Nouvelle année, nouvelles promesses de lectures. De quoi l’À-Venir sera-t-il fait en 2010 ? Quels auteurs à découvrir ? Quels événements littéraires viendront bouleverser l’imaginaire ?
Nous avons demandé aux éditeurs de nous révéler en avant-première les perles de leurs parutions pour cette nouvelles année. Prenez des notes : votre pile-à-lire risque bien de prendre encore quelques centimètres...


LE MEILLEUR DE L’À VENIR : LES GRANDS MOMENTS DE 2010

ET EN FORMAT POCHE :


Editions Robert Laffont / « Ailleurs & Demain » et Le Livre de Poche / SF :
Gérard Klein

Pour l’instant, car l’année n’est pas encore terminée et des découvertes sont possibles, les deux auteurs sur lesquels je compte beaucoup sont Robert Sawyer et Michel Jeury.

Robert Sawyer, dont le précédent roman publié dans la collection « Ailleurs et demain », Rollback, était de qualité moyenne, sans plus, nous donne avec une nouvelle trilogie, en fait un roman découpé en trois volumes, Éveil, Veille et Merveille, (en anglais WWW) ce que je tiens pour une des œuvres les plus importantes de la science-fiction de ces dernières années.
Il y décrit, dans un avenir assez proche, l’émergence, dans des conditions très particulières, d’une Intelligence sur la Toile.
C’est une œuvre à la fois émouvante et très intelligente, la meilleure à mon sens de cet auteur que je suis depuis une dizaine d’années sans me décider jusque là à le publier. Les deux premiers volets paraîtront en 2010. Rollback qui a été modérément apprécié par la critique mais qui a reçu un accueil encourageant du public et en particulier des libraires, était pour moi un moyen de m’assurer cette trilogie.

May le monde marque le retour, tant attendu, de Michel Jeury à la science-fiction. C’est un roman qui en surprendra plus d’un, dans sa forme et dans son fond, mais qui s’inscrit dans la grande tradition jeuryenne d’exploration des possibles. Je n’en dirai pas plus.


Editions Les Moutons Electriques / « La Bibliothèque Voltaïque » :
André-François Ruaud

Dans la « Bibliothèque voltaïque », j’espère en particulier que l’attention des lecteurs sera positivement attirée par Des nouvelles du Tibbar de Timothée Rey, qui sort en mai. En tant que directeur littéraire, ce qui m’importe c’est de parvenir encore à défendre l’idée selon laquelle nos genres peuvent accueillir des voix originales, des œuvres différentes et littéraires. S’il y a un pari, c’est peut-être sur la curiosité des lecteurs. C’est pourquoi j’ai choisi pour la « Voltaïque » un recueil aussi étonnant que celui de Tim Rey : des nouvelles situées dans un pays de conte de fées ayant suivi la même évolution technologique que la nôtre, le tout servi par une langue formidablement riche, entre humour et mélancolie, un imaginaire loufoque jubilatoirement hanté de néologismes et de trouvailles de toutes sortes. J’ai été séduit dès les premières pages du manuscrit de Tim Rey, pour moi on tient là un vrai auteur.

Toujours en mai, il m’a semblé opportun de lier le travail de la « Voltaïque » avec celui, plus large, des Moutons électriques tel qu’il se construit autour de nos collections « Bibliothèque rouge » et « Bibliothèque des miroirs ». En partant d’un constat : les écrivains de science-fiction parlent peu, dans nos médias, qui n’ont généralement que mépris pour cette littérature. Et c’est justement la tâche que s’est fixée depuis quelques années Richard Comballot, qui interroge sans relâche et avec force détails les auteurs les plus marquants de la science-fiction telle qu’elle se pratique en France. La démarche est à la fois littéraire (forcément), identitaire (mais le terme est sans doute piégé) et patrimoniale (car la mémoire manque à la science-fiction). J’ai donc demandé à Comballot, qui avait déjà dirigé deux recueils de la « Voltaïque » (ceux de Michel Jeury et de Fabrice Colin), de me proposer une sélection de ses entretiens (en définitive deux inédits, trois venant de la revue Bifrost et deux autres compilant des sources diverses), de manière à constituer un recueil non plus de nouvelles, mais de la parole même des auteurs, à qui l’on demande pour une fois de s’exprimer directement. Le résultat ? Voix du futur, une sorte de portrait impressionniste, dont les voix sont différentes mais toutes passionnées. Cette science-fiction française, elle est mouvante, contradictoire, parfois provocante, parfois touchante… Et en fin de compte, ces Voix du futur forment comme autant de portraits d’artistes. Et ainsi, de même que la « Voltaïque » est attachée à découvrir de nouveaux auteurs, alors que le niveau d’exigence de nos littératures se trouve sous la menace constante de la pression commerciale et des cynismes mercantiles de certains gros producteurs, de même, donc, notre travail sur les imaginaires populaires se trouve dans ce recueil d’entretiens prolongé d’une manière qui me semble intéressante.


Éditions Le Bélial’ :
Olivier Girard

Le début d’année est chargé. Si on oublie Bifrost (dont les mises en place en librairie montent très régulièrement, à l’instar des abonnés qui sont désormais plus de 600), on ouvre le bal avec Singularité de Stephen Baxter, second volet du Cycle des Xeelees. Nous avons fait dans les 2000 exemplaires vendus avec le premier, Gravité. Le second, bien meilleur, plus ambitieux, plus maîtrisé, devrait faire au moins aussi bien tout en relançant le premier tome.

Je croise les doigts, car le cycle en question est l’un de nos gros paris : quatre romans auxquels s’ajoute au moins un recueil, le tout traduit de l’anglais, avec certains volets très longs… cela représente pour le Bélial’ un investissement considérable.
En février, nous publions Sous des cieux étrangers, un imposant recueil de Lucius Shepard, troisième titre de l’auteur à paraître au Bélial’, un volume à la tonalité générale plus SF qu’Aztechs et qui réunit cinq novellas plus stupéfiantes les unes que les autres (dont un prix Hugo). Je considère que Lucius Shepard est l’un des auteurs les plus considérables du moment, et ce tous domaines confondus. C’est aussi un écrivain très difficile à vendre, sans doute parce qu’il s’avère compliqué de lui accoler une étiquette précise en termes de genre. Tant pis. Et puis j’ose espérer que le succès relatif de la sortie poche d’Aztechs chez J’ai Lu (dans les 6000 exemplaires) portera un tant soit peu ce nouveau gros recueil…
Après Shepard, ce sera le tour de Iain M. Banks en mars (le 25) avec… encore un recueil ! L’Essence de l’art est la traduction in extenso du recueil Orbit The State of the Art, qui constitue à ce jour le seul et unique recueil de Banks. Il réunit huit textes, dont trois qui s’inscrivent ouvertement dans la Culture et représentent à eux seuls pas loin de 70 % du recueil. Je considère donc cet ouvrage comme un opus de la Culture à part entière. L’ensemble du recueil est traduit par Sonia Quemener. Il est préfacé par Arkady Knight, bénéficie d’une bibliographie signée Alain Sprauel et d’une couverture de Manchu. Il s’agit aussi, comme la version anglaise, d’une édition illustrée : chaque texte de l’ouvrage étant mis en image par Jubo.

En mai paraîtra La Maison qui glissait, nouveau gros roman inédit de SF de Jean-Pierre Andrevon, l’histoire d’une barre d’immeuble qui se retrouve subitement coupée du monde. Comment vont s’organiser les habitants de l’immeuble, quelles vont être les interactions, comment va se hiérarchiser ce qui constitue peut-être le dernier groupe humain sur Terre et, bien sûr, que s’est-il passé, pourquoi l’immeuble se retrouve-t-il coupé du monde ? Du pur Andrevon, qui met l’accent sur les rapports humains dans une situation de crise allant crescendo sur plus de 400 pages…
En juin, encore un… recueil, oui, oui, avec un best of des meilleures nouvelles SF de Poul Anderson. L’ouvrage, dont le titre n’est pas encore tout à fait arrêté, réunira neuf très grosses novellæ, dont six prix Hugo ! Le tout présenté par Jean-Daniel Brèque. Du lourd, en somme, pour un bouquin qui pourrait bien peser un peu plus que son million de signes… Après arrive septembre et le Rosée de feu de Xavier Mauméjean, un roman de SF (si si !) en forme d’immersion dans le Japon de 1945 et l’environnement kamikaze. Banzai !

Et puis, en fin d’année, il y aura Flux, le troisième volet du cycle des Xeelees de Baxter ; un autre best of SF, mais du grand Michel Demuth cette fois (un best of hors Les Galaxiales, qui, elles, feront l’objet d’une édition intégrale et complétée en 2011 si tout va bien) ; et enfin le huitième volet du Rêve du Démiurge de Francis Berthelot : Carnaval sans roi.
Bref, une année 2010 qui s’annonce bien remplie, avec une alternance de romans et recueils, de classiques et de contemporains, le tout très nettement marqué au sceau de la science-fiction, un domaine littéraire mort comme chacun sait depuis longtemps…


Éditions La Volte :
Mathias Echenay

Nous parions sur Jacques Barbéri, ce sera pour nous l’année Jacques Barbéri. Et deux anthologies thématiques, l’une attendue depuis longtemps avec la Ligue des Droits de l’Homme sur les nouvelles technologies et l’autre sur la schizophrénie, s’y aligneront des auteurs reconnus et des découvertes.

Nous continuons par ailleurs le pari des livres des années précédentes, je souhaite le souligner, ce n’est pas parce que l’année est nouvelle que les autres œuvres doivent passer.


Éditions Denoël / « Lunes d’Encres » :
Gilles Dumay

Évidemment les enjeux diffèrent entre les rééditions des frères Strougatski (tirées au mieux à 4000 exemplaires) et H2G2 – Encore une chose... de Eoin Colfer qualifié de « suite post-mortem bien putassière » par Org de la revue Bifrost (dans le n°57).
Pour les rééditions des Strougatski, il s’agit d’authentiques coups de cœur (traductions révisées et complétées), pour le Colfer c’est une publication très importante en termes financiers puisque le tirage de tête prévu est de 20 000 exemplaires et que si ça marche la collection « gagnera une année », voire deux, (si ça se plante vous viendrez manger un lok lak dans mon restau à Siem Reap – et je ne vous offrirai pas l’alcool de riz ; au Cambodge, il rend aveugle).

Les autres titres de l’année relèvent quasiment tous du coup de coeur : À Travers temps est un des meilleurs livres de Robert Charles Wilson, Le Vaisseau ardent de Jean-Claude Marguerite (publié hors collection) est un projet dément (les pirates, l’Arche de Noé, les sources du Nil, Libertalia, Misson et le Hollandais volant), Le Fleuve des dieux de Ian McDonald est un des cinq livres de SF les plus importants de ces quinze dernières années (si j’en crois, entre autres, Christopher Priest). Les Démons de Paris et son auteur sont de mon point de vue une formidable découverte. Cleer de Laurent Kloetzer c’est juste une tuerie, un imaginaire catholique infiltré de force dans le monde du contrôle qualité des transnationales de la santé. Grendel de John Gardner, une réédition plus que nécessaire (et ce n’est pas Xavier Mauméjean qui me contredira). A priori, il y en aura pour tous les goûts... Je suis très fier de ce programme 2010, et j’espère que les lecteurs d’imaginaire y trouveront leur compte.


Éditions Pygmalion :
Thibaud Eliroff

Pour Pygmalion, 2010 sera l’année de tous les défis. Le premier consistera à (re)lancer en France Joe Abercrombie. Nouveau titre, Premier sang, nouvelle couverture, prix défiant toute concurrence (19,90 euros les 576 pages bien tassées), plan de lancement ambitieux etc. Objectif : lancer un nouveau best-seller de fantasy capable de prendre le relai – en terme de ventes – de Robin Hobb et George R.R. Martin. Le texte en a le potentiel, il cartonne au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Allemagne. J’irais même jusqu’à oser croire que le second degré, l’humour noir et le cynisme dont fait preuve l’auteur à toutes les pages pourraient plaire. C’est pour mars 2010.
La suite de cet inestimable ouvrage sortira deux mois plus tard, en mai, et s’intitulera Déraison et sentiments.

Autre rendez-vous important, la sortie en fin d’année de Le Châtiment des flèches de Fabien Clavel, un roman qui tiendra autant du western que de la fantasy historique, situé aux alentours de l’an 1000 dans ce qui est en train de devenir la Hongrie. Il s’agira du premier auteur français à rejoindre le catalogue, et ne sera pas le dernier.

Last but not least, la sortie à la prochaine rentrée de septembre de la nouvelle série de Robin Hobb : Rain Wild Chronicles (pas encore de titre français). Le découpage si souvent décrié aura a nouveau lieu, mais dans une proportion raisonnable, car le premier volume ne sera coupé qu’en deux parties d’environ 300 pages chacune, lesquelles sortiront à 2 mois d’écart (septembre et novembre, si je ne dis pas de bêtise). L’auteur y revient dans l’univers où se déroulent L’Assassin Royal et Les Aventuriers de la mer.


Éditions Orbit :
Audrey Petit

L’auteur qui me tient particulièrement à cœur cette année est Brandon Sanderson avec L’Empire Ultime en Orbit, premier volume de son cycle Fils-des-brumes, l’histoire non pas de l’accomplissement d’une prophétie, mais celle d’une révolution. Pas de destin prédéterminé pour les protagonistes donc, mais une essentielle liberté qui les obligera à faire des choix. Le tout est impressionnant de maîtrise et d’ambition.

Autre auteur coup de cœur en Orbit : Lilith Saintcrow, "writer on the dark side" comme elle se présente, avec la série Danny Valentine, de la dark fantasy urbaine avec une goutte de cyberpunk, une pincée de romance ésotérique et une touche de thriller.

Je recommanderais aussi les 10 000 Au cœur de l’Empire de Paul Kearney, Will de Stephen R. Lawhead, Isak le blanc-regard de Tom Lloyd, dans la veine d’Elric le nécromancien de Michael Moorcock ou encore la suite de l’excellent cycle de L’Âge du chaos de Mark Chadbourn, Aux heures les plus sombres.


Éditions Mnémos :
Sébastien Guillot

Je vais poursuivre le travail entamé chez Terre de Brume de reprise de classiques SF & fantasy.
Pour commencer la réédition d’un diptyque vampirique de Barbara Hambly, Le sang d’immortalité et Voyage avec les morts, et une reprise en deux volumes du magnifique Dit de la Terre plate, de Tanith Lee.

Cerise sur le gâteau, Le don, un splendide roman de fantasy inédit de Patrick O’Leary, (auteur de L’oiseau impossible), qui paraitra en mai prochain.
La fin d’année devrait enfin voir le lancement d’un nouveau projet éditorial, encore en construction.


Éditions Fleuve Noir / Rendez-vous Ailleurs :
Bénédicte Lombardo

Trois auteurs français sont au programme 2010 du Fleuve Noir. D’abord Christophe Lambert avec Vegas Mytho en mars, un polar dans le Las Vegas des années 50 sur fond de guerre de casinos et de divinités millénaires...
Puis en avril Johan Heliot revient à la littérature adulte avec Ordre Noir, sombre thriller uchronique où se mêlent histoire secrète et mondes parallèles.

En octobre, Michel Robert rejoint le Fleuve Noir avec une nouvelle série de fantasy dont le premier volet s’intitule Balafrée. Une ode à la féminité très particulière, assaisonnée de violence, d’érotisme et d’exotisme !

Côté littérature étrangère, j’ai hâte de publier la suite de La Conspiration du Loup rouge de Robert V.S. Redick et celle des Cités de Lumière de Daniel Abraham.
En septembre, je publie avec grand plaisir le début d’une trilogie de Karen Miller, très éloignée du Mage du prince et de sa suite. L’Impératrice de Mijak raconte l’ascension d’une jeune esclave dénuée de tous scrupules et de toute morale.
Le même mois paraîtra Starfish de Peter Watts, formidable roman des abysses, huis-clos cinglé qui confirme à mon sens l’immense talent de ce Canadien. Je suis vraiment fière de faire découvrir son travail en France et j’ai hâte qu’il termine son prochain roman, State of Grace, situé dans l’univers de Vision aveugle.
Toujours en SF, je persiste et signe avec un roman de Neal Asher, Shadow of the Scorpion (j’attends que son traducteur me trouve un titre français valable…). Ce roman assez court présente l’un des persos récurrents de l’auteur, l’agent Cormac. Action, extraterrestres en bouillie et opérations militaires tordues, vous voilà prévenus.


Editions Calmann-Levy :
Sébastien Guillot

Plusieurs beaux projets : hors la collection Interstices, Attaques répertoriées, l’adaptation comics du Guide de survie de Max Brooks (dont le roman Guide de survie en territoire zombie paru en février 2009 chez Interstices approche les 15 000 exemplaires vendus) et une sublime version d’Alice de Lewis Carroll illustrée par Mervyn Peake. Quant à la collection Interstices proprement dite, elle va poursuivre sa mue vers la littérature générale, en conservant bien évidemment son approche particulière de l’imaginaire.

Une mue entamée avec le très pynchonien Little Egypt de Thomas McMahon, qui vient de paraître, et qui se poursuivra tout au long de l’année, avec : un roman russe assez extraordinaire The Librarian de Mikhail Elizarov (Russian Booker Price l’année dernière), la reprise de Faux semblants de Bari Wood / Jack Gesland (adapté par Cronenberg), un premier roman choc, Monstre, une enfance du Suisse Frédéric Jaccaud, et un très beau texte de Jean Claude Bologne, L’Ange des larmes, qui m’évoque furieusement Le Maître et Marguerite de Boulgakov. Plus un second roman de Sean Stewart, Perfect Circle, et un nouveau guide décalé, Le Panthéon des Savants fous de Daniel Wilson – tout est dans le titre.


Éditions Mango / Jeunesse :
Audrey Petit

Brandon Sanderson, avec le premier roman complètement déjanté de la série jeunesse Alcatraz, Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires (traduction Juliette Saumande), un bijou d’humour et de second degré pour tous lecteurs.

Pour les lecteurs du Cafard, je conseillerais plus spécialement Ancient Appetites d’Oisin McGann, auteur de SF irlandais, ou encore les prochains "Autres Mondes" de Johan Heliot, Fabien Clavel et Jonas Lenn.


COLLECTIONS DE POCHE


Editions Folio SF :
Pascal Godbillon

L’année démarrera fort avec, dès janvier, les deux Grands Prix de l’Imaginaire 2008, catégorie Roman : Bloodsilver de Wayne Barrow et Spin de Robert Charles Wilson. Il va de soi qu’au regard des ventes en « Lunes d’encre », Spin risque d’être la nouveauté la plus importante de l’année pour Folio SF.
En mars, je suis très heureux d’accueillir Mélanie Fazi au catalogue de la collection avec Serpentine (autre Grand Prix de l’Imaginaire !). En avril, nous aurons la belle Trilogie Loredan de K. J. Parker qui sera également disponible en coffret pour l’occasion.

En mai, le prix Imaginales 2008 : Le trône d’ébène de Thomas Day, un des piliers de la collection, et un de mes coups de coeur : Gradisil d’Adam Roberts. En juin, la reprise de l’intégrale de Bohème de Mathieu Gaborit. Et puis au second semestre, Dehors les chiens, les infidèles de Maïa Mazaurette, un roman de fantasy surprenant et la réédition des recueils de C. L. Moore, Jirel de Joiry et Les Aventures de Northwest Smith dans des traductions révisées et avec trois nouvelles supplémentaires (dont deux inédites en français).

2010 verra également paraître trois inédits en Folio SF, dont deux d’auteurs français : L’Enfant Sorcier de Ssinahan de Georges Foveau, qui revient ainsi au monde de l’Empire (deux tomes disponibles en Folio SF) ; Canisse (titre provisoire) d’Olivier Bleys, un planet opera ; et enfin, Escape from Hell ! (titre provisoire) de l’écossais Hal Duncan, un court roman musclé de fantasy... à moins que ce soit du fantastique... ou de la SF ? Enfin, musclé, en tout cas.

Et je n’oublie pas non plus les rééditions du Royaume des Devins de Clive Barker, de Khanaor de Francis Berthelot, de Péninsule de Michael G. Coney, d’À la pointe de l’épée d’Ellen Kushner, de Simulacron 3 et du Monde aveugle de Daniel F. Galouye (traductions révisées), d’Ivoire de Mike Resnick, d’un recueil de Philip K. Dick... Et mille pardons à ceux que j’oublie. Bref, un programme solide, dont je suis assez fier et qui, je l’espère, saura combler les plus exigeants des cafards... et les autres !


Éditions Pocket SF :
Bénédicte Lombardo

Une petite sélection d’un titre ou deux par mois chez Pocket : une intégrale poche du Seigneur des anneaux en février, La Pluie du siècle d’Alastair Reynolds en avril, Acacia de David Anthony Durham et La Plage de verre de Iain M. Banks en mai, Le Monde enfin de Jean-Pierre Andrevon en juin, Les Mages de Sumer & Les Mages du Nil de Michel Pagel en juillet, Sjambak de Jack Vance et La Paille dans l’œil de Dieu de Larry Niven & Jerry Pournelle en septembre, Temps de Stephen Baxter en octobre, Le dernier rayon du soleil de Guy Gavriel Kay en novembre.


Éditions J’ai Lu :
Thibaud Eliroff

Pour J’ai lu, pas de changement de politique éditoriale, à savoir une nette domination de la fantasy (environ 2/3 des nouveautés), avec la suite des célèbres séries Le soldat chamane de Robin Hobb, La Compagnie noire de Glen Cook, Krondor de Raymond E. Feist, les rééditions en volumes omnibus du Trône de fer de George R.R. Martin, etc.

Trois nouveaux venus rejoindront les stars susnommées : Chris Debien – un Français – avec son Cycle de Lahm (T1 en mars, T2 en septembre), Pamela Freeman Le Langage des Pierres - T1 en novembre) et Stephen Deas Les Rois-Dragons - T1 en novembre).

Comme en 2009, cela ne nous empêchera pas pour autant de publier des textes de science-fiction et de fantastique, voire de fantasy, un rien plus exigeants, comme Royaume-désuni de James Lovegrove (avril), pas moins de trois romans de Jérôme NoirezL’Empire invisible (février), Leçons du monde fluctuant (juin) et Le Chemin des ombres (juin) –, L’Enjomineur 1793 de Pierre Bordage (avril), 2ème tome de sa série la plus ambitieuse à mon sens, la suite des Futurs Mystères de Paris de Roland C. Wagner (L’Aube incertaine en avril, Tekrock en octobre), Il est parmi nous, le nouveau chef-d’œuvre de Norman Spinrad (octobre) et Des choses fragiles, recueil éclectique de textes de Neil Gaiman, qui a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2009, section nouvelle.

Ma plus belle fierté serait que le grand Jérôme Noirez cesse d’être un auteur confidentiel et soit lu par un nombre de personnes plus conséquent…


Mr.C