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Par Ubik
Avant d’être l’auteur prolifique du cycle de l’Assassin royal qui accapare, avec La roue du temps, le Trône de fer, la Belgariade, Krondor et consorts, le rayon fantasy des librairies, Robin HOBB avait commis sous le premier nom de Megan LINDHOLM quelques romans en dehors de cette veine qui a fait son succès. "The wizard of the Pigeons" appartient à cette catégorie.
PRIX IMAGINALES 2003 DU MEILLEUR ROMAN DE FANTASY
Première bonne nouvelle, ce roman n’est pas le volume initial d’un cycle interminable dans le style dont nous gratifient bon nombre d’auteurs actuels de fantasy.
Deuxième bonne nouvelle, Megan alias Robin nous propose un récit en dehors du cadre classique médiévalo - new âge peuplé d’orcs, ou d’elfes ou de nains, voire d’assimilés HOBBits.
Le décor, situé à Seattle, est résolument urbain et contemporain. Tour à tour réaliste, monotone, angoissante et merveilleuse, à la manière de New York dans Fisher King [le film de Terry GILLIAM] ou de Londres dans Neverwhere de Neil GAIMAN, l’agglomération de Seattle est un personnage du roman à part entière.
Ce sont ces lieux et, en particulier la zone de transport gratuit, qu’arpente le magicien qui n’est ni le dernier [ou alors dans le sens : le plus jeune], ni le seul de son espèce.
Evoluant dans un monde à la lisière de l’univers quotidien et prosaïque, il se suffit à lui-même en grappillant les « trésors » qu’il trouve dans les poubelles, en se racontant des pans de l’histoire de Seattle, en nourrissant les pigeons et en usant à l’occasion de son pouvoir.
C’est là, la troisième bonne nouvelle de ce roman : la magie n’est pas un artifice mystique envahissant. Elle est codifiée pour atteindre un équilibre qui ne doit pas être rompu [comme dans Terremer d’Ursula LeGUIN - NdlR].
Ainsi, le magicien respecte scrupuleusement ses règles personnelles : considérer les pigeons comme sacrés, écouter et réconforter ceux qui viennent se confier à lui, toujours dire la Vérité si elle se présente à lui. Mais, lorsque quelque chose de maléfique menace sa routine bien rodée, le magicien se trouve devant un dilemme.
Est-il assez puissant pour reconnaître ce danger et l’affronter au risque de perdre la vie, ou doit-il fuir et abandonner son pouvoir pour tout oublier ?
Couronné par les Imaginales en 2003, "Meilleur roman de Fantasy", Le Dernier magicien peut charmer par sa poésie.
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A proprement parlé, ce roman ne peut que surprendre les fans de Robin HOBB. On est, en effet, à mille lieues des aventures épiques du cycle de l’Assassin royal. En fait, le rythme du récit est même assez mou et il ne se passe finalement pas grand chose au cours de ses 316 pages. > VOIR L’AVIS D’ACTU SF |
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