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Publié le 19/04/2004

« Le chien a des choses à dire » de Jean-Marc AGRATI

Recueil de nouvelles

ED. HERMAPHRODITE / FICTION, MARS 2003

Par Mr.C

Premier recueil de nouvelles de l’incorrect AGRATI, pas parfait, pas aussi flagrant sans doute que les deux suivants [« Un éléphant fou furieux » et « Ils m’ont mis une nouvelle bouche »], parfois trop démonstratif dans le trasho-comique. Mais AGRATI, quand même - et donc à lire.


Un type qui n’a pas d’autres ambitions que de descendre un maximum de bières et qui découvre, abandonné sur une voie ferrée, le pistolet de Judge Dredd - une arme intelligente qui, paradoxalement, le mettra sur le chemin de l’amour.
Un type qui ne supporte plus le sourire figé permanent de son voisin d’en face, et qui recueille les trois chiots qu’il a balancé à la flotte - pour lui mitonner un cauchemar canin cousu à vif.
Un type qui hybride son IA domestique avec sa poupée gonflable dernière génération à l’effigie d’Adriana Karambeu, pour obtenir un justicier ultime - un Frankenstein au temps du silicone.

« Une petite mayonnaise de pur plaisir », « Le sourire qui pouvait avaler un homme », et « L’usine à miracles », trois des nouvelles de ce recueil qui en compte 8 fois plus.

AGRATI, c’est un Boris VIAN-trash, du surréalisme avec un godemichet vibrant bleu translucide dans le cul. On y rêve de jardin des délices, où des animaux hybrides dansent des rondes aériennes en goûtant des fraises géantes. On y torture son prochain pour réaliser ses fantasmes de puissance. On y vit l’apocalypse du côté gras, et l’antéchrist organise des tournantes. Et les jumeaux Arachide perfectionnent leur cruauté en jouant au cow-boy et aux indiens.

Ca n’est pas propre là-dedans, non, ça suinte, ça gicle, ça scalpe, ça dégueule et en plus y a des bouts de verre. Et toujours le chien rôde, tantôt victime totale, tantôt grand Satan aux pouvoirs sans limite, tantôt golem aux canines aiguës qui brillent dans le noir.

Ai-je bien décris l’univers agratien ? Reproduire ici quelques titres de nouvelles vous mettra mieux sur la voie : « On foutait que dalle », « Comme n’importe quelle viande », « Une tête ce chien rouge », « Golden Shower », « Une tête de chien rouge », « Tu chieras des fleurs »....
Vous commencez à le sentir, là ?


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Il y a là un type, un écrivain français, qui écrit avec une verve indéniable, une imagination aussi débridée que choquante, et un sens de l’absurde proprement jubilatoire.
Et vous voudriez passer à côté de ça ?
Testez-le AGRATI, gratuitement même : deux échantillons de ses nouvelles, issues de son troisième recueil, « Ils m’ont mis une nouvelle bouche », sont dispos en téléchargement. Ca se passe dans la Gazette.