne le jeune Titus dans sa traversée du vaste monde.

D’un certain point de vue, "Titus Errant" n’atteint pas les hauteurs stratosphériques des deux premiers volumes : la plume de Mervyn PEAKE se trouble sous le poids de la maladie. La fin du roman est plutôt chaotique et confuse.

Mais "Titus Errant" demeure une création inégalée et sans comparaison possible, rêvée par un auteur à l’imagination inépuisable. Livrée à elle-même, l’histoire laisse dans ses sillons de purs passages de poésie brute.


"Titus dans les ténèbres"

[1956 - EDITIONS JOELLE LOSFELD, 1995]

Cette « annexe » au cycle de Gormenghast, qui vient se greffer sur les trois volets de la saga, est un cauchemar hallucinant et lumineux, une folle déclaration de foi en l’esprit humain, toujours en lutte contre les forces de l’oppression.

L’homme a perdu son humanité....il n’existe plus qu’à travers la Menace de homme-hyène, la fourberie de l’homme-bouc, tous deux servant lâchement leur terrible maître, l’Agneau.

L’arrivée d’un jeune homme, Titus, conduira par la suite à la libération des deux hommes prisonniers de leur apparence bestiale, et à l’anéantissement final de l’agneau.


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Quand on sait que Mervyn PEAKE a commencé son oeuvre d’écriture en composant d’abord des poèmes mêlés à ses propres dessins, alors, peut-être, pénètre-t-on mieux le mystère de l’élaboration de ce Cycle inclassable : un "récit fantastique d’une espèce peu commune", un fabuleux travail d’orfèvre et d’enlumineur, voire même d’artificier, faisant se mêler aux plus violentes visions rimbaldiennes les douceurs tendres de l’enfance.